normal_madrid_DSCN1073 Pendant que certains se prélasseront ce week-end sur une terrasse de café en plein centre ville de Madrid, d'autres auront les yeux tournés vers 

casa-de-campo la casa de campo (joli parc très arboré avec son lac et ses balades en bateau),  pour 2 raisons. Gagner cette épreuve a depuis longtemps aiguisé l’appétit des participants. Ensuite en cette année olympique, des billets sont encore à prendre pour aller aux Jeux.

Chez les hommes, en l’absence du grand favori "londonien" Alistair Brownlee encore convalescent, la bataille va être ouverte avec bien sûr le frère Jonathan tout auréolé d’une belle victoire à San Diego, après une longue absence internationale. Il se sent très sûr de lui et a très envie d’afficher une nouvelle fois le nom de famille en haut du classement. Un beau défi en perspective.

Deux garçons aimeraient bien le faire trébucher à la loyale bien sûr. Et ce n’est pas peu dire que nous français sommes fiers d’être à fond derrière eux : Laurent Vidal et David Hauss, sur une pente ascendante depuis 2 ans, victorieux sur deux coupes du monde, sont en forme. Madrid peut les faire monter encore d’un cran, et une victoire de l’un ou de l’autre en terre espagnole sur cette nouvelle World Triathlon Series serait un sacré gage de confiance et de médaille chez nos voisins britanniques.

Souvent dauphins, eux aussi se rapprochent sérieusement des « intouchables » Brownlee. L’un est suisse, l’autre russe. Sven Riederer et Alexander Bryukhankov voudraient transformer l’argent et le bronze en or.

Ils sont aussi présents ce week-end. L’espagnol Mario Mola et l’autre russe Dmitry Polyansky se sont aussi très bien préparés pour l’échéance olympique et Madrid est l’épreuve idéale pour finaliser leurs ambitions.

Les anglais Will Clarke et à un degré moindre Tim Don jouent eux aussi leur qualification pour devenir le temps d’une course magique début août le 3ème larron anglais !

Il fait grosse impression en ce moment, et  il va peut-être choisir Madrid pour le prouver : Richard Murray, le triathlète Sud africain actuel leader de la WTS a démarré la saison 2012 en trombe ! 4 podiums, 2 médailles d’or, une d’argent et une de bronze. Il n’a surtout pas envie d’en rester là !

L’indolent russe Ivan Vassiliev va-t-il lui aussi prendre enfin conscience de ses qualités pour venir taquiner tout ce beau monde ?

Enfin nous n’oublions pas Tony Moulai et Aurélien Raphaël qui ont sur cette course la chance de s’étalonner face aux « presque » meilleurs, et d’empocher le ticket magique pour Hyde Park.

Les féminines ne sont pas en reste. Après une saison 2011 où elle a trusté de belles médailles en or, ses 2 courses en 2012 ne lui ont donné que du bronze. Loin de se satisfaire de ce constat, elle veut reprendre son leadership et conjurer le sort en oubliant l’une de ses plus mauvaises places l’an dernier : 4ème à…Madrid  (course qui lui avait pourtant apporté énormément de bonheur en 2009),  et pour mieux effacer en août sa 6ème place à Londres !

Regain de forme aussi pour Nicola Spirig, toute nouvelle championne d’Europe et fer de lance de l’équipe suisse. Une européenne qui veut contester la suprématie des nations de l’hémisphère sud.

Valeur montante du triathlon allemand, Anne Haug fait partie comme la française Emmie Charayron de cette nouvelle vague dénuée de tout complexe et qui pourrait faire souffler sur les Jeux au-delà de la WTS un vent de révolte et pourquoi pas de folie. la française Jessica Harrison toute auréolée d’une superbe 4ème place à San Diego aura aussi à cœur d’empocher le fameux sésame londonien, tout comme Carole Péon qui n’a plus de temps à perdre pour vivre les deux mois à venir plus zen et concentrée sur sa préparation finale. Les anglaises Vicky Holland et Liz Blatchford ont bien débuté la saison et se trouvent dans le même « bateau » des qualifications.

Elles sont encore quelques unes à viser le podium. La chilienne Barbara Riveros Diaz retrouve la compétition de très haut niveau après son abandon à Sydney, tout comme l’australienne Emma Jackson qui cherche encore une certaine régularité de résultats, tout comme la suisse Daniela Ryf qui veut oublier ses deux derniers abandons à Sydney et San Diego. Sa compatriote Mélanie Annaheim est toujours dans le doute avec des places surprenantes en ce début de saison. La route vers Londres risque d’être semée d’embuches si ces demoiselles se loupent à Madrid.

Dimanche, il y aura des heureux mais aussi des déçus !