le clin d'oeil de Pierre

voyages, sport, musique, chez moi... tout un BLOGramme !! "il faut être libre par rapport à soi-même pour progresser..." " le respect...ça change la vie ..."

mardi 30 décembre 2008

monts et merveilles du faron...

                                   Num_riser0002

Dimanche 22 mai 1988...Triathlon de Toulon.

Samedi 21, 16h21: le TGV 813 arrive pile à l'heure sans se soucier du  mistral qui balaie les quais de la gare. Mon guide qui n'a rien à voir avec la Nathalie de Gilbert Bécaud me prend en charge, et je me donne le départ du triathlon de Toulon.

Première impression: un engrenage bien huilé, où chaque pièce semble à sa place, prête à remplir la mission que l'on attend d'elle. Les premiers contacts avec les responsables se font avec les politesses d'usage dans le genre " vous avez fait un bon voyage?"- "oui merci"- "tout se présente bien?"-" pas de problème" etc...

Mais quelque chose me dit que cette épreuve nous réserve des surprises. Le ton est déjà donné par l'ambiance qui règne avec ce mélange d'accent méridional et pied-noir!

Nous partons en reconnaissance. Notre guide qui ne ressemble toujours pas à Nathalie, mais qui connaît à fond le menu, nous détaille minutieusement les différents parcours. Comme entrée, départ de l' épreuve natation de la plage du Lido l'une des anses du parc du Mourillon, et arrivée 1500 mètres plus loin dans la baie du Levant. Puis nous attaquons le plat principal avec quelques kilomètres sur la corniche et dans la banlieue et la montée en sens unique du mont Faron.

Coup de coeur en imaginant tous ces grands champions cyclistes du Paris-Nice qui l'ont gravi et une pensée émue pour ces triathlètes qui vont marteler ses flancs à un rythme le plus souvent saccadé, sans avoir le temps d'admirer la rade tout en bas. Après une descente où les virages succèdent aux virages, nous terminons notre ballade avec un dessert de 10 kilomètres mi-corniche, mi-plages du Mourillon.

Deuxième impression à la fin de notre périple: le triathlon de Toulon est d'une rare précision., Il faut dire que notre guide, qui à regarder de plus près, a de faux airs de Bécaud !!, s'est bien défendu, et que sa mission était de nous convaincre: je commence à me sentir Toulonnais!

Vers 21 heures, nous nous retrouvons à table en compagnie des frères Cordier, de la famille Bradkte ( Charles est champion du Luxembourg), de Didier Taberlet et son éternel sourire, d'Alain Neveux aux idées aussi longues que ses cheveux (projet d'organisation d'un triathlon à l'île Rousse en août).

23 heures: dodo...Dur de dormir la veille d'une épreuve. Je ne suis pourtant que le speaker, mais je ne peux m'empêcher de vivre au rythme des triathlètes.

Dimanche 22, 7h30. Je suis sur le pont avec les organisateurs: nous peaufinons les derniers détails techniques d'une animation en direct de toute l'épreuve. Et déjà une troisième impression, qui est en fait une constatation: bonne humeur et sérieux sont de mise ici. Gilles qui va me piloter surs sa Honda est tout heureux à l'idée d'être aux premières loges. Une complicité sans faille nous permettra de nous éclater comme jamais.

Nous sommes à moins de 5 minutes du départ du triathlon promotion: triathlètes en combinaison et attentifs. Pour certains c'est une première, commissaires du CONADET en place, organisateurs un peu tendus. Le starter libère tout le monde à 9 heures précises. Les chronos tournent et commence alors une journée inoubliable, d'une grande intensité relationnelle et émotionnelle. Les politesses de la veille se sont déjà transformées en tutoiements. Je me surprends même à certains moments à accentuer le peu d'accent pied-noir qui me reste !

11h45: le promo est entièrement bouclé: deux noms à inscrire sur nos tablettes: le cadet François Chabaud de Salon Triathlon et l'espoir Patrick Charles du même club, premier et deuxième de l'épreuve.

Quatrième impression: cet après-midi ça va faire très mal. Derrière des véhicules stationnés sur le parking, apparaissent les concurrents dans leurs costumes bariolés ( Rodolphe Retrain a fait des émules !), tous très calmes, concentrés. Parmi eux Yves et Jean Gabriel Cordier, Michel Gavet, Marc Bourrel, les deux Christophe Jouffret et Deplancke, Charles et Annie Bradkte, Eric Lacaze, Didier Taberlet rejoint au top 5 du sourire par Laurent Boquillet, Serge Reggiori, Christine Bogey. Une bien belle brochette! Quelques interviews: dans l'ensemble aucun ne semble particulièrement effrayé par le Faron. A croire que c'est moi qui ai peur à leur place!

14h30: 2ème départ de la journée. Je continue de m'amuser, et toujours en compagnie de mon pilote, très sûr de lui, nous repartons de plus belle, guidon et micro en mains. Je ne quitte pas Yves Cordier d'un pneu. Difficile de trouver des expressions pour qualifier sa prestation. Facilité, rigueur, communion parfaite avec sa machine, un vrai 'jeune" professionnel. Il semble avaler les kilomètres comme mon fils avale une glace au chocolat: un mélange de jouissance et de gros appétit.

Num_riser0001

( photo Thierry Deketelaere )

Dès l'amorce des premières difficultés, les écarts augmentent progressivement: Jouffret, Bourrel, J.G Cordier, Gavet et deux danois que l'on n'attendait pas en si bonne place, sont pointés à 1'30, puis 2', puis 3' pour atteindre les 4' de retard en haut du Faron.

De superbes clichés de ces héros d'un jour, tour à tour assis, puis en danseuse, les visages crispés, des lueurs de découragement dans les yeux, l'impression de les entendre parler dans leur tête : " mais qu'est ce que je fous là !"-"ne baisse pas les bras"-"bon Dieu, que c'est dur"-"allez, c'est bon, tu es presque en haut".

Jouffret craque pendant que les deux danois espacés de quelques mètres redescendent sur Toulon comme deux "fadas" ( terme qui n'a rien de méchant !) sur deS vélos type contre la montre, prenant des risques inconsidérés et refaisant leur retard sur Cordier beaucoup plus prudent. Derrière on s'accroche comme on peut: J.G Cordier, Bourrel, Gavet à leur guidon, moi à la moto !

Des passages à plus de 70km/ heure avec des virages en épingle à cheveux qui nous plaquent sur le siège. Dans les dix derniers kilomètres, sur le plat, la moyenne dépasse allègrement les 45 km/heure.

A la fin du vélo, Yves compte 1' d'avance sur Gabor et 1'30 sur son compatriote Bech.

La partie pédestre confirmera malgré tout la supériorité du niçois qui avouera à l'arrivée ne pas avoir pris à la légère le retour des deux danois: " ils ont en plus de sérieuses références en Europe", ajoute t-il.

Chez les feminines, Christine Bogey finit première devant l'espoir régional Valérie Chrétien et la luxembourgeoise Bradkte.

Je suis encore sur un nuage: sur le podium, personnalités, sponsors( une liste impressionnante: normal car le triathlon de Toulon placé sous l'égide du Rotary Club offre tous ses bénéfices pour la lutte contre la mucovicidose), récompenses, applaudissements se succèdent.

Il est 18h15: j'arrête de parler ou presque.

Dernière impression qui se transforme vite en certitude: le triathlon est une sacrée belle famille et j'en fais partie.

Posté par clin d oeil à 06:00 - SOUVENIRS, SOUVENIRS... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 28 décembre 2008

histoire tchèque...

Dimanche 5 mai 1991...

Num_riser0003

Sous un ciel complètement bouché, 500 triathlètes s'apprêtent à prendre le départ du 8ème triathlon International des Mureaux.

Mines affligées et agacées à la vue du mauvais temps, mais personne n'aurait supporté de ne pas être de la fête sur les rives de la base de loisirs du val de Seine.

Erigée en véritable institution triathlétique, l'épreuve des Mureaux affiche un cru de qualité: les français Méthion, Henri, Girard, Cauchois, Giren et Pons en première ligne, bien encadrés par les tchèques Skrala, Urban et Kocar, les belges Loyens et Moureau, et les danois Hansen et Holm.

Chez les féminines, Anne Marie Rouchon fait office de grandissime favorite devant Sophie Delemer, Sabine Amistadi et la tchèque Petra Abtrova.

A la sortie de l'eau, pas de surprise: les champions sont tous là, emmenés par l'étonnant junior Morgano Defosse. L'épreuve vélo emprunte les routes sinueuses de la vallée de la Seine et le parcours proposé, sélectif, oblige à des relances permanentes: Philippe Méthion est la principale victime des exigences du relief. Les muscles encore tétanisés par la fraîcheur extrême de l'eau, le français cède sous le rythme démentiel imposé par le surprenant Kocar. Le tchèque ne tarde pas à s'emparer du commandement de la course devant Thierry Henri. Derrière on pointe Lucien Loyens, Jacques Lepen, Ronny Hansen, Jean Moureau, Tom Skrala et Patrick Girard.

Num_riser0002

De retour au parc, Kocar compte environ 2' d'avance sur Henri et 3' sur Loyens: un avantage qui se révèle plus que suffisant à l'issue des 1 0kilomètres de course à pied. Le diable tchèque boucle l'épreuve en 1h54 42, pulvérisant le record de la course de près de 4'.

Thierry Henri Num_riser0001, 2ème, devance

Patrick Girard Num_riser0002 , Loyens et Luc Annonier. Quant à Ronny Hansen et Philippe Méthion, favoris également, le premier se résout à l'abandon suite à un carton rouge sanctionnant une jugulaire de casque desserrée prématurément, et le second, jamais dans le rythme, met un point d'honneur à terminer l'épreuve à la 15ème place.

Auteur d'un cavalier seul aussi inattendu qu'époustouflant, Sophie Delemer s'impose chez les féminines et prive par la même occasion Anne Marie Rouchon d'une 4ème victoire dans l'épreuve muriotine. La grande tchèque Abtrova complète le podium.

Num_riser0001

Posté par clin d oeil à 06:00 - SOUVENIRS, SOUVENIRS... - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 26 décembre 2008

un roi dans l'arène...

Dimanche 2 juin 1991...

Pour sa 6ème édition, le triathlon des Hauts de Seine a mis les petits plats dans les grands. Sur la liste des inscrits figurent en effet l' élite nationale, les meilleurs européens et le roi Mark Allen.

Num_riser0002

L'intérêt de l'épreuve parisienne est, on s'en doute, de savoir si l'américain saura se jouer d'une concurrence bien décidée à le faire chuter de son trône.

Et parmi les candidats à la succession, on pointe les anglais Glenn Cook et Simon Lessing, les belges Karel Blondeel et Didier Volckaert, le tchèque Thomas Kocar, l'allemand Wolfgang Dittrich, le hollandais Pim Van Den Bos, et les français Philippe Méthion, Thierry Henri, Philippe Fattori et Stéphane Poulat.

Au terme de 1500 mètres de natation disputés en ligne droite et bouclés en 17 minutes, tous les favoris se pressent en petit comité dans l'aire de transition.

L'épreuve cycliste emprunte les quais de Seine, sur un parcours impeccablement redessiné, hérissé d'une unique mais terrible difficulté, la côte des Gardes, passage traditionnel de l'épreuve pédestre Paris- Versailles.

Aux avant-postes, Kocar, Lessing, Dittrich, Poulat et Allen mènent la danse à tour de rôle, incapables de produire des écarts définitifs.

Derrière Méthion revient comme un bolide sur Henri, tandis que Blondeel, Lucien Loyens, Rony Hansen, Fattori, et Van Den Bos défendent chèrement leurs places dans le top ten.

Jusqu' alors isolé dans une sorte de halo psychique que rien ni personne ne pouvaient forcer, Allen s'emporte soudain avec une violence qui lui est inhabituelle, l'américain faisant preuve d'ordinaire d'un calme olympien! Motif: un saut de chaîne ! Tout en laissant échapper une bordée de jurons, Allen répare le mal avant de reprendre un rythme d'enfer et de recoller au quintet de tête quelques kilomètres plus tard.

Num_riser0001

Au départ de la course à pied, les 6 hommes démarrent en formation groupée. Jusqu'à mi-parcours, l'américain posté en queue de peloton semble plafonner, mais une fois le demi-tour effectué, il retrouve la bonne carburation et ne tarde pas à imprimer une cadence de plus en plus infernale et l'écrémage commence alors ! Seul Stéphane Poulat parvient à rester calé dans la foulée du Roi ! Mais l'intermède est de courte durée pour le français.

Num_riser0002

En professionnel aguerri, Allen hausse le ton et Poulat, la rage au ventre, doit décrocher.

L'américain boucle l'épreuve dans le temps record d' 1h43 30 devant Poulat, fabuleux 2ème à 24", Cook, Dittrich, Kocar et Lessing.

Méthion , Blondeel, Volckaert, Fattori complètent le top 10.

Num_riser0003

De retour de son séjour à San Diego Isabelle Mouthon triomphe sans surprise devant Sophie Delemer, Béatrice Mouthon, Sylvie Muguet et Lydie Reuzé.

Num_riser0001

(Lydie, Sylvie et Sophie)

Posté par clin d oeil à 06:00 - SOUVENIRS, SOUVENIRS... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 24 décembre 2008

Blondeel ( CAMV) devant Méthion ( RCF)...

Dimanche 15 mai 1988...

La 5ème édition du triathlon des Mureaux avec ses 495 partants, ses 3000 spectateurs et la présence de Cyrille Guimard, est revenue au belge Karel Blondeel qui a largement dominé cette épreuve.

Num_riser0001

Quatre hommes se présentent ensemble à l'issue du parcours natation, où Mourier (Poissy) rejoint la terre ferme en leader, avec quelques secondes d'avance sur son ex-équipier Méthion ( Racing). Henri (CAMV) et Gable (Poissy) talonnaient les deux hommes. Plus rapide au changement, Méthion s'empare du commandement en attaquant la partie cycliste.

Derrière Frétigny ( Gonfreville), Jay (CAMV), Hoffman ( Racing) et Retrain (CAMV) qui ont réussi un excellent temps en natation, s'élancent à leur tour derrière le groupe de tête.

Le futur vainqueur, Blondeel, se retrouve à ce moment en 20ème position. Le belge remonte un à un ses adversaires. Seul Méthion résiste encore. Attendant la côte d'Ecquevilly, le sociétaire du CAMV "saute" le Racingman et l'écart se situe à une vingtaine de secondes entre les deux hommes.

Lossouarn ( Racing), très à l'aise lui aussi en natation, réussit à s'intercaler devant Henri qui ne faiblit pas. Hoffman puis Cauchois ( Poissy) auteur d'un retour tonitruant en vélo, sont loin d'être battus. Bertrand (Poissy), Hamblock (Belgique), Retrain, Frétigny, Jay, Vanhusel ( Belgique), les pisciacais Trousset et Gable, Aygoui et Choisel ( CAMV) que l'on n'attendait pas dans cette position, terminent le cyclisme dans cet ordre.

La course à pied va-t-elle chambouler le classement? Pas du tout. On retrouve les mêmes éléments à quelques changements près.

Blondeel sentant le succès ( 2h2 45) , accélère et lâche irrémédiablement Méthion qui ne peut plus être rejoint pour la deuxième place.

Num_riser0002

(Méthion dans la dernière montée vers le parc de Bécheville...)

Derrière, la lutte reste chaude pour les accessits, Henri, malgré tous ses efforts, laisse Lossouarn filer vers la trosième marche du podium.

Cauchois surgit ensuite devant Hoffman, Hamblock, Bertrand, Frétigny, et Vanhusel se retrouvent ainsi dans les dix premiers.

Pour le challenge par équipes ( addition des temps), le RCF devance le CAMV et Poissy. Par contre le classement championnat de France ( addition des places) revient à Poissy qui coiffe le CAMV d'un point.

A noter que Gavet (CAMV) alors en 15ème position en vélo, est aiguillé sur un mauvais parcours. Malgré Millet blessé, et Girard malade, le CAMV vient de prouver qu'il faut encore compter sur lui pour le titre.

Chez les féminines Anne Marie Rouchon inscrit pour la seconde fois la course à son palmarès devant Lydie Reuzé (RCF) et la belge Jeannine Deruyscher.

Num_riser0004

                            epreview_fr_150_88_121UGKBV6NRKPZMIPB  à tous et à toutes...

Posté par clin d oeil à 06:00 - SOUVENIRS, SOUVENIRS... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 22 décembre 2008

Lecrique prend de la hauteur...

                 Num_riser

"Septembre 1987...3ème triathlon de Nantes

Ils sont une dizaine parmi les 310 partants à pouvoir postuler à la première marche du podium de cette étape du championnat de France catégorie A, et très vite ils le démontrent.

Très vite c'est, il faut quand même le préciser, après la natation, qui on le sait n'a pas pour habitude de désigner le vainqueur mais d'écrémer le peloton.

L'Erdre ne faillit à sa tâche et et joue son rôle de juge de paix. Si le duo Christophe Mourier et Phil Gable, sociétaires de Poissy prend quelques brasses d'avance, on sait que tout cela ne portera pas à conséquence. Effectivement, c'est le cas, d'abord parce que l'australien Gable se relève aux portes de la Beaujoire et surtout parce que les cyclistes se chargent de mettre de l'ordre dans la maison.

Mourier n'entend pas baisser pavillon, du moins sans livrer un baroud d'honneur et il met quelques kilomètres avant de laisser filer le quintet Pascal Frétigny ( Gonfreville) -Fabrice Trousset ( Poissy) -Christophe Hervieu ( Gonfreville) -Serge Lecrique ( Sablé) - Bildstein ( RCF).

Mais c'est peu après le 15ème kilomètre que Lecrique prend l'épreuve en mains et impose sa loi. C'est net, précis, royal.

" j'ai fait, c'est vrai, un gros effort en cyclisme, il me fallait engranger le maximum d'avance et j'avais tout à redouter de la course à pied".

Modeste avec ça le sociétaire du club sabolien, car seul les allemands Yogi Hoffman (RCF) et surtout Jochen Basting, revenu du diable vauvert, lui reprennent du temps dans l'épreuve pédestre.

Derrière c'est une bagarre terrible entre Lossouarn ( Draveil) qui s'accroche comme une sangsue à sa deuxième place et, on l'a dit, l'allemand Basting un terrible finisseur.

C'es également le cas d' Hervieu ( le premier espoir) qui a gain de cause et mate respectivement Hoffman, Frétigny et Trousset.

La première Féminine est Chantal Malherbe ( 54ème du scratch) en 2h 5' 2" devant Reuzé Jay Poncelet et Rouchon. A noter la 2ème place d'Isabelle Mouthon en espoir.

Chez les vétérans, Robert Sroka ( ESMGO ) gagne devant Friteau (la vaillante d'Angers) et Bretones (Tri Marseille)

Classement:

1 Serge Lecrique ( Club Sabolien de Triathlon) 1h49 53 2 Yves Lossouarn ( Draveil Triathlon 2000) 1h51 48 3 Jochen Basting ( All) 1h52 39 4 Christophe Hervieu ( ESMGO) 1h53 19 1er espoir 5 Yogi Hoffman (RCF) 1h53 43 6 Pascal Frétigny (ESMGO) 1h54 03 7 Fabrice Trousset ( Promo Sport Poissy) 1h54 33 8 Michel Gavet ( CA Mantes la Ville) 1h54 44 9 Ronan Le Boulch ( NCC Tri Dinan) 1H55 15 10 Rémy Lafleur ( Tri 91)  1H55 57 "

Posté par clin d oeil à 10:35 - SOUVENIRS, SOUVENIRS... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 20 décembre 2008

dans le détail...

Il s'agit d'un relais triathlon par équipes avec dans chaque équipe 8 relayeurs qui devront réaliser dans une journée l'équivalent d'un triathlon catégorie A: 1500 mètres de natation, 40 km de vélo et 10 km  de course à pied.

Les 8 relayeurs seront séparés en 2 groupes de 4: les 4 premiers effectueront séparément, mais dans l'ordre, natation, vélo, course à pied. Les 4 suivants effectueront un triathlon complet enchaînant sans s'arrêter: natation, vélo, course à pied. Le dernier relayeur sera, dans la partie course à pied ( les dix derniers kilomètres de l'épreuve) accompagné des 3 participants ayant déjà effectué un précédent parcours.

C'est le temps du 4ème relayeur de la course à pied qui sera retenu comme temps final de l'équipe.

Horaires: le départ sera donné à Paris à 0 heure précise.

Lieu de rendez-vous: Pour les 4 premiers relayeurs, le rendez-vous aura lieu à Paris 22 h à J-1.

Pour les 4 suivants, il aura lieu à 7 h à Sablé sur Sarthe le jour J.

Parcours: il sera établi après accord avec les villes traversées. Il se fera selon l'axe Paris-Nantes en passant par Rambouillet, la Ferté Bernard, Le Mans sud, Sablé sur Sarthe, Segré, Ancenis, Nantes.

Au long du parcours seront définis: des points alimentation ( PA), des points de relais médicaux (PM), des points étapes (PE) et des points relais (PR).

Organisation sportive de la course:

Un règlement de course sera établi. Chaque équipe devra s'y soumettre, sous peine d'être éliminée.

Il comportera des conditions de pratique, conditions matérielles, conditions d'encadrement, conditions d'assistance, et conditions médicales.

Arbitrage: un directeur de course, assisté d'un commissaire par équipe veillera au bon déroulement de l'épreuve.

Organisation matérielle: Elle sera divisée en 3 centres: Centre de Paris, Centre de Sablé sur Sarthe et Centre de Nantes.

Dans chaque centre une équipe responsable assurera le suivi sportif, le suivi de la sécurité, le suivi matériel et le suivi ravitaillement.

Timing de l'épreuve:

rassemblement des équipes 22 h.

Paris km 0  natation ( 1h30 / 2h)

Paris - Connerré km 180  vélo ( 4h30 / 5 h) horaire 1ère équipe 6h / horaire dernière 7h

Connerré - Le Mans km 220  course à pied ( 2h / 2h30 ) horaire 1ère équipe 8h / dernière 9h30

Le Mans - Sablé sur Sarthe  1er tri 2h15 / 2h30. Horaire 1ère équipe 10h15 / dernière 12h

Sablé - Segré  2ème tri 2ème tri 2h15 / 2h30. Horaire 1ère équipe 12h30 / dernière 14h30

Segré - Ancenis 3ème tri 2h15 / 2h30. Horaire 1ère équipe 14h45 / dernière 17h

Ancenis - Nantes 3ème tri 2h15 / 2h30. Horaire 1ère équipe 17h / dernière 19h30

Programme de la journée:

22h: rassemblement des équipes au lieu défini à Paris.

22h30: contrôle des équipements par les commissaires.

23h: briefing aux concurrents et dernières informations.

24h: départ de l'épreuve relais natation.

7h à 9h: prise en charge de l'organisation générale par l'équipe d'organisation des Pays de Loire.

15h: prise en charge par l'équipe d'organisation de Nantes.

17h / 19h: arrivée des athlètes à Nantes.

remise des trophées et soirée de clôture.

Budget prévisionnel ( base 30 équipes)

Relations triathlètes:

hébergement, accueil, convocations, dossards, repas: 120000 frs

Récompenses:  180000 frs

Matériel et logistique:

véhicules  40000 frs

blousons, panneaux, fléchage, petit matériel  50000 frs

impressions, dossiers, cartes  10000 frs

Sécurité:

Croix Rouge, Protection Civile  20000 frs

assurances, autorisations   10000 frs

Ravitaillement   20000 frs

Relations publiques, protocole, invités, presse     20000 frs

Promotion, impressions, reportages, photos   150000 frs

Frais de secrétariat, courriers, téléphone   30000 frs

Salaires et prestations   200000 frs

Total                                                                          850000 frs"

Voilà ce projet tel qu'il fût "pondu". La raison pour laquelle il ne vit pas le jour m'échappe, mais en ce temps-là on tentait d'avancer de manière originale !

Pourrait-on aujourd'hui rebondir sur une telle initiative ? la question est posée...

A suivre...5 courses mythiques...

Posté par clin d oeil à 06:00 - SOUVENIRS, SOUVENIRS... - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 18 décembre 2008

2ème volet...

     Num_riser1

" Une adéquation:

Paris-Nantes/ Pays de Loire et le triathlon c'est l'adéquation dans le temps, dans le lieu et dans l'action.

Paris-Nantes est devenu l'histoire d'un jour, avec les nouveaux moyens de transport, et les affaires et actions se concluent à Nantes en un jour.

De la même façon, le Paris-Nantes / Pays de Loire se déroulera

sur un jour: départ Paris 0h et arrivée Nantes 17h30

sur un lieu: le trajet Paris Nantes

en une action: l'activité triathlon

Une symbolique:

Le rapprochement des régions rapproche les hommes.

L'axe Paris-Nantes / Pays de Loire de 1789 à 1989: 8 générations d'échanges et de réalisations historiques, pour 8 relayeurs qui effectueront le triathlon.

Communion avec la réussite de l'effort physique et de la création technique.

Une triple volonté:

Volonté de créer l'évènement

Volonté de "faire ensemble"

Volonté d'être partenaire économique."

Carte d'identité du projet

nature: épreuve sportive relais: triathlon par équipes de 8 athlètes sur 400km entre Paris et Nantes.

date: fin août ou septembre 1989, un samedi ou un dimanche.

horaires: départ de Paris 0h et arrivée le même jour, stade de la Beaujoire à Nantes vers 17h30 pour les premières équipes.

itinéraire: Paris Rambouillet la Ferté Bernard Conneré Le Mans Sablé sur Sarthe Segré Ancenis Nantes.

participants: 30 équipes de 10 personnes ( 8 athlètes et 2 accompagnateurs) réparties comme suit:

10 équipes constituées des 10 meilleurs clubs français,

10 équipes représentatives des régions françaises,

10 équipes étrangères, européennes pour la plupart.

organisation: Comité d' Organisation crée autour de l' O.M.S de Nantes associé au comité départemental de triathlon des Pays de Loire.

responsables:

Organisation matérielle et direction de course: OMS Nantes / Comité Pays de Loire

promotion -communication: Société C.O.T Nantes et Sport Leader

dossier technique: Joël Cassegrain ( Sport Leader)

partenaires financiers:

un partenaire institutionnel, un partenaire média, 3 sponsors principauxprinciapux à dimension nationale ou régionale, dans des domaines différents et ayant des intérêts sur l'axe Paris- Nantes / Pays de Loire, et enfin des places substantielles pour de petits sponsors locaux ( ravitaillement, impressions, assistances technique et logistique).

sécurité:

Croix Rouge, Protection Civile, Gendarmerie Nationale.

Posté par clin d oeil à 06:00 - SOUVENIRS, SOUVENIRS... - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 16 décembre 2008

merci Thierry...

Il suffit parfois de peu de choses pour relancer un blog, pour trouver un nouveau centre d'intérêt. Et je remercie Thierry Henri qui en créant un site basé essentiellement sur son passé de triathlète a réveillé en moi cette idée de vous faire partager dans une nouvelle rubrique intitulé " SOUVENIRS, SOUVENIRS..." des moments des instants... d'hier....

J'ouvre mes archives avec un projet  qui se voulait déjà révolutionnaire et très novateur en 1989.

Imaginé par un homme d'exception, René Caillet " Monsieur 100 000 idées ",  je vous livre en 3 épisodes son contenu. J'y ai juste rajouté quelques photos pour l'agrémenter.

Le titre à lui seul est déjà évocateur:

" PARIS- NANTES en relais triathlon ".

Synergie...

250px_Soldat_Marathon_Cortot_Louvre_LP243 En 490 avant notre ère, le grec Philippidès réalise la distance qui sépare Marathon d'Athènes, soit 42,195 km, en course à pied. C'est l'exploit...

En 1978, une poignée de "marines" force la nature et accomplit à Hawaï 3,800 km de natation, 142km à vélo, et 42,195 km en course à pied...

En 1987. Ils sont plus de 1500 à renouveler cet exploit à Hawaï. De même 1000 français sur l'hexagone effectueront cette performance...

Les capacités physiques d' endurance de l'homme continuent de nous étonner.

200px_Domenico_Fetti_Archimedes_1620 En 210 avant notre ère, Archimède crée les lois de la mécanique rationnelle, définit le centre de gravité, les fondements de l'hydrostatique, et invente la vis à épuisement...

250px_Denis_Papin En 1687, Denis Papin travaille à faire monter un piston dans un cylindre par la force de la vapeur...

180px_TGV_train_in_Rennes_station_DSC08944 En 1989, le TGV -de fabrication française - écrase les distances et permet de rejoindre Paris à Nantes en moins de 2 heures...

Aujourd'hui, Nantes se rapproche de Paris et met l'océan à la porte du centre de l'Europe.

Pour fêter et griffer dans les mémoires ces nouvelles réalités, nous proposons la création d'une première mondiale: L' OCEANE, ou LE PARIS-NANTES / PAYS DE LOIRE.

2ème épisode de " PARIS-NANTES EN RELAIS TRIATHLON ".

270px_Panorama_Paris_December_2007 850px_Panorama_Nantes_vue_du_pont_de_tbilissi

" Pourquoi avoir imaginé cette première mondiale ?

Parce que le triathlon, sport nouveau en France, est devenu un sport populaire pratiqué par plus de 8000 sportifs encadrés par des structures solides.

Parce que le triathlon attire un nombreux public, et se trouve donc de ce fait très médiatisé.

250px_Orleans

Parce que le tracé de Paris à Nantes est propice, grâce à un parcours peu accidenté mais varié, traversé  de fleuves et rivières praticables judicieusement espacés.

350px_Cher_riviere

Parce que la distance convient parfaitement à une classique d'un jour et donc à ce projet.

Parce que le triathlon enchaîne natation, vélo, course à pied, il permet de pouvoir choisir et dessiner un parcours approprié réunissant des intérêts culturels, économiques et esthétiques.

350px_Chenonceau2_20050320

Parce que sur l'axe Paris-Nantes / Pays de Loire se sont développées depuis quelques années des organisations solides ( Paris, Rambouillet, Le Mans, Sablé, Nantes, Saint Jean de Monts, Saint Nazaire).

loire_velo

Parce que l'axe Paris-Nantes / Pays de Loire est aussi un axe d'amitiés ayant su capitaliser des expériences d'organisation porteuses d'originalité.

Parce que Paris-Nantes / Pays de Loire se décline facilement en triathlon, avec des clubs solides et des résultats brillants au niveau européen.

Parce que beaucoup d'étrangers fréquentent assidûment cette région pendant la période estivale.

Parce que l'organisation d'une telle épreuve peut rassembler une volonté de partenaires solides et complémentaires. Déjà certains élus parlent du projet. Gaz de France souhaite parrainer l'évènement."

Le 2ème épisode traitera des trois directions choisies( l' adéquation entre triathlon et Paris-Nantes / Pays de Loire, la symbolique hommes et régions, et une triple volonté) ainsi que de la carte d'identité du projet.

Posté par clin d oeil à 06:00 - SOUVENIRS, SOUVENIRS... - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1