le bénéfice du doute...
Bon voilà, les tensions s'apaisent un peu, la campagne présidentielle est terminée (même si dans certaines têtes 2017 est déjà bien présent !).
Le nouveau gouvernement de la France va devoir se mettre rapidement au travail, avec cette fameuse parité tant voulue par le nouveau Président de la République, mais aussi avec un "nettoyage" en profondeur des gouvernants qu'ils soient de droite ou de gauche, et une certaine jeunesse voire fraîcheur qui est à prendre en compte.
Bien sûr les aigris qu'ils soient de droite ou de gauche, ne manquent pas de mettre en avant une certaine inexpérience et cela ressemble étrangement aux réactions de certains patrons qui au moment d'embaucher, hésitent entre "un jeune sans passé" et "un vieux sans avenir" ! Tout cela relayé de main de maître par des médias "radio et télé" qui auraient eux aussi besoin de se poser les vrais questions, et de "rajeunir" leurs cadres !
Prônons le bénéfice du doute, en espérant comme souvent que les premiers pas de ce nouveau gouvernement qui sont empreints d'enthousiasme et de volonté de réussir, se traduisent par une plus grande joie de vivre pour nombre de nos concitoyens très voire trop éprouvés ces dernières années.La tâche on ne le dira jamais assez est complexe, et seul un "vrai" dialogue entre toutes les composantes de la vie politique apportera une partie des réponses que nous sommes très nombreux à désirer, sans oublier que si nous avons des droits comme tout citoyen, nous avons aussi des devoirs et qu'aujourd'hui il y a une tendance assez forte à galvauder ces deux valeurs pourtant signes de ce renouveau .
plus que 2 courses...
Et déjà des positions qui s' affirment ou se confirment dans le Championnat de France de 1ère division des clubs masculins de duathlon.
Après Issy les Moulineaux, Still et Gray et avant Rodez le 27 mai et la grande finale messine le 29 juillet, la 3ème étape permet de dresser un bilan qui risque fort d'être définitif pour cette saison 2012.
Le premier constat est que le duathlon français se porte bien puisque Vitrolles actuel leader marque ses points avec une équipe 100% label bleu blanc rouge.
(crédit photo: Philippe Durand)
Sur un parcours sélectif agrémenté de pluie !, Damien Derobert vainqueur, Simon Damiens 4ème et Benoit Nicolas 6ème ont très bien tenu leur rang et repoussé les assauts de Marviloups un peu moins dominateurs à cette occasion. 4 points séparent à présent les 2 équipes, on le rappelle toutes deux championnes de France 2011.
Malgré tout il faudra compter sur Bart Aernouts le plus régulier de l'équipe à Gray (3ème), Tim Van Memel (5ème) et Rob Woenstenborghs (10ème) s'ils sont présents mais aussi sur les animateurs des deux autres étapes Victor Del Corral, Roger Roca mais surtout la petite merveille belge Antoine Duvivier lors de la 4ème étape.
Mais Vitrolles a quand même à son bord des garçons aptes à s'imposer.
La belle et bonne surprise vient de Metz qui en remportant la 2ème étape à Still avec le beau tir groupé de Benjamin Choquert (6), Cédric Oesterlé (7) et Pierre Joncheray (8) et en montant sur la 3ème marche du podium ce week-end avec entre autre Yohan Le Berre (2ème) s'est pratiquement assuré un top 3 pour cette saison 2012. Quand on sait que leur leader Sergio Silva sera présent à Rodez, Marville va devoir composer sérieusement avec cette nouvelle. Enfin un club de Metz qui a le vent en poupe grâce à une dynamique club qui fait beaucoup d'envieux.
Derrière nos 3 "intouchables", les Tritons Meldois et l'ESM Gonfreville seront eux aussi dans le top 5 malgré des fortunes diverses et des classements individuels.
A Meaux, la triplette Philip Wylie, Kenneth Vanderdriessche et David Roper tient la boutique, et à Gonfreville la déception vient quand même de Nicolas Capoferri qui connait une saison bien blanche sur le Grand Prix. Derrière quand il est là, Anthony Leduey répond présent tout comme Richard Hobby. Mais cela ne suffit plus aujourd'hui. L' ESMGO mangerait-il son pain blanc?
Pour les 6ème, 7ème, et 8ème place 3 clubs sont encore en course: Rouen, nouveau promu et sans aucun complexe dame le pion aux "anciens". Robin Moussel et Aurélien Lebrun leaders du team font preuve d'une belle cohésion et ramènent de précieux points qui permettent aux rouennais d'être en bonne position pour conserver leur 6ème place.
Joué les Tours compte bien sûr sur Stany Paumier, Jérémy Legout, Gwenael Talour entre autre pour maintenir une cohésion entre des garçons qui ont une longue histoire en commun dans ce club.
Alexis Choteau et Wim Decort manquent cruellement à la Côte d'Opale Tri Calais St Omer qui va devoir repousser les assauts de l'ECAC Chaumont un peu en perte de vitesse cette année. 1 tout petit point sépare les deux équipes.
Cambrai avant dernier de l'étape va devoir remobiliser ses troupes s'il veut accrocher le top ten face à Rennes 11ème, et Billom 10 ème de l' étape.
Issy les Moulineaux, le Tri Saint Amand Dun 18, Evreux et l'OSM Lomme se battent eux pour éviter la relégation!
J'ai perdu....
lettre aux Français...
" Il est 19 heures 30... Dans quelques minutes vous découvrirez le visage du Président de la République version 2012/2017...Et oui! Le verdict est tombé... J' ai perdu, et je vais devoir accepter le résultat des urnes. Pourtant ce n'est pas faute d'avoir essayé, d'avoir tout tenté, d'avoir enjambé les obstacles ô combien nombreux dressés par mes opposants directs mais aussi par mes propres soutiens. Mais oui ceux-là même qui forment ma cour, m' ont aussi glissé quelques peaux de bananes...Mais j'ai perdu.
Dans quelques jours je vais me retrouver isolé, véritable pestiféré, car après les condoléances de bon aloi des uns et des autres, je vais mesurer tout le chemin parcouru pour en arriver là, et le "tout ça pour ça" !! Mais pourquoi ai-je perdu?
Je me suis préparé à cette échéance, mettant toute mon énergie, toute ma volonté à me montrer le plus convaincant avec plein de choses nouvelles à mettre sur la table, à proposer aux français pour "un mieux vivre" des actions concrètes, une nouvelle façon de progresser. Le chômage allait baisser, la croissance allait revenir, le pouvoir d'achat des ménages allait s'améliorer, la vie de tous les jours allait trouver un souffle de justice, de paix entre les hommes ! Et pourtant j'ai perdu!
Encore un mot sur le programme: La lutte contre le chômage, avec des actions sur l'emploi, sur le temps de travail, sur la formation professionnelle. Le pouvoir d'achats avec les salaires, les aides et les allocations. La compétitivité avec des aides au développement des entreprises, des mesures spécifiques pour les PME, des mesures sur le protectionnisme français et européen. Sans oublier les Retraites, la Dette Publique, la Fiscalité (impôt sur le revenu, la CSG, la TVA, les niches fiscales, les impôts sur les sociétés), les Banques et la Finance, l'Agriculture et la Pêche, l' Education ( le système scolaire, les programmes, les enseignants et les professionnels de l'éducation, les universités, les étudiants et la recherche), la Jeunesse (petite enfance, apprentissage, aide aux jeunes, service civil), le logement (loyers, foncier), la Santé (assurance maladie, hôpital, déserts médicaux, dépenadance, aide à la fin de vie), les Droits de la famille (parentalité, familles homoparentales), les Discriminations (parité, handicap), la Culture (hadopi, internet), le Sport, le Système Institutionnel (institutions, élus, ministres), le Système électoral, la Fonction publique (service public, organisation territoriale), la Justice et la Police, les sanctions et le système carcéral, les Banlieues, l' Outre-mer, la Laïcité, l'Environnement, l'Energie, la Politique Internationale, la Défense, l'Europe, l'Immigration. C'était un beau programme! En plus mon adversaire avait le même! Il copie et PAN il passe comme une lettre à la poste !!!!! Si j'avais su "j'aurai pas venu" ! En attendant j'ai perdu.
J'avais bien choisi mes cartes. Mon jeu était clair. Je tenais d'énormes atouts dans mes mains, et même si au fur et à mesure que la partie avançait mon adversaire ne lâchait rien, je savais que ma méthode était la bonne, la seule, l'unique! Et patatrac! J'ai perdu.
Après le premier tour, même avec des sondages faisant la pluie et le beau temps pour exciter notre "bon peuple", j'y croyais de plus en plus, dur comme fer. Il ne pouvait plus rien m'arriver. Nous n'étions plus que deux, et j'avais le discours le plus réaliste, le plus solide, le plus "vrai" mais aussi le plus "normal". 15 jours d'attente, et hop 5 ans de gloire! Mais j'ai perdu.
Comme quoi un programme ça ne fait pas tout! Comme quoi toutes ces brebis égarées ont su rentrer toutes seules, comme des grandes, sans qu'on leur montre le chemin. Les ai-je mésestimé? Me suis-je laissé aller à une emphase dans mes discours presque délirante? Oui j' y ai cru. Un peu trop peut-être. Ce n'est pas faute d'avoir toujours été très prudent face aux questions des "journaleux". Aujourd'hui j'ai perdu.
Je ne comprends toujours pas pourquoi ils n'ont pas voulu de moi. Mes amis étaient tellement sûrs! Je me voyais tellement beau! Mais c'est vrai aussi qu'en politique on se trompe beaucoup plus souvent qu'on ose se l'avouer! On est les plus forts, on est les plus crédibles ! Mon oeil!! En tout cas ce soir je n' ai plus que lui pour pleurer. L'autre va l'y aider! J'ai perdu.
Cette question va longtemps hanter mes nuits. Et mon temps de libre dans la journée ne suffira même pas à y répondre! Oh la la, quelle galère! Ce n'est pas possible. Je rêve. Je dois me réveiller. Triste réalité: j'ai perdu.
Comme ils étaient beaux mes partisans, brandissant leurs petits drapeaux bleu blanc rouge, scandant mon prénom avec force, conviction, amour. Ils étaient en admiration devant moi, et moi gonflé comme un paon, j'avais souvent envie de faire la roue sur tous les podiums que j'ai foulés aux quatre coins du pays. Devant ces pupitres et ces micros propulsant ma voix à travers l'espace, j'étais comme CA chantant: "je m'voyais déjà en haut de l'affiche, en dix fois plus gros que n'importe qui mon nom s'étalait, je m'voyais déjà adulé et riche, signant mes photos aux admirateurs qui se bousculaient....." Mais j'ai perdu.*
Bon en attendant je vais relire mon discours de "j'ai perdu". Celui de "j'ai gagné" , je le garde en souvenir quand j'écrirai mes mémoires. Et puis après avec les copains qui me restent, je vais aller donner un coup de main aux manutentionnaires pour tout remettre dans les camions .Si ça peut nous faire faire un peu d'économie sur la facture ! Entre champagne et mouchoir, le choix est fait!
débattons....
Bon, hier au soir, 17 millions de téléspectateurs, quelques millions à l'écoute des radios, un cadre très austère, deux "journaleux" rasé de près pour l'un, épilée pour l'autre, une arrivée sur le site de Saint Denis digne de "Secret Story", fumigènes en moins, mais comité d'accueil présent!
Nos 2 débatteurs souriants mais malgré tout crispés par l'enjeu s'installent sur le plateau et ont l'agréable surprise d'être accueillis par une LF ( mais non pas Lolo Ferrari !!) en beauté, décolleté généreux, loin de sa tenue blanche immaculée du premier tour. Oui quand elle avait appris que sa consoeur mais néanmoins rivale CC était tout de blanc vétue, elle avait voulu "être" pareille ( caprice ??). Mais là, seule femme sur le plateau, il fallait qu'elle se distingue physiquement à défaut de le faire professionnellement parlant!
Car comme beaucoup nous ne sommes pas loin de penser qu'ils ont bien eu du mal à exister face à 2 boxeurs se rendant coup pour coup et ignorant royalement l'arbitrage. Hors mis le décompte des temps de parole, et le lancement difficile des thèmes du débat LF et DP ont beaucoup souffert.
D'ailleurs les quelques gros plans sur leurs visages les faisaient plus ressembler à des fans de Roland Garros avec la tête un coup à droite et un coup à gauche qu'à de véritables journalistes animant cette rencontre.Dur de contrôler deux candidats remontés comme des pendules et refusant à l'autre la conclusion sur tel ou tel sujet!
Il est vrai aussi que les deux camps ont vraiment cadenassé l'affaire, avec des exigences loin de la liberté de la presse tellement mise à mal ces derniers temps ! Et les journalistes en prennent sérieusement pour leur grade depuis quelques semaines. Un autre exemple ce matin sur celle qui se proclame à longueur de seconde première radio de France avec un JMA qui n'a pas fait le poids face à NS. Il va tenter de se rattraper demain face à FH. De son côté pour faire bonne figure, l'autre "éditorialiste" de la radio AD n'a pas ménagé ses critiques envers ses deux confrères de la télé !
Même le SNJ-CGT a brocardé leur attitude: "Ils se sont comportés comme des faire-valoir et non comme des journalistes chargés d'informer complètement les citoyens"....A aucun moment ils n'ont apporté la moindre contradiction au président de la République. Ils ont posé des questions convenues pour servir l'hôte actuel de l'Elysée", poursuit le syndicat. un parti-pris qui ne nous surprendra pas, mais bon le panier de crabes continue de se remplir, et il est fort à parier que dès lundi prochain, il va y avoir des coups de manivelles !!!
En face tout le monde parle de match nul ! Quel sens faut-il lui donner? Chaque camp défend son poulain quoi de plus normal. Et les adjectifs pleuvent: les bons comme les mauvais!
Mais encore une fois, dimanche sera un autre jour....et on repartira pour 5 ans !!
Les Sables...
Enfin de la nouveauté sur le Grand Prix LDE 2012 !
Tous les clubs étaient pressés de se retrouver sur un format sur 2 jours. Tours l'an dernier avait largement démontré l'intérêt "collectif" d'une épreuve contre la montre où toutes les qualités de l'équipe pouvaient être mises en avant, mais aussi permettant à chacune d'entre elles d'avoir toute l'attention des spectateurs. Il semblait alors tout naturel d'offrir ce spectacle dès l'entame du Grand Prix.
Le club des Sables d'Olonne retrouvait par là-même une organisation déjà rodée par le passé avec les aides fédérale et départementale, en ouverture de la saison.
Tout était donc prêt pour accueillir les 16 clubs masculins et les 13 équipes féminines qui d'ailleurs ouvraient le bal du week-end sous un temps "pas très clair".
Les filles mettaient beaucoup de coeur à l'ouvrage, et ce d'autant plus qu' avec de nombreuses absences "internationales", le suspense était total confirmé par les résultats.
Chez les garçons, la densité était quand même au rendez-vous, et il fallait attendre les tous derniers partants pour constater que ce Grand Prix 2012 allait être très intéressant à suivre.
A mi-parcours, une certaine hiérarchie se dégageait, montrant déjà les forces et faiblesses des heureux élus.
Cela nous promettait un dimanche passionnant où les mots "revanche", "résurrection", "confirmation" entre autre étaient dans tous les discours du soir autour du dîner!
Mais voilà! Dame Météo ne l'entendit pas ainsi !
Dès le dimanche matin, le doute s'installa, les questionnements prirent la place des tactiques mises en place la veille. "La pêche à l'info" était lancée. Premiers constats, espoir que l' après-midi ait une toute autre couleur, concertation, réunion, et décision: le verdict tombait inéluctable, violent (surtout pour l'organisation), avec en toile de fond un mot: "sagesse".
Oui! Ne pas prendre de risques inutiles à tous les niveaux, montrer que la sécurité est au-dessus de toutes les envies, montrer que notre sport est géré par des gens sérieux, et que là encore "la sagesse" doit l'emporter!
Aujourd'hui, l'organisation est bien sûr déçue, mais ce n'est pas pour autant qu' elle a perdu la confiance fédérale! La ville des Sables d'Olonne a une longue et belle histoire dans l' organisation d'épreuves accueillant la masse et l' élite. C'est vrai que le temps n'a pas toujours été clément, mais à chaque fois elle s'est relevée comme elle l'a fait il n'y a pas si longtemps, agressée par les caprices de la mer.
Demain les Sables d'Olonne reprendront le flambeau, et tous les athlètes y reviendront avec plaisir, car n'oublions pas le cadre unique que nombres d'organisateurs lui envient.
(crédit photo: Thierry Sourbier "onlinetri")
Et puis le club local bien placé à l'issue de cette étape tronquée, aura à coeur de poursuivre cette quête du Graal qui serait une grande première et une belle récompense pour la ténacité et la discrète volonté d'une équipe de dirigeants qui au fil du temps a su construire des fondations solides où jeunes et moins jeunes, champions et triathlètes lambdas se côtoient pour leur plus grand plaisir.
1ère demi-étape GP LDE ...
Quels enseignements peut-on tirer "à distance" de cette 1ère demi-étape contre la montre sur une distance super sprint.
(crédit photo: famille Belkadi)
Chez les féminines qui ont tracé la voie, quelques surprises bonnes et moins bonnes. Nombre d'équipes ont dû composer avec certaines absences, et si une certaine "jeunesse" apparaît au départ, c'est bien l'inexpérience qui va primer sur une course contre la montre qui nécessite une "grosse" coordination. Et ça, ça ne s'improvise pas !
Le tenant du titre Poissy partant en dernière position avait cet avantage non négligeable d'être bien renseigné sur les chronos de ses adversaires directes, donc de pouvoir gérer au mieux ses efforts avec en mémoire la récupération nécessaire avant l'entame du 2ème tour ! Même en prenant le meilleur sur son dauphin 2011 Charleville, l'absence de Jessica Harrisson, des grosses pointures étrangères comme Erin Densham entre autre,et l' incontournable "inexpérience" d'une partie de l'équipe ont grandement joué en sa défaveur malgré la bonne volonté de Carole Péon (10ème du dernier championnat d'Europe) de Bérangère Abraham et de Romane Pierrepont : seulement 6ème !
Le TCG Parthenay 79 avec sa leader l'australienne Felicity Abram accompagnée de la française Laurie Belkadi, et de l'anglaise Non Stanford s'empare avec beaucoup de panache de la 1ère place 5 secondes devant Saint Raphaël avec au finish l'italienne anna Maria Mazetti, et les russes Liubov Ivanovskaya et Anastasia Polyanskaya.
Châteauroux prend la 3ème place avec dans l'équipe l'allemande Svenja Bazlen et 2 françaises qui ont réalisé une très belle perf: Julie Nivoix et Alexandra Cassan Ferrier. Gérald Fortuit n'en espérait certainement pas tant !
Le Stade Poitevin avec la française Jessica Leroux , l' anglaise Holly Lawrence, et l'ukrainienne Inna Tsyganok, "chipe" la 4ème place pour une toute petite seconde au Lagardère Paris Racing malgré les efforts d' Emmie Charayron conjugués à ceux de Daria Pletkapa et de l'allemande et expérimentée Rebecca Robisch.
Une autre grosse déception: la 10ème place de Charleville, vice-champion de France.
Suite du classement: 7 Brive, 8 Issy-les-Moulineaux, 9 Saint-Avertin, 11 Tri Saint-Amand-Dun 18, 12 Noyon, 13 Val de Gray.
La 2ème étape demain sur la distance sprint devrait nous donner des indications intéressantes sur les capacités de réaction de ces équipes qu'elles soient bien ou mal classées !
(crédit photo: Philippe Gaudin St Jean Triathlon)
Côté hommes, le ton est donné dès la natation avec les meilleurs chronos pour Saint Raphaël et les Sables. Sartrouville 3ème est déjà en embuscade. A noter la très belle prestation de Saint Jean de Monts dès le début d'épreuve. Ca roule vite, très vite, et Pierre Lecorre, Joao Siva, David Hauss et Ivan Vassiliev vont donner le tournis à tous leurs adversaires (32'37).
Sartrouville avec Jonathan Brownlee, Fernando Alarza, David Mc Namee ne peuvent que s'incliner (33'05).
Saint Jean de Monts (33'41) réalise une très belle opération grâce à Yohan Vincent, Ivan Tutukin, Alexander Bryuikhankov et Anton Tchuchko. Une 3ème place méritée et des ambitions affichées de manière très serieuses par l'encadrement.
à 2 petites secondes,Saint Raphaël (33'43)avec son américain Tommy Zaferes qui comme je le précisais hier découvre le GP Français, Dimitri Polyansky et Karl Shaw toujours présent dans les bons coups prend une 4ème place tout à son honneur. La satisfaction du devoir accompli va accompagner la soirée des sudistes.
Mais alors là où je me suis planté et je sais qu'ils ne m'en voudront pas 5n'est-ce pas Franky?), c'est le team Rouennais (34'03) qui explose les pronos !!! Aurélien Lebrun, James Elvery (qui n'était pas prévu sur la première liste d'engagés ! d'où mon scepticisme), et Arnaud Chivot ont fait le show ! Et cette 5ème place est largement méritée et les met eux aussi dans d'excellentes dispositions pour demain! A suivre...
Suite du classement: Metz (34'04) 6ème, Sainte Geneviève tri (34'05) 7ème, Saint-Quentin-Yvelines (34'09) 8ème, Baie de Somme (34'11) 9ème, Poissy (34'12) 10ème, Mulhouse (34'21) 11ème, Vesoul (34'29) 12ème, Parthenay (34'48) 13ème, Versailles (35'01) 14ème, La Rochelle (35'05) 15ème, Lagardère Paris Racing (35'09) 16ème.
Alors Demain? Une donne différente? Des "petits hommes" verts" piqués au vif et bien décidés à ne pas laisser les choses en l'état? Certainement. Les Sablais sur leurs terres en conquérants? Ce soir tout joue en leur faveur. Saint Jean de Monts, le voisin, pour une confirmation? C'est le discours que tous vont tenir ce soir au débriefing. Saint Raphaël et Rouen? Ne pas s'arrêter en si bon chemin. Poissy? Des jeunes à remotiver et un vent de révolte ? Et en fin de tableau? Déjà des clubs en difficulté qui risquent de trouver la saison bien longue !
Top départ !!!
Le Grand Prix LDE Championnat de France des Clubs de 1ère division masculine et féminine ouvre ses portes aujourd'hui sous un temps maussade.
Première étape aux Sables d'Olonne avec une formule sur 2 jours qui devrait être spectaculaire et animée sur un parcours roulant et des distances courtes qui feront la part belle aux sprinters et au spectacle: samedi un contre la montre par équipes sur distance sprint et dimanche un sprint.
16 clubs et déjà un grand favori: l' EC Sartrouville qui aligne ( du moins sur le papier) l'anglais Jonathan Brownlee que l'on ne présente plus, l'espagnol Fernando Alarza ( ex Sables Vendée) champion du Monde junior en 2010, qui cumule déjà deux 3èmes places en coupe d' Europe cette année à Quarteira et à Larache, le français Etienne Diemunsch, vainqueur d'une coupe du monde à Guatape en fin de saison 2011, champion du monde U23 l'an dernier, l'allemand Sebastian Rank, qui ne compte qu'une seule participation sur Grand Prix (4ème à Paris 2009), et qui est sur la liste pré-olympique, et l'anglais David Mc Namee, transfuge de Sainte Geneviève tri et vice-champion du monde U23 en 2011. Un beau quintet qui aura bien sûr à coeur de faire oublier "un peu" Alistair Brownlee qui se remet de sa blessure mais aussi le tout récent champion d'Europe l'espagnol Javier Gomez. Ce quintet a la fougue et l'homogénéité pour frapper d'entrée les esprits.
Derrière, le club organisateur les Sables Vendée présente une équipe où déjà certains garçons se sont distingués en ce début de saison sur la scène internationale: la nouvelle recrue David Hauss ( ex Lagardère ) tout auréolé de sa qualification aux JO, mais aussi vainqueur de la dernière étape de coupe du monde à Ishigaki après une belle 3ème place à Mooloolaba, le russe Ivan Vasiliev ( ex beauvaisien) , 3ème du dernier championnat d' Europe, le portugais Joao Silva qualifié pour Londres et champion du monde U23 en 2010, Pierre Lecorre, la valeur montante du tri français, 2ème à Quarteira en coupe d'Europe, et Anthony Pujades qui revient à son sport de prédilection après une pause salutaire. Les hommes d'Hervé Delaunay ont une certaine pression sur leurs épaules. Ils sont sur leurs terres, devant leur public et ils auront à coeur d'accrocher le podium avec un oeil particulier sur la 1ère place.
Derrière ces deux "intouchables", plusieurs clubs pointent leur nez et comme c'est souvent le cas, n'ayant pas de repères particuliers avec en plus un format de course nouveau, la 1ère étape de demain leur permettra d'y voir un peu plus clair.
Citons Poissy, emmené par son fidèle capitaine de route Tony Moulai, héros malheureux du championnat d'Europe où il a été à deux doigts d'arracher une nouvelle qualification pour les JO, Grégory Rouault qui après une année en demi-teinte est plus motivé que jamais et a hâte d'en découdre lui qui reste sur une belle victoire sur le sprint de Larache en coupe d'Afrique et une 6ème place à Quarteira ETU. L' italien Alessandro Fabian 5ème à Quarteira compte lui aussi apporter sa pierre à l'édifice tout comme le russe Artem Parienko au palmarès international de bonne facture. Le jeune Jéremy Quindos se voit lui aussi offrir une chance de s'essayer face à des adversaires de taille.
Du côté de Saint Raphaël, les frères Shaw peuvent compter sur leur puissance et sur le format de course pour créer la surprise, entourés de l'américain Tommy Zaferes que l'on découvre sur le Grand Prix et qui a surtout couru aux Etats Unis, tout comme l'anglais Beau Smith qui sera lui aussi l'une des curiosités de l'équipe. Le russe Dimitri Polyansky ( 8ème aux europes ) complète un team qui part un peu dans l'inconnu, mais suffisemment culotté pour "gêner"!
Rouen, 5ème l'an dernier, me semble un peu "léger" pour jouer les tous premiers rôles. Son leader charismatique Aurélien Lebrun s'appuiera sur la jeunesse de l'anglais David Bishop et des français Arnaud Chivot, Robin Moussel ( ex Evreux), et Benjamin Chabarrot pour faire en sorte que cette 1ère étape ne laisse pas trop de traces "négatives" pour la suite du championnat.
Le Lagardère Paris Racing n'est plus ce qu'il était et pour cause. Ses leaders partis, son numéro 1, l'anglais Will Clarke absent, l'allemand Steffen Justus va devoir tenir la maison avec le hongrois Tamas Toth et les français Grégoire Pallardy, Romain Callet et David Bardi. Un challenge délicat à relever !
Mulhouse est également l'une des inconnues de ce début de saison, et malgré l'optisme légendaire de son Président Patrick Sanchez, les italiens Mattia Ceccarrelli et Daniel Hofer, les anglais Mark Buckingham et Matthew Sharp ( champion du monde U23 en 2011), et le français Toumy Degham ( de retour des Sables) auront fort à faire face à une concurrence de haut niveau. Mais comme le précise Patrick Sanchez, les "men in black" seront ambitieux et conquérants ( réponse dimanche !).
Le voisin montois affiche de belles ambitions. Un beau recrutement et une forte envie d'accrocher un top 5. Les russes Alexander Bryukhankov, 5ème mondial en 2011, l'un des favoris aux JO, 2ème au championnat d'Europe, Anton Chuchko (ex Rouen) et Ivan Tutukin, l'espagnol Anton Ruanova (2ème sur une étape de la coupe d'Afrique à Larache cette année), et le français Yohan Vincent un habitué des grands rendez-vous, ont vraiment les atouts pour concrétiser cette volonté de réussite en 2012.
Le TCG Parthenay 79 avec Boris Dessenoix, le hongrois Daniel Torok, le tchèque Jan Celuska, l'allemand Eike Carsten Pupkes (excellent nageur), et l'italien Facchinetti, devra prouver que les absences du néo zelandais Tony Dodds et de l'australien Brendan Sexton ne lui seront pas trop préjudiciables, et qu'un top 10 serait bienvenu en ce début de compétition.
Derrière de nombreuses inconnues. Malgré l'envie évidente de bien faire avec une équipe jeune mais inexpérimentée et malgré la présence de Fréderic Belaubre, de son impressionnant palmarès et de l'aura qu'il possède sur sa jeune troupe, Saint Quentin en Yvelines s'est lancé un défi qu'il va falloir gérer avec beaucoup de psychologie. Gageons que l'enthousiasme de la jeunesse fasse le reste!
Il m'est difficile de "m'engager" sur des clubs comme la Rochelle (3ème l' an dernier en D2), Vesoul (1er de cette même D2), Sainte Geneviève sans son leader Vincent Luis qui avait frôlé la correction en 2011, Versailles (12ème en D1), la belle surprise 2011 le Team Tri Baie de Somme, et Metz et sa très belle école de triathlon, réservoir de beaux champions aussi bien ches les garçons que chez les filles.
Côté féminin, aussi paradoxal que cela puisse paraître, nombreuses sont les équipes ( 13 au départ) qui peuvent carrément créer la surprise. A la lecture des compositions tout est possible. Je ne vois pas de team sortant vraiment du lot. Cela nous réserve peut-être un GP féminin très ouvert et pourquoi pas plus passionnant que ce que l'on pourrait en attendre !
Voilà ce premier tour d'horizon est terminé. Attendons dimanche pour tirer les premières conclusions, et "voir" si mes impressions auront été les bonnes ou pas !! En attendant ce Grand Prix 2012 tiendra j'en suis persuadé toutes ses promesses pour mon plus grand plaisir et le vôtre je l'espère!
Que peut-on y faire?
Un grand nombre de personnes dénoncent aujourd'hui le traitement accordé aux deux candidats à l'élection présidentielle par la presse. Je précise que cette situation aurait été tout aussi innaceptable si le candidat sortant avait été de Gauche !
On a le sentiment très fort que la grande majorité des "journaleux et journaleuses" ont pris fait et cause pour le représentant de la Gauche, oubliant ce qui faisait leur force: l'impartialité, une vraie info pour tous et pour toutes, tous bords confondus.
On s'est déjà aperçu de cette dérive avec le traitement réservé aux petits candidats, et en particulier quand le leader du Font de Gauche a, au travers des sondages, déstabilisé l'intelligencia politique, donnant du grain à moudre à la puissance médiatique, car il était le seul ( et il s'en vantait!) à pouvoir mettre à terre l'ogresse frontiste!
On a vu le résultat !
Mais loin d'intégrer cette donnée, voilà "nos journaleux et journaleuses" repartis au combat, soucieux avant tout de préserver leur "indépendance", et d'afficher en permanence leur maîtrise du sujet. Alors "on aligne" sans vergogne le candidat sortant qui il est vrai traîne derrière lui un grand nombre de casseroles alors qu'en face "le chevalier blanc ou rose " de la Gauche est un homme neuf, "normal" comme il aime à le dire.Les casseroles, ce sera pour plus tard ?
Alors que voit-on ? Des interviews, des analyses encore un fois tronquées, sans passion, sans réelle envie d'en savoir plus, pleines de courbettes, de compréhension, de compassion ! Cette presse qui se glosse d'être libre, de faire éclater la vérité, se banalise et agace!
Les moindres phrases, les moindres allusions du candidat sortant sont décortiquées, et cela se transforme en interprétation que la maison d'en face récupère pour en faire un nouveau pavé dans la mare ! Merci qui ? A quoi bon avoir un chargé de com alors que la presse joue ce rôle ?
Quant à gauche on dit "à moi de reconquérir les électeurs du FN" et qu'à droite on assure "qu'il est de mon devoir de m'adresser à tous les français, même ceux qui ont voté Front National", ce n'est pas du tout la même chose ! Ah non: à gauche c'est un signe de fraternité, d'ouverture d'esprit...A droite c'est un signe d'alignement à des thèses fascistes!
Tout cela nous montre bien que cette presse "veut" jouer le premier rôle dans cette élection. Elle se donne le pouvoir d' élire en notre nom le prochain Président de la République. Avec le candidat sortant, elle a fait le tour de la question....Il n'apportera rien de plus . L' autre va lui donner un coup de "jeune". Elle s'imagine repartant sur de bonnes bases, redonner du sang neuf à son "vrai" travail, espérant que leur nouvelle tête de turc "se plante" pour assouvir leur soif de destruction et le bien fondé de leur nécessaire présence !
Cette presse est indigne, car elle fait et défait l'opinion comme bon lui semble, elle pollue le débat en toute connaissance de cause, et que l'on soit de droite, de gauche ou d'ailleurs, on doit prendre conscience de cela et le dire bien haut. La presse qui se doit d'être scrupuleuse et honnête doit se méfier de ce partisianisme affiché qui dans les mois à venir peut la mettre en difficulté et à nouveau la discréditer face à la non réalisation pour diverses raisons de projets proposés par l'éventuel nouveau Président ! Le drame c'est qu'elle est rompue à ce genre de pirouettes !
a voté...
le verdict est tombé....( euh quelle surprise !!!)...
Les sondages ne se sont pas trompés !...( euh pourquoi ? c'était si difficile à prévoir ?)...
Duel Gauche Droite au second tour...( euh comme d'hab' !)...
Hier au soir, des débats d'une nullité sans nom, avec des "journaleux" et "journaleuses" qui étaient visiblement plus intéressés par les déplacements des deux finalistes que par le reste !!...
Des hommes et des femmes politiques sortis d'on ne sait où !! ( euh...des quartiers chics ???)...
Des battus très heureux ( euh !!!)...
Je propose trois débats !! je n'en veux qu'un !!( euh la foire d'empoigne ne fait que commencer !!)...
Et les analyses et commentaires divers et variés vont repartir de plus belle...( euh divers et variés ?)...
Les deux camps vont fourbir leurs armes...( euh à part les insultes, il y a autre chose ?)...
Les dernières bottes secrètes vont être mises sur la table...(euh j'en fais un peu trop avec nos d'Artagnan de la politique !)...
On va commencer à se faire de grands sourires pour s'attacher les faveurs d'untel ou de tel autre...( euh ça avait commencé avant le 2ème tour non ?)...
Les partisans vont s'enflammer...( euh il en faut pour tous les goûts !)...
Le grand débat télévisé va ENFIN avoir lieu...( euh grand débat ???)...
On va ENFIN entendre les arguments et contre-arguments...( euh mais quels arguments ???)...
Le CSA va surveiller de très près les temps de parole ( euh je plains ceux qui passent des journées et des nuits entières derrière le poste de télévision ou la station de radio, chrono en mains, boite de paracétamol bien entamée ...aie le mal de tête et surtout pas d'erreur car là ce n'est pas Lesieur !!!)...
L'excitation va envahir les salles de rédaction ( euh, ça c'est pas nouveau !!)...
Les "journaleux" vont ressortir leurs fiches du premier tour ( euh c'est plus facile pour être encore et toujours le premier à annoncer le scoop que l'on croit être un scoop mais qui n'est plus un scoop !!!).
Ouais le bourrage de crâne est à la une de l'info, toutes idéologies confondues !!
Pauvre France....Pauvres de Nous !!!
Demain....
"ON" vote...Premier tour des Présidentielles 2012.
Depuis 5 ans maintenant cette élection est au coeur de la planète "politique" ! au fil des années elle s'est peaufinée, a rempli et plus souvent fatigué nos cerveaux, se rendant désirable et souvent détestable, mettant sens dessus-dessous les partis, aiguisant de très nombreux appétits.
Et pourtant tout ne fût pas très beau! L'insulte sournoise et feutrée fait aujourd'hui partie intégrante et "normale" des joutes verbales ! Et les fervents supporters de nos bienfaiteurs passés, présents et futurs sont béats d'admiration devant ce qu'ils analysent comme "le trait de caractère" de leur champion !! Ah oui ils ont énormément de charisme, ces hommes et femmes qui nous gouvernent ou qui vont retrouver ce pouvoir qui leur manque tant !!!
Certains ont encore faim, d'autres ont grossi tellement vite qu'un régime est venu stopper leurs ardeurs et leurs gourmandises!
Les sondeurs s'en sont donnés à coeur joie et attendent impatiemment les premiers résultats pour être confortés ou démolis !!
375 sondages ont été commandités pour l'Election ¨Présidentielle 2012 !! Ils ont été l'oxygène des journalistes. Ils leur ont ouvert les portes de débats infinis.Incontournables dans la vie politique, et même si tout le monde s'accorde à ne pas trop les mettre en avant, ils ont défini jour après jour, une orientation assez fidèle de ce que seront les "vrais résultats".
On les voit comme une représentation fidèle de nos opinions, et bon nombre de "journaleux" en font leur bible de chevet. Il est vrai que les sondages traînent une bonne réputation. Les instituts qui se font du beurre sur eux pour tel ou tel journal de la presse écrite et audiovisuelle, se frottent les mains de ce succès fou !
Quand ils sont commentés, expliqués par des analystes compétents, nous arrivons à les décrypter à leur juste mesure et avec encore une fois les réserves inhérentes au risque d'erreur, à les digérer tant bien que mal ! Mais à la longue OK? , on a compris !
Mais quand nos amis "journaleux" les prennent pour argent comptant, les intègrent dans leurs propres convictions politiques, là les choses deviennent complètement différentes, et cette appréciation très particulière dégage très souvent des odeurs nauséabondes qui font passer certains prétendants au trône suprême pour des has been, des moins que rien, des gens sans foi ni loi !! Il est là le vrai scandale des sondages !
J'ai entendu dernièrement sur une radio l'analyse de l'un de ces 375 sondages par une "journaleuse": à la fois édifiant et incroyable d'entendre ça! On nous prend pour vraiment pour des C... qui ne savent pas mettre des mots en face de chiffres !
" A est à x %, B le suit de très très près ...avantage A !!! F,G,H sont tout en bas du tableau...pour eux la fête est bien finie !!!.....Au second tour A a une avance très confortable sur B...les jeux sont faits !!!". Même si je schématise un peu c'est vrai on en est là !! On nous prend encore et toujours pour des C...
Le danger non pas des sondages mais de leur interprétation "primaire" est qu'ils ont infecté les médias, qu'ils les ont rendu soporiphiques, ennuyeux, qu'ils les ont conforté dans une surenchère propre aux bien-pensants, et que cette bulle médiatique s'est jeté toutes dent dehors et bavant sur des proies qui ont été traitées et maltraitées suivant des codes définis à l'avance, convaincus de leur bon droit et soucieux d'une information "libre" !! Et encore une fois on nous a pris pour des C...
Mais il faut être deux. Et en face de cette bulle médiatique, ils étaient une "belle" brochette à lorgner sur la fonction suprême, construisant puis détruisant de belles amitiés. Ils étaient une "belle" brochette à s'inventer un statut de justicier sans peur et sans reproche, et au bout du compte, nombreux s'en sont allés la tête bien basse, le regard fixé sur leurs chaussures vernis qui ont foulé pourtant tant et tant de marchés, tant et tant d'usines, tant et tant de podiums, tant et tant de salles de rédaction, brillantes de plaisir, mais ts'usant trop vite pour leur permettre de réaliser le rêve de leur vie !
C'est dur de faire de la politique, c'est dur de faire croire qu'on peut sauver le monde !
Les 10 rescapés vont connaître des fortunes diverses et variées. Pour la plupart d'entre eux, ce sera conforme aux prévisions...un p'tit tour et puis s'en vont !...Pour le milieu du tableau, une certaine forme de consécration pour peser sur la suite, et pour les "favoris" un enjeu majeur où toute une vie "politique" et une fierté personnelle sont en jeu.
Et puis d'un coup me reviennent des bribes de phrases entendues ça et là depuis 5 ans,au cours de conversations sur les marchés, dans les bars, de soirées entre amis, sur le trottoir avec le voisin, genre: " l'gars, il est élu et la première chose qu'il fait c'est un bon repas au Fouquet's...Dans la foulée, il "se" décide une augmentation de salaire, car pour être le Président de tous les Français il faut avoir les reins solides...Et là aucun journaleux qui se respecte ne lui pose la question les yeux dans les yeux à la radio ou à la télé...Ah oui on en parle dans les médias et dans l'opposition, mais de loin, de très loin... Ils sont tout mielleux et jouent le "très politiquement correct" quand ils se croisent. 10 mètres plus loin le ton change, la haine est de retour avec leurs porteurs d'eau...Attends ! Monsieur et Madame se paient des vacances sur un yacht, Ray Ban en prime...T'as vu comme ils s'écharpent tous pour représenter la Gauche à la prochaine Présidentielle ?...Tous pareils, tous pourris...Des coups de couteau et demain on s'embrasse...Le FN dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas...On n'en serait pas là si la réforme des retraites avait été lancée il y a 20 ou 30 ans...Toutes ces usines qui ferment c'est une vraie catastrophe...L'emploi des seniors: ça me fait bien rire...A 50 ans on te jette sans aucune humanité...Moi ça va, je suis parti au bon moment, mais nos enfants et nos petits enfants comment ça va se passer pour eux ?..La France va mal...C'est arrivé aux Grecs, les Espagnols, les Portugais, les Italiens n'en sont pas loin, et nous ?...Tout ce pognon foutu en l'air, pourquoi ?...Rien j'te dis rien ne va changer...Ils sont tous à des années lumière de nous...C'est facile de promettre de belles choses quand on sait qu'on ne sera pas élu..".etc etc...Des phrases comme celles-ci, il en existe des tonnes et des tonnes.
Il l'a dit: s'il perd il part...Il le sait: s'il perd ses amis "adversaires" reviendront sur sa stature de départ, non conforme à l'image d'un "vrai président" ! A moins qu'un troisième larron les mettent d'accord ?
Les médias auront de quoi faire....et l'on retombera dans l'entre-deux tour sur une information que l'on ne supporte plus tant elle concerne un monde politique très loin de nos attentes, de notre soif de justice, de paix, de concorde qui continueront tant bien que mal à se déliter ! Et l'on repartira pour 5 ans de...désillusion ?
Alors demain...ON vote ?
JO 2012: Stratégies ???
Dans moins de 4 mois le verdict va tomber !!
Mais avant toute chose ma galerie de portraits est loin d'être terminée. Jusqu'à présent mes présentations portaient sur des triathlètes déjà qualifiés ou susceptibles de l'être. Il y en a d'autres qui vont venir grossir le rang de "mes" élus !! Et à ce titre l'échéance du Championnat d'Europe à Eilat en Israël ( l'endroit est-il un bon choix ? c'est un autre sujet) dans quelques jours sera un bon révélateur va pour un certain nombre d'entre eux, nous permettant aussi d'y voir plus clair.
Aujourd'hui je me projette carrément vers ce début août. On sait que seulement 6 pays font actuellement " le plein" de dossards ( 3 hommes et 3 femmes). La France en fait partie au même titre que l'Australie, la Nouvelle-Zélande,l 'Allemagne, et la Grande-Bretagne.C'est bien sûr un avantage non négligeable, et l'on est pratiquement certain que les anglais qui accueillent ces jeux ont déjà un objectif de doublé chez les hommes et que cela passe par une stratégie d'équipe bien huilée le moment venu. Le 3ème homme qui pourrait être Will Clarke aura un rôle bien défini ( il le dit lui-même !): celui du parfait porteur d'eau ( sans connotation péjorative) à la seule condition bien sûr qu'il soit dans le bon wagon. Et même si d'aventure il n'accrochait que la voiture suiveuse, il serait là pour tenter de parer à toute velléité offensive de la part d'adversaires directs de ses deux compagnons de "club" !
Que peut-il en être chez nous ? Quand on lit entre les lignes, du moins celles "écrites" par le Directeur Technique National Frank Bignet, on s'aperçoit que le 3ème homme s'il y en a un se verrait attribuer un rôle précis "dans l'intérêt de l'équipe de France". Cela laisse penser qu'on se verrait bien calquer la stratégie de course sur celle de nos "meilleurs ennemis" du monde ! Mais comme tout bon communicant, à la question de savoir le pourcentage de chances, la réponse prête bien sûr à sourire: "100% des gagnants ont tenté leur chance..." Une belle pirouette en signe de lapalissade !!! Mais bon c'est de bonne guerre et nul n'est devin.
Mais encore une fois, l'éventualité " d'un travail d'équipe " est-elle la bonne solution ? Certains dont je m'associe diront "oui", et d'autres tout naturellement "non": d'ailleurs vos avis seront toujours bons à lire ! ( Alors n'hésitez pas). C'est vrai aussi que ce n'est pas parce que l'on a 1 voire 2 dossards qu'on est exclu "du jeu". Il y aura un marquage évident des grosses écuries, qui peut comme parfois profiter à "l'innatendu". Sans dénigrer sa valeur, nous avons tous en mémoire le sacre du Canadien Simon Whittfield à Sydney en 2000. Mais comme dirait notre DTN: "il a tenté sa chance" ! Et puis je pense qu' à cette époque-là, cette notion de stratégie d'équipe n'était pas encore entrée dans les moeurs du triathlon !
Enfin n'oublions pas que si tous ces garçons et filles se connaissent bien à travers toutes les étapes mondiales, il va être très intéressant de suivre leurs parcours 2012 où une autre stratégie peut fleurir: celle de "l'évitement".....On va continuer à marquer des points mais sur des épreuves différentes. Les seuls qui à mes yeux ne se poseront pas franchement ce type de question sont les " Brownlee brothers " ! Non pas par "suffisance" mais parce qu'ils auront à coeur de semer le doute, de jouer "l'écoeurement" en allant titiller leurs principaux adversaires ! Mais oui...Ils peuvent aussi se planter à ce petit jeu..Ils sont deux, et il serait surprenant de les voir se planter "en famille" ! Vous pensez que c'est de la pure fiction, mais bon je tente le coup! ( personnellement je n'ai pas grand chose à perdre si ce n'est ma toute toute petite crédibilité !). Et puis cette épreuve 2012 me passionne au-delà de ce que je pensais !! Un regain de vitalité critique !
JO 2012: un tsar en or ?
Il fait partie de ces triathlètes que l’on connaît finalement peu même si leurs résultats les situent en haut du tableau.
Né dans la froidure sibérienne, le russe Dmitry Polyansky se lance en 2002, et apparaît sur les tablettes à partir de 2005, de manière très modeste avec une 34ème place au mondial junior, et va pendant 2 ans alterner des top 10 ( 3 6 et 8 sur des coupes d’Asie) et des places bien moins glorieuses ( 28 sur une coupe d’Europe, 39 et 40 sur la world cup à New Plymouth et Pékin. N’oublions pas qu’il est U23 et que tout cela fait partie de l’apprentissage classique du haut niveau.
En 2007, il programme une grosse saison avec pas moins de 16 courses et là encore il collectionne quelques belle performances sur la coupe d’Asie où il brille même si l’on sait que le niveau est moyen sur ces épreuves-là ( 6ème à Subic Bay ? 2ème à Yicheng ), et sur la world cup ( 12ème à Vancouver, 11ème à Edmonton, 6ème à Tisjausvaros, 10ème à Cancun, 4ème à Eilat qui accueille dans quelques semaines le championnat d’Europe). Un championnat d’Europe où il rate de peu le podium en U23. Cette même année il abandonne aux « europe et mondial » élite.
Un besoin de souffler en 2008 avec moins de courses avec quelques top 15 ( entre autre 11ème au championnat du monde Elite à Vancouver, 15ème à Madrid 12ème à Litzbühel et 8ème à Lorient en world cup ), et une belle médaille de bronze au mondial U23. Sélectionné pour les JO de Pékin il se classe 22ème. Sur sa dernière course en coupe d’Europe à Alanya il prend la 1ère place.
Et le voilà reparti en 2009 pour une saison « marathon », et les prémices d’une progression sensible. 1er en coupe d’Europe Elite à Pontevedra, et en U23 à Tarzo Revine, après un très bon début de saison en world cup series à Tongyeong, il continue sur sa lancée en remportant une étape à Tisjausvaros, en prenant l’or sur l’aquathlon du championnat d’Asie, et des médailles de bronze à Palembang et Hong Kong sur cette coupe d’ Asie qui lui réussit toujours aussi bien. Sans oublier ses 7ème 8ème 10ème et 6ème places à Madrid, Hambourg, Kitzbühel et Gold Coast.
2010 : toujours cette envie de rivaliser avec les meilleurs. Les bons résultats sont là en début de saison : 4ème à Sydney, 6ème à Seoul, 8ème à Madrid. La fin est bien plus laborieuse avec 3 places au-delà de la 40ème.
L’an dernier, il retrouve de très nombreux top 10. Une fois 1er à Tongyeong (world cup), 3ème aux « europes » à Pontevedra, Penza en ETU cup, Yokohama sur la world cup series, 4ème à Pékin et 5ème à Madrid également en wcs, et 10ème à Sydney et au championnat du monde sprint à Lausanne.
8ème mondial Dmitry Polyansky rêve comme les autres de ce podium magique qui serait un superbe hommage à son idole de toujours et pas n’importe lequel : le nageur Alexandr Popov 4 fois médaillé d’or aux JO . En attendant il adore s’adonner aux jeux électroniques et pratique dans ses moments de loisirs le football.
JO 2012: lui "aussie" !!
Né dans une famille de 6 enfants qui très tôt fait le choix de déménager dans une ville où le sport est roi, Brad Kalhefeldt s’essaie à de très nombreuses activités, et se distingue « partout où il passe ».
Un choix cornélien va s’imposer à lui, et c’est le triathlon qui l’emporte dans un premier temps, vu ses qualités pédestres. Malheureusement le résultat est loin de ses espérances car la natation est son réel point faible. Direction le duathlon et des sélections en junior en 1996 et 1997. Mais il reste persuadé qu'il peut réussir en triathlon, et met l’accent sur l’entraînement alignant comme un forcené les longueurs de bassin. Les résultats se font sentir à travers des classements de plus en plus probants en junior, et il participe à son premier championnat du monde à Lausanne en 1998. Cette course se solde par un abandon suite à un bris de chaîne
Ce n’et que parti remise pour ce garçon discret de nature mais à la volonté extrême.
La malchance s’acharne sur lui l’année suivante avec une fracture de fatigue qui l’empêche de rêver à une médaille, alors que ses apparitions sur les épreuves australiennes sont de plus en plus encourageantes. Une succession de pépins physiques l’éloignent à nouveau de la compétition. Une année noire en 2001 qu’il va effacer avec l’envie incroyable de se battre pour revenir à son meilleur niveau, sans pour autant précipiter les choses, respectant totalement les prescriptions médicales pour obtenir une guérison complète.
En 2002, il conclue sa saison par le titre mondial à Cancun en U23, et quelques belles perfs à Saint Petersbourg (5) et au championnat d’Asie (2).
2003 : quelques beaux top 10 sur les Coups du monde à Salford (5), Tisjausvaros (8), Hambourg et Nice (3), Cancun (2), malgré une grosse contre-performance lors des mondiaux (45).
En 2004, il remporte le championnat d’Océanie, seul fait marquant.
2005: il retrouve le top 5 à Holten ETU (2), Tisjausavros (2)Salford (5), Hambourg (4) en world cup, mais surtout le bronze au mondial à Gamagori. Il finit 1er du ranking. La machine est lancée.
L’année suivante, il glane 7 médailles d’or entre la world cup ( Doha, Richards Bay, Salford, Tisjausvaros, les Jeux du Commonwealth et le championnat d’Océanie, ce qui lui vaut une nouvelle place de 1er au ranking.
La série continue à Mooloolaba avec un nouveau titre océanique, et une victoire à Mooloolaba en coupe du monde. Un compétition qui lui sourit toujours avec une 3ème place à Lisbonne et Kitzbühel, de l’argent à Salford, et le bronze au mondial à Hambourg.
2008 et un objectif : les JO de Pékin. Sa saison démarre à nouveau sur les chapeaux de roues avec de l’or à la Gold Coast, l’argent à Mooloolaba et Tisjausvaros en world cup. Malheureusement un nouveau coup d’arrêt physique entame sa préparation pour les Jeux, où il ne termine que 16ème. Nouvelle chirurgie de la hanche.
Il repart au combat en 2009 toujours aussi motivé, et aligne toujours de belles places avec un nième titre au championnat d’Océanie, des secondes places à Tongeyong, Hambourg, et du bronze à Mooloolaba.
2010 est l’année des réajustements sur le plan de l’entraînement et toujours des top 10 qui en font un des animateurs des grandes compétitions internationales comme Sydney, Séoul Hy-Vee, Hambourg, Londres, Kitzbühel, Budapest. Il échoue de peu au bas du podium au championnat du monde sprint à Lausanne.
En 2011, il s’offre sa qualification dans l’équipe australienne pour les Jeux avec une 8ème place à Londres (test event) , gagne à Mooloolaba et Hambourg.
Comme de nombreux triathlètes étrangers Brad Kalhefeldt qui s’entraîne à Gold Coast, court en dehors des compétitions internationales en France sur le circuit du Grand Prix avec le Lagardère Paris Racing et aujourd’hui les Sables Vendée Triathlon où il se distingue régulièrement.
Entré dans le triathlon en 1995, et à 33 ans ( qu'il fêtera le 27 juillet quelques jours avant l'instant magique), "Sticksy" n’a plus de temps à perdre et compte bien frapper un grand coup. Attention à l’eau qui dort !
JO 2012: un soutien de luxe ?
Will Clarke a 7 ans quand il apprend à nager et son implication dans la discipline est immédiate.
Sans le savoir bien sûr, il est en train de poser les bases d’un sport qui lui permettra plus tard de se hisser au niveau des meilleurs. A l’âge de 11 ans, dans un contexte scolaire il commence aussi à courir correctement, et très régulièrement enfile ses baskets pour avaler quelques kilomètres à travers champs avec des copains. Et parallèlement à la natation sous l’impulsion de parents acquis à sa cause, il varie les plaisirs sur des compétitions même si les résultats sont loin d’ être à la hauteur !
Il perfectionne son niveau en natation et déjà se fait remarquer à l’âge de 16 ans. Parallèlement il livre des journaux avec son vélo, et c’est tout naturellement qu'il interroge son professeur de français sur le triathlon qui débarque dans son esprit et dont il va faire sa nouvelle vie !! L’entraînement se fait de plus en plus sérieux et structuré et sa première course internationale a lieu en Pologne au Championnat d’Europe des Jeunes en relais où la Grande Bretagne prend la 6ème place.
L’Université de Loughborough lui offre la possibilité de côtoyer les meilleurs nationaux dans des conditions de plus en plus performantes.
En 2003, il entre dans le top ten ( 7ème) au mondial junior à Queenstown, et 7ème aux « Europes ». L’année suivante il fait encore mieux en prenant le bronze au championnat du monde à Madeire, et deux médailles d’argent aux « Mondes » de duathlon à Geel en junior et au championnat d’Europe à Lausanne en U23. La machine se met en route !
2005 : hormis une 6ème place au championnat d’Europe U23, une année à vite oublier avec quelques performances très moyennes à Gamagori (abandon), Pékin (32ème).
2006 est l’année des projecteurs avec un superbe doublé en U23 : il s’empare de l’or européen et mondial , et commence à se montrer parmi l’ élite sur les coupes du monde ( 5ème à Mooloolaba, 7ème à Madrid, 3ème à Salford, 7ème à Hambourg).
Un début 2007 un peu difficile (certainement le temps de digérer sa somptueuse année 2006 !), puis de nouveau dans le top ten à Kitzbühel (6ème), Salford (8ème), Hambourg (5ème au mondial), Pékin (7ème), et une place pour les JO de 2008.
2008 : hors mis une 6ème place à Madrid en World Cup, il rate de peu quelques top ten et surtout reste sur une grosse déception à Pékin lors de l’épreuve Olympique (14ème). Il change d’entraîneurs et s’oriente vers d’autres formes de travail.
Est-ce une conséquence mais 2009 est un peu à l’image de 2008 : des top 15 et une petite éclaircie à Kitzbühel (7ème). Des hauts et des bas qu’il prend néanmoins avec beaucoup de philosophie ( le fameux flegme « british » ?). Et puis sa vie personnelle est pour beaucoup dans ses nouvelles prises de conscience : le triathlon OK, mais une vie privée avec une compagne et d’autres horizons , ce n’est pas mal non plus !
2010 : encore une année moyenne. Il ne baisse pas les bras et 2011 lui offre quelques belles courses où il ne lui manque pas grand-chose pour se hisser au niveau des tous meilleurs. Il sait qu’il a devant lui les frères Brownlee, que rien n’est fait, et qu’il lui faudra faire un bon début de saison 2012 pour envisager d’obtenir le 3ème billet pour Londres et surtout ne pas connaître la déception qui touchera ceux qui ne seront pas du voyage ! Il se verrait même en position de les aider à réaliser leurs rêves olympiques !
On l'a également suivi ces dernières années sur le championnat de France des Clubs de première division Grand Prix Lyonnaise des Eaux avec le Lagardère Paris Racing où il a toujours eu un comportement plus qu'honorable et l'envie de défendre ses couleurs.
Après des fêtes de Noël en famille dans la nouvelle maison qu’il partage avec sa compagne Clare, ses objectifs sont clairement affichés : au programme la qualification passe par 3 bonnes courses à Sydney, San Diego et Madrid ! Dans un mois il affrontera la première échéance. Il est sur la route prêt à tout pour ne pas s’arrêter en si bon chemin ! Si ce n’est pas le cas, il s’en remettra au jugement du selectionneur.
Il sera temps après de profiter de tout ce qu’il aime : les voyages, le ski, les promenades avec sa femme et ses amis.
JO 2012: à ne pas prendre à la légère....
( crédit photo: ITU)
Sa particularité est d’être l’un des tous meilleurs mondiaux en ne comptant qu’une victoire tout au long de sa carrière internationale à Penza cette année sur une coupe d’Europe.
Il n’est jamais passé loin, mais a du se contenter de l’argent ou du bronze !
Il aborde la compétition dès son plus jeune âge comme beaucoup d’enfants. Natation et course à pied rythment son apprentissage, et c’est en 2002 qu'il se fait remarquer lors de son premier triathlon.
En 2005, premières courses internationales et une 24ème place lors des mondiaux junior à Gamagori au Japon.
L’année suivante il s’empare de l’argent à Autun lors du championnat d’Europe, et tente quelques incursions en U23 et Elite ( coupe du Monde) qui ne s’avèrent pas concluantes. Il remporte une très belle médaille d’argent lors du championnat du Monde junior à Lausanne.
En 2007, en finissant 3ème à Richards Bay, 4ème à Vancouver, 2ème à Edmonton en coupe du Monde, il casse l’image du triathlète russe fantasque et capable du pire comme du meilleur ! Sa 2ème place au championnat d’europe U23 et sa 9ème place au mondial à Hambourg en font un client à prendre au sérieux.
2008 : l’année « sans » avec peu de courses, un abandon aux « europes » U23, une 24ème place aux JO de Pékin, une 5ème place seulement au mondial U23.
En 2009, émoustillé malgré tout par les Jeux et conscient de sa valeur, il collectionne quelques médailles d’argent ( Quarteira et Alanya ETU, Tisjausvaros ITU, et de bronze ( Tarzo Revine U23, championnat d’Europe à Holten, WCS à Hambourg).
2010 : quelques bons top ten dont une 7ème place à Athlone aux « europes », une belle 3ème place aux championnat d’Europe U23, 2ème à Sydney et 4ème à Londres en WCS.
En 2011, une belle série de top 5 le propulse dans le haut du ranking ; 5ème mondial grâce entre autre à sa 4ème place à Madrid, à ses 2èmes places à Kitzbühel et Londres et Yokohama, et sa 5ème place à Lausanne lors du championnat du Monde Sprint.
A 24 ans seulement, Alexander Bryukhankov a de belles années devant lui, mais il pourrait être LA surprise des JO de Londres, liée à une nature discrète et surtout à un final en course à pied qui pourrait, s’il se trouve dans le bon wagon en désarçonner plus d’un !
JO 2012: s'il n'en reste qu'un....
...ce sera celui-là...
Laurent Vidal pratique la natation au Dockers Club Sétois quand il découvre le triathlon, et c'est en 1994 qu'il a le déclic : ce sera ça où rien !! C'est un bosseur né qui sous des allures frêles va se tailler un chemin dans une jungle pas toujours amicale. Des hauts et des bas vont jalonner une carrière déjà longue de 17 ans !
Il gravit un à un les échelons, enchaîne les catégories avec une avidité évidente, un peu fonceur au début. Petit à petit il construit avec son entraîneur ce parcours qu' il gère aujourd'hui , comme il le dit lui-même comme étant " son propre PDG " dans tous les domaines.
Sa carrière internationale, il la lance en 2002 avec une médaille d'argent au championnat d'Europe junior à Gyor. Il prend de suite goût à la tunique bleue blanc rouge. Comme on le comprend ! Mais petite déception aux "mondes" seulement 19ème.
En 2003 il inverse tout: 14ème aux "europes" et une belle 4ème place à Queenstown au championnat du Monde.
2004: 1ère année en U23 et une 7ème place au mondial. Une première expérience en coupe du monde qui se solde par un abandon.
Même résultat en 2005 à Madrid et à Gamagori en world cup où il mesure le chemin qui lui reste à parcourir pour "faire parler de lui", et au championnat d'Europe avec une bien triste 37ème place. Une saison à vite oublier après une nouvelle déconvenue à Pékin (48ème ).
En 2006 , après une arrière saison contrariée par des problèmes de santé, les coupes du monde ne lui réussissent toujours pas ( 40ème à Richards Bay, 45ème à Cancun), il abandonne aux "europes" à Autun, seul Alanya ( ETU ) et Baeza ( championnat ibéroaméricain) trouvent grâce à ses yeux avec une 3ème place.
2007 se présente sous de meilleures auspices. Il démarre bien avec des top ten: 6ème au championnat d'Océanie, 8ème à Lisbonne et Madrid en coupe du monde, 6ème au championnat d'Europe. Puis les rythme élevés des compétitions et des déplacements se font sentir sur la fin avec à nouveau des performances moyennes.
Son début de saison en 2008 est lui aussi encore moyen, mais au fil des mois il retrouve cette combativité qui se traduit par des résultats plus positifs: 5ème à Richards Bay, 8ème à Madrid, 6ème à Kitzbühel, 5ème à Lorient, 3ème à Huatulco. Sélectionné Olympique, il passe au travers à Pékin, finissant au bord de l'inconscience.
Il ne baisse toujours pas les bras, croyant dur comme fer qu'un jour tout cela finira par payer. 2009 le conforte dans cette idée avec une reconnaissance nationale (Champion de France) et internationale qui se traduisent par une plus grande régularité parmi les meilleurs. 5ème mondial à l'issue de la saison, il entrevoit enfin le bout du tunnel.
Champion d'Océanie en 2010, 5ème du championnat d'Europe, il fait de saison, malgré deux blessures (entorse à la cheville et fracture de trois côtes) une belle transition avec pour seul objectif une place qualificative pour les JO de Londres.
Chose faite en 2011 sur les lieux mêmes des prochaines olympiades. 6ème sur le sélectif londonien, à Kitzbühel, et à Lausanne au championnat du monde Sprint, 7ème aux "europes", il libère enfin son esprit et aborde la phase hivernale avec le sentiment du devoir bien accompli. Une saison 2011 qu'il termine de fort belle manière avec un nouveau titre de champion de France, et sur sa terre d'adoption une 4ème place à Auckland.
N’ayant pas hésité depuis quelques années à « s’exiler », Laurent Vidal est maintenant un athlète bien dans sa tête, bien dans sa peau, bien dans ses vies sportive et personnelle. Comme il le dit si bien « il y a 49% de kiwi et 51% de français en moi ».
Après un repos bien mérité où il a pu s’adonner à ses petits plaisirs comme la cuisine et la composition de musique électronique (un futur David Guetta !!) , il n’a qu’un objectif : connaître enfin le plus grand moment de sa vie en août 2012, moment qu'il aimerait tellement partager avec sa compagne Andrea Hewitt qu'il entraîne et qui s’est elle aussi qualifiée pour les Jeux.
On lui souhaite d’aller au bout d’ une phrase de Mark Twain qu’il a fait sienne : "They didn't know it was impossible so they did it".
JO 2012: David Hauss, plus qu'un outsider....
Qualifié avec son copain Laurent Vidal pour les JO de Londres, David Hauss est à présent sur la voie royale tant enviée par grand nombre de triathlètes.
Né le 1 février 1984, il a fêté il y a un peu plus d'un mois ses 28 ans. Arrivé tout petit à la Réunion, il a toujours aimé les défis sportifs. Issu de la natation, son ambition de devenir un jour triathlète l’amène à 12 ans vers ce sport, et c’est à peine âgé de 15 ans qu’avec l’accord de ses parents il prend la difficile décision de couper le cordon avec son île, convaincu que son histoire sportive passe inévitablement par cet exil en France. Les sports études vont alors rythmer sa vie et lui forger un mental fort avec toujours ce souci de l’excellence. Il va devoir batailler ferme pour revêtir une « peau » de futur champion aidé en cela par son entraîneur de père Joël à partir de 2007. Il lui a fallu acquérir une rigueur qui n’était pas naturellement innée (la douceur des îles y est certainement pour quelque chose !), mais là encore il se bat contre lui-même et ce n’est que 5 ans après son premier triathlon, qu’il récupère les premiers fruits d’un gros travail.
En 2002, après une belle 8ème place européenne, il s’empare de la médaille d’argent mondiale en junior au Mexique à l’issue d’un sprint phénoménal ( 10’’ entre les 5 premiers) ce qui situe déjà son extrême volonté !
Il réédite cet exploit l’année suivante à Queenstown battu à nouveau par le néo-zélandais Terenze Bozzone, dans une épreuve où son compatriote Laurent Vidal prend la 4ème place.
Sa route semble tracée et pourtant en 2004 son passage en U23 est plus délicat avec seulement la 19ème place au mondial à Madère. Il assiste devant sa télé au rêve olympique qui reste depuis sa plus tendre enfance son but ultime !
Il abandonne en 2005 au championnat d’Europe, se « récupère » au Japon pour les « mondiaux » avec une 5ème place, course qui voit la très belle médaille de bronze d'un autre français Bertrand Boulch.
En 2006 peu de participations, et des bas des hauts en world cup.
Après une saison bien triste, David Hauss s’adjoint les services de son père, et renoue avec les podiums et les tops ten: 1er sur une coupe d’Afrique, 2ème au championnat d’Afrique, 6ème aux « europes » U23, 7ème au mondial à Hambourg avec toujours ce petit manque primordial : le finish. Il l’a bien compris et ce sera dorénavant un des axes principaux de progrès.
Mais cette euphorie est de courte durée et l’année des Jeux de Pékin est encore jalonnée de résultats moyens, indignes des capacités réelles du garçon. Ses prestations mondiales le situent au-delà de la 25ème place et j’avoue humblement que je fais partie à l’époque de ceux qui doutent d’une éventuelle renaissance : le triathlon va vite, très vite, et personne ne vous attend ! Des triathlètes disparaissent, une nouvelle génération pointe le nez et il ne faut surtout pas rater le train !
Je suis bien sûr très heureux aujourd’hui de mettre « planter », car dès 2009 « le phénix renaît de ses cendres ». Cela commence par des classements plus conformes dans la nouvelle série mondiale : 15ème à Madrid, 13ème à Washington, 6ème à Londres. Sur d’autres courses du circuit mondial parallèle, il termine 10ème à Perth et 4ème à Mooloolaba. Seule ombre au tableau : une course à pied insuffisante au championnat d’Europe pour espérer un top ten.
Mais ce n’est que partie remise chez cet homme qui a pour constante essentielle de ne jamais baisser les bras. Il n’hésite pas à « s’expatrier » dans des régions « chaudes » l’hiver afin de se mettre dans les meilleures conditions possibles d’entraînement.
2010 confirme ce renouveau, et malgré quelques contre-performances le bilan est intéressant : médaillé de bronze au championnat d’Europe, sur la WCS 3ème à Sydney, 9ème à Kitzbühel, 6ème lors de la finale à Budapest, et une nouvelle médaille de bronze au championnat du Monde Sprint à Lausanne avec cette fois-ci une course à pied en très nette amélioration.
2011 et deux échéances capitales : le Championnat d’Europe et la course préolympique de Londres, synonymes de présence aux Jeux ! Comme d’habitude un hiver « au chaud », et David Hauss aborde les premières WCS regonflé à bloc. Une belle 5ème place à Sydney, puis 11ème à Madrid, 15ème à Kitzbühel. Malheureusement, les « europes » ne lui réussissent pas (13ème place mais une course à pied qui se précise). Qu’à cela ne tienne ! Il remet tout son cœur à l’ouvrage. A la WCS d’Hambourg, sa médaille de bronze sonne le temps de la révolte ! 2ème chrono course à pied : 29’48 derrière l’anglais William Clarke 29’47, UNE seconde entre le 3 premiers et l’Australien Brad Kalhefeldt qui s’empare de l’or ! Du jamais vu ! Une performance qui fait un bien fou, qui redonne un grand coup de « peps » au moral, et qui prouve que tout est possible.
Londres arrive, tous les cadors sont là, la grande explication peut commencer…et bingo ! 7ème place derrière son ami Laurent Vidal, 6ème chrono pédestre, 2 français dans les 7 premiers qui ont leur billet pour le « big Day » !!
A Lausanne lors du championnat du Monde Sprint, il termine 4ème derrière Jonathan, Alistair Brownlee et Javier Gomez. Excusez du peu!
Pékin lors de la grande finale de la WCS, confirme sa progression en course à pied avec le 7ème chrono et la 7ème place.
6ème du ranking mondial, David Hauss s’approche de son rêve. Sa lucidité tout comme celle de son entraîneur de père vont accompagner les préparatifs. Ils le savent et le sentent très bien. Même si deux extra-terrestres font la une du box office, ils sont une toute petite dizaine dans un mouchoir de poche. Tout va se jouer au « millimètre » près. Il n’y aura pas de coup de bluff, juste un rendez-vous à ne pas manquer. David peut le faire !
A lire très attentivement et à méditer sereinement...
Le post d'aujourd'hui ce n'est pas moi qui l'ait écrit.
C'est Philippe Carrese écrivain français né à Marseille en 1956 . Il est également réalisateur de séries TV (Plus belle la vie) et de films. Il est chroniqueur dans la presse, ainsi qu'illustrateur. Enfin, il est musicien. En général nous sommes abreuvés de messages divers et variés envoyés par des amis ou des amis de nos amis, et j'avoue que je ne les lis pas, souvent par peur que mon PC soit infecté !
Eh bien là ce n'est pas le cas, et j'espère que son auteur ne verra aucun inconvénient à ce que je le publie sur mon blog.A travers ce ras-le-bol, il transcrit avec beaucoup d' exactitude une somme "de petites choses" que nous subissons quotidiennement et qui nous amènent le plus souvent à nous "révolter" intérieurement bien souvent par impuissance ou plus simplement par peur. Tous les bien-pensants qui nous entourent devraient en prendre de la graine et sortir enfin de leur bulle! Il n'y a pas de plus belle école que celle que l'on vit, que l'on subit tous les jours. Encore une fois certains diront: "et alors?" . Eh bien lisez, analysez si vous le voulez, et faîtes-vous votre propre opinion, loin de toute idéologie partisanne, et gardons l'espoir (ma foi bien mince et difficile d'y croire) que des solutions ( s'il y en a !!) existent !!
" J'ai Plus envie...".
J'ai plus envie.
J'ai plus envie de me prendre le quart-monde dans la gueule chaque fois que je mets un pied sur la Canebière. à Marseille.
Je m'apprêtais à écrire une chronique rafraichissante pour un magazine d'été riant, bien décidé à taire mes énervements habituels.
J'avais pris de bonnes résolutions, rangé ma parano dans ma poche et mes colères avec mes tenues d'hiver, au fond d'un placard.
Je m'apprêtais même à faire de l'humour.
Quelques fois, j'y arrive. Mais voilà. Une randonnée pédestre éprouvante entre les Cinq Avenues et le cours d'Estienne d'Orves a sapé mon moral et éradiqué mes résolutions optimistes.
J'ai plus envie de relativiser. J'ai plus envie de faire de l'humour. Et j'ai plus envie de subir ce cauchemar quotidien.
J'ai plus envie de supporter toute la misère du monde à chaque coin de rue.
J'ai plus envie de slalomer sans cesse entre des culs-de-jatte mendiants, des épaves avinées et des cartons d'emballages de fast-foods abandonnés sur le bitume chaotique du premier arrondissement.
J'ai plus envie de cette odeur de pourriture qui me saute à la gorge, de cette odeur d'urine à tous les angles de travioles, de cette odeur de merdes de chiens écrasées sur tous les trottoirs, de ces relents de transpiration et de crasse sur les banquettes arrière du 41.
J'ai plus envie de perdre des heures en bagnole dans un centre-ville laid, dévasté par manque total de prise de conscience individuelle et d'organisation collective.
J'ai plus envie de voir ma difficile survie professionnelle lézardée par des bureaucrates en R.T.T, assenant au petit peuple que la voiture est un luxe inutile, eux qui n'ont sans doute plus pris un métro depuis des lustres.
J'ai plus envie de me retrouver sur le parvis de la gare Saint Charles à onze heures du soir avec mes jambes et ma mauvaise humeur comme alternative à l'absence totale de transports en commun et à la présence suspecte de rares transports individuels qui frisent l'escroquerie.
J'ai plus envie.
J'ai plus envie de baisser les yeux devant l'indolence arrogante de jeunes connards.
J'ai plus envie de jouer les voitures-balais pour de malheureux touristes étrangers bouleversés, fraîchement dévalisés par des crétins sans loi ni repère.
J'ai plus envie de me retrouver à chercher des mots d'apaisement et à soliloquer des propos hypocrites sur la fraternité et la tolérance lorsque mes enfants se font racketter en bas de ma ruelle.
J'ai plus envie de me laisser railler par ces troupeaux d'abrutis incultes, vociférant et bruyants au milieu des trottoirs qui n'ont qu'une douzaine de mots à leur vocabulaire, dont le mot « respect » qu'ils utilisent comme une rengaine sans en connaître le sens.
J'ai plus envie de contempler mon environnement urbain saccagé par des tags bâclés et des graffitis bourrés de fautes d'orthographe. L'illettrisme est un vrai fléau, il plombe même l'ardeur des vandales.
Et aussi...
J'ai plus envie de voir les dernières bastides mises à bas, les derniers jardins effacés d'un trait négligent sur des plans d'architectes en mal de terrains à lotir.
J'ai plus envie de cette ville qui saccage son passé historique sous les assauts des promoteurs (le comblement de l'îlot Malaval est une honte).
J'ai plus envie de cette ville qui perd sa mémoire au profit du béton.
Et encore...
J'ai plus envie d'écouter poliment les commentaires avisés des journalistes parisiens en mal de clichés, plus envie d'entendre leurs discours lénifiants sur la formidable mixité marseillaise. Elle est où, la mixité ? De la rue Thiers au boulevard des Dames, la décrépitude est monochrome.
J'ai plus envie de traverser le quartier Saint Lazare et de me croire à Kaboul.
J'ai plus envie non plus de me fader encore et toujours les exposés béats de mes concitoyens fortunés, tous persuadés que le milieu de la cité phocéenne se situe entre la rue Jean Mermoz et le boulevard Lord Duveen.
Désolé les gars, le centre ville, à Marseille, c'est au milieu du cloaque, pas à Saint Giniez. Tous les naufrages économiques de l'histoire récente de ma ville tournent autour de cette erreur fondamentale « l'appréciation de la haute bourgeoisie locale »
J'ai plus envie de ce manque d'imagination institutionnalisé, plus envie de palabrer sans fin avec des parents dont la seule idée d'avenir pour leur progéniture se résume à : «un boulot à la mairie ou au département».
J'ai plus envie d'entendre les mots «tranquille» «on s'arrange» «hé c'est bon, allez, ha» prononcés paresseusement par des piliers de bistrots.
J'ai plus envie de ce manque de rigueur élevé en principe de vie.
J'ai plus envie de l'incivisme, plus envie de la médiocrité comme religion, plus envie du manque d'ambition comme profession de foi.
J'ai plus envie des discours placébo autour de l'équipe locale de foot en lieu et place d'une vraie réflexion sur la culture populaire.
J'ai plus envie non plus de me tordre à payer des impôts démesurés et de subir l'insalubrité à longueur de vie.
J'ai plus envie de m'excuser d'être Marseillais devant chaque nouveau venu croisé, décontenancé par sa découverte de ma ville. Ma ville !
Et pourtant, Marseille.
Pourquoi j'ai plus droit à ma ville ?
Merde !
Philippe Carrese, pour Mars Mag,
JO 2012: y viva Espana !!
Né à Bâle en Suisse en 1983 de parents espagnols, Javier Gomez Noya dit "Javi" aura 29 ans le 25 mars.
Il rejoint tout petit dans son pays. Là il suit une scolarité tout à fait classique, partagée avec différentes pratiques sportives. Mais le sport va prendre le pas sur des études dans le domaine de l’ Ingénierie, et c’est à Pontevedra que sa vie prend un virage important pour la pratique du triathlon.
En 1998 il découvre le triathlon. Il a 15 ans et après avoir consacré quelques années à la natation, c’est décidé, c’est dans ce nouveau sport qu'il veut réussir. Il termine second dès sa première course sans préparation particulière, et va connaître une progression très rapide. Il remporte toutes les épreuves auxquelles il participe et se distingue tout aussi fréquemment dans les classements « scratch ».
En 2002, il devient champion d’Europe junior de duathlon en Allemagne, sans oublier ses titres nationaux.
2003 : première consécration avec le titre mondial en U23 à Queenstown en Nouvelle Zélande, toujours ses doublés tri/dua en Espagne U23, 3ème en tri Elite, et deux places de 5ème en coupe d’Europe en Hongrie et au Portugal.
En 2004, il est encore U23, mais participe au championnat du monde Elite, et prend la 8ème place à moins de 40’’ du vainqueur du néo-zélandais Bevan Docherty. Il connaît une certaine réussite sur les coupes du monde avec entre autre une 4ème place à Tongyeong et la 6ème à Madrid.
En 2005, une année blanche lorsque la Fédération Espagnole lui retire sa licence.
Plusieurs médailles d’or en 2006 : Madrid, Hambourg, Cancun, de l’argent à Aquaba, Pékin en World Cup, une 5ème place aux « europes », une 10ème place au mondial à Lausanne et 1er au ranking mondial.
2007 est une année pleine de belles choses : le titre européen à Copenhague, l’argent au mondial à Hambourg, et 5 victoires en World Cup en Australie, au Portugal, aux USA, en Hongrie et à Pékin, et à nouveau 1er du Ranking mondial.
2008 : l’année des JO de Pékin. Une petite déception avec sa 4ème place après sa médaille d’or au mondial de Copenhague mais une main mise sans partage sur les World Cups à Mooloolaba, New Plymouth, Madrid et Tisjausvaros. 3ème trophée de suite sur le ranking.
Au fil du temps, profitant de sa notoriété, il agit très souvent auprès des jeunes pour la promotion du sport, n’hésitant à se rendre dans les clubs pour parler avec les enfants et répondre à leurs interrogations.
La réussite est toujours là en 2009 , malgré l’apparition de blessures (liées semble t-il à une organisation différente dans son entraînement).Pour la première saison d’une nouvelle formule mondiale pour décerner le titre ( plusieurs étapes et une grande finale), il prend des 2èmes places en Australie, aux USA, en Autriche, finit 3ème à Madrid et Yokohama, sans oublier un nouveau titre européen. Il doit céder la 1ère place du ranking international à un certain…Alistair Brownlee.
2010 : Nouvelle blessure en début de saison et malgré tout Champion du Monde, 2ème du championnat d’Europe, 1er à Londres et Hambourg en WCS, 2ème de la grande finale à Budapest, et un nouveau globe pour le ranking.
Avec l’arrivée sur la scène internationale des frères Brownlee, Javier Gomez Noya est moins en vue en 2011, et malgré sa victoire à Sydney, il doit se contenter d’une 5ème place à Mooloolaba, d’une 3ème place à Madrid sur ses terres, d’une 4ème place à Londres, et seulement 6ème à Pékin pour la finale. Maigre consolation avec sa médaille d’argent au mondial Sprint à Lausanne et une surprenante 40ème place au championnat d’Europe chez lui à Pontevedra !
Javier Gomez Noya est un élément prépondérant de la dream team des petits hommes verts de Sartrouville qui sévissent depuis plusieurs années sur le championnat de France des Clubs.
Pour lui aussi, Les Jeux représentent l’aboutissement d’un gros travail qu’il fournit sans rechigner à Pontevedra où il aime bien s’entraîner avec des triathlètes locaux, appréciant entre autre les lasagnes et la tortilla préparées par sa maman accompagnées d’un bon vin, et ses amis avec lesquelles il joue de la guitare (normal pour un Espagnol !)
Un garçon très proche des choses simples de la vie, d' une famille très unie à qui il ne veut offrir que de …l’or !
Joyeux anniversaire Javi !
JO 2012: dans la famille Brownlee, je voudrais Jonathan
Le petit frère du grand champion a tout d’un grand. On le croit dans l’ombre du « Number One » du moment, mais sa 2ème place au ranking mondial est loin d’être le fruit du hasard, sans oublier que « les couples » en sport qui réussissent à ce point ne sont pas légion !
Jonathan Brownlee, dit « Jono » est né le 30 avril 1990, 2 ans presque jour pour jour après son frère Alistair, fait ses premiers pas internationaux en 2006 avec une seconde place au championnat du Monde junior à Lausanne. Lui aussi excellent coureur à pied participe en 2007 au mondial de duathlon à Gyor où il se classe 9ème. La même année, il confirme qu’il fait déjà partie de tous bons en se classant 5ème au championnat d’Europe à Copenhague. Une « petite faiblesse » au mondial junior à Hambourg (15ème) ne le formalise pas outre mesure, il se connaît déjà très bien et sait que meilleur est encore à venir !
En 2008, il remet quelques pendules à l’heure en prenant le bronze aux “europes” à Lisbonne et aux “mondiaux” à Vancouver, battu le deux fois par un « petit frenchie » qui débarque lui aussi Vincent Luis ! C’est assez rare dans cette catégorie de voir des athlètes réussir la même année dans deux grands championnats. On ne s’en plaindra pas ! A côté de ses rendez-vous en junior, il tâte le terrain dans en Elite à Kitzbühel en World Cup (17ème) et lors des « mondiaux » de duathlon à Rimini (13ème).
En 2009 il remporte les Jeux Olympiques des Jeunes en Australie, le titre européen à Holten et la médaille d’or au mondial à Gold Coast devancé par l’espagnol Mario Mola. Côté World Championship Series il apprend encore au contact des grands que ce soit à Kitzbühel (13ème) ou à Londres (26ème).
En 2010 lors du championnat d’Europe Elite à Athlone il réalise le 2ème temps natation derrière son frère Alistair, le 2ème temps vélo avec les meilleurs chronos sur les transitions, mais connaît une grosse défaillance en couse à pied (35’48) qui le relègue à la 38ème place, lui qui réalise entre 31 et 32 au 10km en « temps normal ». Qu’à cela ne tienne, la leçon est retenue et Il repart avec la médaille d’or du mondial Sprint Elite à Lausanne, après une très belle 2ème place à Londres. Sur sa lancée, il arrache l’or européen en U23 et gagne la grande finale Elite à Gold Coast en WCS.
Déjà dans le top 3 du ranking mondial, il aborde la saison 2011 en pleine confiance enchaînant les podiums à Sydney (2ème), Madrid (2ème), Londres épreuve préolympique (3ème), Pékin (3ème) pour la finale de la WCS. Au passage il empoche l’argent en Elite aux « europes » derrière son frère, et à nouveau le titre mondial Sprint à Lausanne devant l’espagnol Javier Gomez autre favori des Jeux et son frère Alistair. On retrouve la « dream team » qui fait le bonheur de Sartrouville sur le Grand Prix français depuis 3 ans !
Aujourd’hui 2ème mondial, il suit à 22 ans le même chemin que son ainé. Dans quelques mois c’est chez lui qu’il a bien l’intention de marquer à jamais le monde du triathlon avec un doublé historique : 2 anglais mais surtout 2 frères sur les deux premières marches du podium olympique. Leurs managers communs Malcolm Brown and Jack Maitland vont tout faire eux aussi pour réaliser ce rêve.
Allez, je mise sur eux !
(crédit photo: Fédération Britannique de Triathlon)
























