le clin d'oeil de Pierre

mercredi 25 janvier 2012

JO 2012: elle est de retour !

vanessa-hamburg-2007 ( crédit photo ITU)

Après 1 an et demi d’absence, celle qui écumait les podiums internationaux fait son retour dans le concert mondial.

Depuis sa dernière prestation madrilène en 2010 avec une 10ème place en WCS, la portugaise Vanessa Fernandes a fait un nouveau choix de vie. Pendant près de 10 ans sa vie a été absorbée par le triathlon et une montée en puissance permanente. Et quand la tête ne suit plus, eh bien un break s’impose, revenir sur terre est une réelle nécessité. Elle en arrive à ne plus savoir qui elle est vraiment entre partagée entre sa vie d’athlète (et pas n’importe quelle athlète) qu’on attend en permanence en haut du pavé et sa vie personnelle un ton au-dessous. 

Pour elle tout débute en 2001 avec une modeste 18ème place au Championnat d’Europe Junior, et déjà la révolte gronde puisqu’en 2002 elle prend la médaille de bronze sur ce même championnat.

La même année, elle se frotte à ses premières compétitions avec l’Elite en coupe du monde. Elle commence cet apprentissage du très haut niveau, et ses premiers résultats en amélioration régulière démontrent déjà l’étendue de ses capacités : 34ème  à Tisjausvaros, 29ème à Nice, 12ème à Madrid et 4ème du championnat du monde junior.

En 2003, on constate ce changement. Tout en négociant son statut de junior en s’emparant du titre européen et le bronze mondial, elle monte en puissance et s’empare de l’or à Madrid, de deux 3ème places à Cancun et Rio de Janeiro, et enfin d’une 9ème place à St Anthony’s. Le train du top ten est en marche ! 

2004 est dans la continuité avec le titre européen, 2 premières places à Madrid et Rio de Janeiro, le top 5 «  aux mondes »  et une 8ème place aux jeux d’Athènes.

Belle saison en 2005 avec 4 places de première en coupe du monde, et les titres européens en élite et U23. Elle bute au pied du podium au championnat du monde au Japon.

En 2006 c’est l’explosion !  10 premières places sur 11 courses ! A nouveau Championne d’Europe en élite et U23, 4 fois sur la plus haute marche sur les épreuves internationales BG Triathlon Word Cup (Madrid, Corner Brook, Hambourg, Pékin), 3 victoires en coupe du monde « classique »,  et un petit tour favorable sur le duathlon avec le titre européen en Italie ! Sa médaille d’argent au championnat du monde à Lausanne a un arrière- goût un peu amer car tout se joue sur le dernier kilomètre avec l’australienne Emma Snowsill. Mais ce n’est que partie remise pour la petite perle portugaise.

2007 : sa plus belle année. Championne du Monde de triathlon, Championne d’Europe de triathlon et de duathlon, 7 victoires sur le BG Triathlon Word Cup, et une 3ème place vite oubliée à Mooloolaba. Elle tient ce titre dont elle rêve depuis ses débuts en 2001.

2008 : année des Jeux de Pékin ! Comme elle le dit elle-même aujourd’hui «  cette année-là, je voulais la médaille d’or, mais cette envie était plus liée à mes possibilités physiques…J’avais oublié le psychique !! ».  Médaillée d’argent, elle digère mal ce contretemps, malgré ses titres européens encore une fois en Elite et U23. Mais déjà sa contre-performance aux mondiaux à Vancouver (10ème), laissait entrevoir des lendemains difficiles ! Elle ne maîtrise plus tous les paramètres de sa réussite

2009 : la descente aux enfers ! Les premiers signes de blessures physiques et morales apparaissent et Vanessa Fernandes n’est plus que l’ombre d’elle-même. Des abandons à Kitzbühel, Londres, à la grande finale WCS à Gold Coast, la, perte de son titre européen, des places surprenantes (26ème à Yokohama, 16ème sur une coupe d’Europe). Tout s’effondre !

Lors de sa dernière apparition en 2010 à la WCS de Madrid, son chrono en course à pied à près de 2 minutes de la première la suisse Nicola Spirig sonne le glas !

Vanessa stoppe tout ! Il est grand temps pour elle, usée physiquement et moralement de se retrouver, de tourner la page d’un livre magnifique avant de sombrer complètement…

Les souffrances sont bien là, mais surtout la portugaise veut se poser  les vraies questions, reconquérir une âme perdue, admettre que les hauts et les bas sont le pain quotidien de tous les athlètes de haut niveau, mais surtout se prendre en charge.

En prenant ce recul nécessaire, elle s’est beaucoup interrogée sur elle-même, prenant le temps de se reconstruire, et par là-même de se remotiver. Car si elle ne courait plus, elle observait quand même ce qui se passait dans le monde du triathlon international.

Elle a fait son retour discrètement sur la dernière épreuve mondiale de la saison ( 26ème à la WCS de Yokohama)  pour voir, sentir l’ambiance, se situer aussi et certainement préparer sa saison 2012 et son rendez-vous olympique avec suffisamment d’éléments concrets.

Aujourd’hui elle dit savoir ce qu’elle est et ce qu’elle veut. Elle s’est perdue, courant comme un automate que l’on programme. Elle veut montrer son vrai visage, et revenir à la compétition en ayant réglé ses problèmes. Elle se sentait seule, face à un challenge qui faisait d’elle l’égérie en quelque sorte de son pays, de son drapeau (du moins c’est ce qu’elle pensait !), plus rien d’autre ne comptait, elle ne se posait pas les bonnes questions car à ce moment tout roulait pour elle !!

La réalité de la vie l’a rattrapé, et elle veut faire face à cette pression qu’elle va retrouver mais avec le recul nécessaire pour l’affronter.

Aujourd’hui elle veut aller aux Jeux de Londres, mais rien n'est fait ! Elle sait que les autres ne l’ont pas attendu : normal. Et cette médaille d’or à laquelle toutes rêvent, elle va la façonner aussi « de l’intérieur ». Et advienne que pourra.

On ne peut être qu’admiratif de ce retour sur l’avant-scène, et heureux de voir en face de nous une femme et une athlète accomplies ! Car toute cette expérience heureuse et malheureuse accumulée lui a certainement donné une force intérieure inestimable.

Bonne route et bonne chance en 2012 Vanessa ! On te souhaite vraiemnt d' être invitée à la fête !

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samedi 21 janvier 2012

petit break "olympique"...3 ans déjà !!

Les jours passent, les mois, les années passent ....

Déjà 3 ans que nos 2 pitchounes illuminent nos jours, nos mois, nos années...

Ils sont nos rayons de soleil quand le soleil n'est pas là...

Ils sont la chaleur de l'été quand il fait froid...

Ils sont nos sourires quand nous sommes tristes...

J'illustrerai ce propos avec des phrases tirées d'un texte écrit par une canadienne, Louise Lamontagne, texte que j'avais publié peu avant leurs naissances dans cette rubrique...

"Paraît-il qu’être grands-parents, c’est tout simplement formidable! Si vous l’êtes déjà, vous avez l’expérience de ce bonheur. Si tout comme nous, vous êtes sur le point de le devenir, vous connaîtrez bientôt un amour tout à fait inconditionnel".

Quand on dit que les enfants bouleversent la vie des parents, ils améliorent singulièrement nos façons d'être et de penser nous les "papy et mamie". Les deux nôtres n'ont rien d'exceptionnel en soi: juste le fait d'être arrivés à 3 semaines d'intervalle, d'être un garçon et une fille aux tempéraments diamétralement opposés.

"Chaque fois que naît un enfant, un grand-père ou une grand-mère naît aussi. On ne choisit pas d’avoir des petits-enfants, pas plus qu’on ne choisit de naître. C’est quelque chose qui arrive, un cadeau du ciel. Pour l’enfant, c’est le cadeau de la vie, pour les grands-parents celui d’un nouveau lien rempli de tendresse".

Gabin 001 Gabin le premier arrivé, est réservé, appliqué, prudent. La parole n'est pas son fort, mais ça viendra... d'où son surnom: "Pitcha Triste", une expression mi espagnole mi pied-noir !!

Léane 001 Léane c'est notre "bomba latina"...née d'un mélange d'origines..."La tchatche" et les sourires sont les deux facettes qui la caractérisent, avec ce petit côté bien féminin et plein de malice qui nous fait fondre avouons-le !

"Le lien très important qui relie grands-parents et petits enfants est unique. Les conflits habituels qui apparaissent entre parents et enfants sont simplement inexistants entre ces deux générations éloignées. On dit toujours que les grands-parents n’ont que les plaisirs que peuvent apporter un enfant et aucune des responsabilités que son éducation entraîne. Ces deux générations sont donc tout naturellement à l’aise l’une avec l’autre et n’ont pas besoin de faire quoi que ce soit pour se rendre réciproquement heureux. Leur bonheur vient de ce qu’ils sont ensemble."

Quand ils sont ensembles, c'est vraiment l'entente cordiale...

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Quand ils sont avec nous c'est une vie en ébullition, pleine de contrastes, d'attitudes différentes qui loin de nous étourdir, nous font un bien fou !!

"Grands-parents et petits-enfants se comprennent. Ils ont une façon unique de communiquer, un sixième sens. Ils s’offrent les uns aux autres de l’espoir et de l’optimisme, de la compréhension et de la compassion".

Et puis on aime être dans l'obligation (qui reste un plaisir) de s'adapter à ces situations !

Voilà quelques phrases que j'ai voulu partager avec vous. Pourquoi aujourd'hui? peut-être (certainement) parce que nous aimerions les avoir tout à côté de nous plus souvent !! 

"N’oubliez jamais l’instant où la vie vous a décerné cette promotion intime, plus élevée dans votre coeur que n’importe quel diplôme ou grade professionnel: devenir, pour la première fois, grands-parents. Soyez à la hauteur de cette relation privilégiée qui vous ouvre un monde de mystère, de magie et d’émerveillement."

 



 

 

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mardi 17 janvier 2012

JO 2012: une petite française qui bouscule tout...

422px-Emmie_Charayron_4 ( crédit photo: ITU )

Retour sur nos terres avec celle qui au fil des mois se révèle comme le grand espoir du triathlon français dans les années à venir. Une éclosion tout en sourire pour une jeune fille bien dans sa peau et déjà très réaliste sur ce qui l’attend. Emmie Charayron a beaucoup de respect pour tous ses adversaires et c’est certainement une de ses forces.

Quand elle dit : « une médaille c’est toujours une médaille. Mais la victoire c’est vraiment ce que je cherche à acquérir au fil de mes entraînements »,  la notion "du sport vraie école de la vie" prend  toute sa signification.

Elle reconnaît qu’au-delà de tout ce que lui a procuré son titre européen, c’est son épanouissement personnel lié à la pratique sportive qui lui fait le plus plaisir : «  s’entraîner dur, et être récompensée c’est très motivant, et ça donne du sens à la vie ».  Le triathlon lui apporte tout cela en construisant sa vie, car elle apprend vite.

Attention ce constat n’est pas nouveau pour Emmie, car dès l’âge de 4 ans elle s’astreint à la difficile discipline de la gymnastique, puis la randonnée, le skating et le biathlon des sports de plein nature pratiqués en famille. Le ski de fond, là encore une discipline rigoureuse remplit sa vie d’adolescente avec toujours ce plaisir de pratiquer. C’est qu’elle commence à se forger une notion primordiale en sport : l’endurance. Son père, professeur d’éducation physique et sportive pratique le triathlon, et par jeu elle commence à nager, et tout naturellement participe à des épreuves avenir. Et hop tout s’envole : les victoires succèdent aux victoires, les catégories succèdent aux catégories, et un beau jour on commence à se dire que ça semble bien parti pour passer à l échelon supérieur sous le regard bienveillant et protecteur de son entraîneur de père ! Tout cela avec l’aval de la fédération française de triathlon et de son DTN Franck Bignet.

En 2006, elle prend la 15ème place au championnat d’Europe junior à Autun et termine 4ème aux « europes » de duathlon à Rimini.

16ème des « mondiaux » en 2007 à Hambourg, elle poursuit sa marche en terminant 10ème européenne à Copenhague, et inscrit son nom au palmarès d’épreuves continentales comme Alanya en junior (1ère).

En 2008 elle gagne  à Alanya en Elite,  et s’empare du titre européen junior à Lisbonne.  Ses premiers pas « mondiaux » la placent dans des tops 20 à Vancouver, Lorient. Elle prend une 18ème place au championnat d’Europe U23 à Pulpi.

Encore une belle année en 2009, avec une médaille de bronze aux « europes » U23 à Tarzo Revine, une nouvelle couronne au championnat d’Europe Junior à Holten, mais surtout le titre mondial junior à Gold Coast.

La réussite l’accompagne toujours en 2010. Une très belle 2ème place à Madrid et le bronze à Gold Coast en finale U23 de la WCS. 9ème à Athlone sur le championnat d’Europe Elite.

2011 et la consécration européenne avec l’or à Pontevedra, une 3ème place significative à la WCS de Madrid, 9ème au championnat du monde Sprint à Lausanne et une belle 10ème place sur l’épreuve préolympique à Londres, qui entérinent sa position de première sélectionnée olympique française.

Ce qui saute aux yeux, c’est l’équilibre général d’Emmie Charayron entre toutes les composantes d’une carrière d’athlète de haut niveau. Un environnement idéal construit autour d’elle et pour elle, avec un facteur affectif indispensable au quotidien. Des lieux d’entraînement tout proches, des installations complètement adaptées. Aucune ombre au tableau.

Aujourd’hui, libérée du stress de la sélection, elle va rassembler tout ce qui la « compose » : sa persévérance, sa lucidité, sa soif du travail bien fait, un physique bien entretenu, un mental qui s’est forgé depuis le temps où elle a décidé qu’elle serait un jour dans la plus belle compétition du monde. Elle sait aussi qu’il faut réfléchir au moindre détail, sans tomber non plus dans l’exagération, car il y aura toujours une part de chance à provoquer : l’essentiel est de le faire au bon moment. C’est aussi tout ce qui fait le charme de ce fameux jour J.

Ses études de STAPS en stand by, Emmie Charayron est sur la route de Londres. Elle sait que cette route n’est pas un long fleuve tranquille, mais si ça peut la rassurer un peu, elles sont toutes logées à la même enseigne. La machine humaine est exceptionnelle et passionnante parce qu’il y a toujours des inconnues qui nous poussent à être en permanence  attentifs à son fonctionnement.

Alors Emmie dans 6 mois, cette merveilleuse machine te donnera la réponse.

Au fait Emmie, j'allais oublier....un très bel anniversaire !

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dimanche 8 janvier 2012

JO 2012: sur les traces de ses ainées ?

 

Anaheim-125x125 (crédit photo: ITU)

Mélanie Annaheim est née le 20 décembre 1982 en Suisse. Très tôt, elle découvre les activités physiques dans une famille très active. Le ski premier passage obligé, puis à 4 ans ses premières brasses dans une piscine. Elle se sent très vite comme « un poisson dans l’eau » et s’inscrit au club d’Aarefish. Il n’est pas encore question de compétition, puisqu’en parallèle elle s’essaye à la danse classique. Ses premières courses à 11 ans sont difficiles à cause de sa petite taille !Quand on la voit aujourd’hui (1m 75) on se dit que sa croissance a explosé d’un coup!

Cela la pousse à augmenter les séances d’entraînement car elle croit en ses possibilités de réussite, et déjà dans sa tête l’envie d’en faire son métier « sportif ». Elle se résout, non sans peine à arrêter la danse.

Elle s’essaie aussi à la course à pied et à d’autres pratiques athlétiques mais sa petite taille est un handicap aussi bien pour les lancers que pour les haies et la crainte de se blesser.

Le cross où elle réussit bien l’attire plus. Et tout naturellement,  le fond s’impose à elle avec quelques beaux succès internationaux.

En 2000, elle assiste avec beaucoup de curiosité à la victoire de sa compatriote Brigit Mac Mahon mais aussi la médaille de bronze de Magali Di Marco Messmer pour les premiers jeux ouverts au triathlon. Elle est loin de penser que quelques années plus tard leurs routes se croiseront très souvent pour défendre les couleurs suisses.

En 2002 une fracture de fatigue au pied l’éloigne de nombreuses semaines de la course à pied, et elle se remet à nager. Elle en profite pour passer un diplôme de natation, et surtout elle continue sa croissance ! Sa « nouvelle » stature lui permet de réaliser de bons chronos. Son entraîneur sentant qu’il y a du potentiel lui parle de triathlon.

Et c’est en 2004 qu’elle tente l’aventure. Première expérience catastrophique sur le vélo, et c’est complètement épuisée qu’elle s’élance sur les 10 kms de course à pied ! Rien à voir avec un 800 mètres !

Elle participe la même année au championnat d’Europe de duathlon U23 à Geel où elle finit 5ème.

Elle s’entraîne en conséquence et en 2005 prend le départ de ses premières courses internationales en Triathlon. 8ème aux « europes »  à Sofia, et 14ème aux « mondiaux » à Gamagori en U23. Les sensations commencent à venir.

En 2006 une mononucléose la stoppe net dans son élan. Cet état va durer plus de 6 mois et ce n’est qu’en fin d’année qu’elle reprend l’entraînement. Lentement mais sûrement elle remet la machine en route.

Ses résultats 2007 sont à l’image du retard pris à cause de la maladie. Elle retombe dans l’anonymat, mais ne baisse pas les bras pour autant. Elle sait qu’il lui faut passer par là pour mieux rebondir.

En 2008, une belle 2ème place en coupe d’Europe à Pontevedra, noyée dans des résultats très inconstants. « Capable » d’une 11ème place à Hambourg en World Cup, et des places de 18ème à Kitbühel, 30ème à Richards Bay, ou 51ème lors des « mondiaux » à Vancouver !

2009 est encore marquée par des ennuis de santé qui ne lui permettent pas de retrouver cette régularité de résultats nécessaires pour la motivation. Des 7èmes places à Ishigaki et Holten, 8ème à Hambourg, mais aussi 36ème à Tongeyong, 21ème à Madrid,  22ème à Kitzbühel, 18ème à Londres et 34ème à la finale de ces World Championship Series.

2010 est toujours placé sous le signe de la difficulté à trouver le bon rythme. Seul rayon de soleil, sa victoire à Maurice sur la Coupe d’Afrique en fin de saison.

2011 : son classement mondial (10ème) est une maigre consolation pour une triathlète qui n’a pas été épargnée par les problèmes de santé, et sa 3ème place lors de la finale à Pékin en WCS est le vrai point positif de la saison qu’elle va devoir exploiter en compagnie de ses entraîneurs : l’illustre Magali Di Marco Messmer, Pierre Pompili et Fabio Vedana.

Elle porte également les couleurs du club de Châteauroux sur le Grand Prix FFtri.

Plus que jamais, sa devise “if you can dream it, you can do it” sera d’actualité tout au long de sa préparation et des courses pré olympiques. Mais le challenge vaut le coup.

 

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jeudi 5 janvier 2012

Respectez-vous...

Dans quelques mois la France se dotera d'un Président voire d'un "ancien " Président !

Aujourd'hui une bataille aussi féroce que prévisible s'engage. D'ailleurs a t-elle cessé un jour ?

Les uns, les unes et les autres fourbissent leurs langues de vipères et s'en donnent à coeur joie pour fustiger, "dégommer", insulter, crier au scandale, s'émouvoir ( les pauvres chéri(e)s ) !

Ils sont tous bien loin d'une devise que j'ai fait mienne depuis belle lurette: "le respect ça change la vie".

Ils sont loin de cette réalité journalière qui oppresse de plus en plus d' individus...Mais là est la vérité: nous ne sommes qu'un amalgame d'individus qu'ils s'obstinent à mieux diviser, et surtout à prendre à témoin pour nous faire le plus souvent réagir à chaud, nous donnant l'impression que nous devenons importants donc utiles en leur répondant en instantané !! "Hé t'as vu j'ai parlé avec NM sur twitter !!" "ouahouah t'es un bon toi !" "et qu'est-ce tu lui as dit ?" "attends mec, j' me suis pas gêné...en plus avec plein de fautes pour la faire réagir !!". Même nous on est sur la forme et plus sur le fond !!

Et tous les jours nous apportent leur lot de phrases assassines...Le bouquet c'est quand une analyse de ces situations débouche sur une remarque du type..." ils ne sont pas encore entrés en campagne, l'élection est encore loin, et en attendant on maintient les braises au chaud !" : consternant...

Mais qui font ces analyses?  " ah voilà qu'il remet ça" diront certains !! Les journalistes politiques, entre autre, qui sont aujourd'hui dans une telle concurrence sur les radios et chaînes de télévision (comme les futurs candidats), qu'il faut coûte que coûte être bien sûr le premier mais le plus "vicieux" pour "améliorer" son image de pourfendeur, de Monsieur ou Madame "je sais tout", de Robin des Bois et de bien d'autres personnages (eux sincères) qui ont jalonné nos rêves d'enfants ! Ils se la jouent vraiment et continuent de nous prendre eux aussi pour des benêts ( j'aime bien ce mot !).

Alors une fois de plus,  c'est "à fond la forme" mais pas comme chez une célèbre enseigne de matériel sportif, non non, là encore des mots et des phrases rabâchés et rabâchés qui rendent les interviews ennuyeuses à mourir ! "Je fais fous faire avouer !!!" ( ils en sont là !).

Ce matin sur une radio ( pas la première de France...Mais bon elle aussi se la joue pectoraux saillants et costumes 16ème !), ce matin donc sur cette autre radio, "le journaliste" voulait à tout prix faire dire à son "invitée" ( un parti d'extrême gauche loin bien loin dans les sondages) : "mais qu'est-ce que vous faites là? vous n'avez aucune chance etc etc...". C'est à se demander si l'on a à peine le droit de vivre ! Et ce type de questions c'est à longueur de radios, de télés et d'internet qu'on nous les sert !

Simone de Beauvoir a dit:" ce qu'il y a de scandaleux dans le scandale, c'est qu'on s'y habitue". Eh bien moi j'ai du mal à m' habituer, pardonnez-moi Simone !

Messieurs et Mesdames les bien-pensants, nous qui ne sommes qu'ingratitude à vos yeux, qui ne reconnaissons pas tous les efforts que vous faites pour nous, tout le temps que vous passez à cogiter pour notre bonheur, qui faites tout ça pour notre bien, vous qui vous plaignez de ne pas être compris ni respectés, commencez par vous respecter vous-mêmes et peut-être comprendrez-vous alors que respecter l' autre, c'est certainement la plus belle chose au monde.

 

 


 


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dimanche 1 janvier 2012

JO 2012: my favorite !

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Avant tout, je vous souhaite une très belle année pleine de belles choses, et je suis particulièrement heureux d'ouvrir une nouvelle page de mon blog avec une triathlète qui nous fera vibrer, à n'en pas douter, en août dans Hyde Park...

 

Moffatt-125x125 (crédit photo: ITU)

Emma Moffatt a vraiment tout pour réussir à Londres. Elle le sait et s’emploie à tout prix à ne pas se laisser submerger par trop de facilité, dans ce duel à distance avec ses adversaires.

Agée de 27 ans, elle vient d’un contexte familial où tout est axé sur la pratique, mais surtout la réussite sportive. Sa voie de triathlète professionnelle est tracée d’avance.

Elle débute à 13 ans, et comprend très vite qu’elle a fait le bon choix.

Une belle médaille de bronze en 2005 lors du Championnat d’Océanie U23 et une 4ème place aux mondiaux lancent sa carrière internationale. Elle récidive l’année suivante en prenant l’argent « océanique » U23 et le bronze en Elite. Vice-championne du Monde U23, elle allie avec bonheur ses participations en U23 et Elite (2ème à Edmonton, 5ème à Corner Brook, 4ème à New Plymouth).

En 2007 elle remporte sa première World Cup à Edmonton. Elle termine 4ème aux « mondiaux » à Hambourg, bien décidée à prendre sa revanche l’année suivante. Une autre victoire en WC à Gold Coast sur ses terres, une 8ème place à Pékin lui permettent d’être nommée meilleure triathlète de l’année en Australie.

2008 et deux objectifs : devenir le numéro 1 mondiale, et réussir ses Jeux.

1ère au ranking, médaillée de bronze à Pékin, avec cerise sur le gâteau un nouveau titre de championne d’Océanie : contrat rempli pour cette athlète qui ne lâche rien tout en gardant son éternel sourire.

Toujours aussi efficace, elle aborde 2009 avec autant de soif de victoires. A son actif 5 places de 1ère à Whashington, Hy-Vee, Kitzbühel, Hambourg, Gold Coast et le titre sur le nouveau circuit mondial, avec une nouvelle élection comme meilleure triathlète de l’année dan son pays.

Elle poursuit sa marche en avant, engrangeant avec avidité les podiums 2010. Et même si les places de 1ère lui échappent, ses secondes places à Hy-Vee, Hambourg, au championnat du monde sprint à Lausanne, et lors de la finale des World Championship Series à Budapest, ses médailles de bronze à Sydney et Séoul la confortent dans ses choix.

En 2011, elle comprend qu’il faut se poser un peu,  et son objectif olympique l’amène à un peu plus de « retenue » et à « soulager » un corps qui a comme tout le monde ses limites. Sa chute avant le début de saison et une épaule douloureuse en est l’exemple! Des performances en demi-teinte à Sydney, Madrid, Londres, Pékin sur la WCS, une 24ème place lors du mondial sprint à Lausanne, Un sursaut à Hambourg pour montrer qu’elle est toujours là et bien là !

Nous avons d’autre part  le privilège de la voir évoluer depuis 2 ans sur quelques étapes du Grand Prix FFTri avec son club de Charleville, et cette année une participation qui s’est soldée par une 2ème place à Dunkerque derrière la néo-zélandaise Andrea Hewitt (Beauvais) et devant la chilienne Barbara Riveiros (Tri Val de Gray), et une victoire à Paris devant une autre australienne Emma Jackson (Parthenay) et la française Emmie Charayron (Lagardère Paris Racing)

De plus « Moffy » a la chance de vivre dans un pays où il suffit de peu de choses pour retrouver le calme, la sérénité nécessaire pour préparer une grande échéance.

Ses 32 ans qu’elle fêtera pratiquement un mois après cette course historique risquent d’avoir un goût de « revenez-y » indescriptible car je me lance, pour moi il n’y a aucun doute sur la couleur de la médaille !

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dimanche 25 décembre 2011

JO 2012: une blonde suédoise..Ah bon ?

 

Norden-125x125 ( crédit photo: ITU )

Lisa Norden naît en 1984 à Kristianstad en Suède. En 2002 un concours de circonstance change son orientation sportive. Elle a 18 ans et pratique l’équitation, mais son cheval se blesse et il lui faut trouver une activité qui lui permette d’évacuer son trop plein d’énergie. Sa taille (1m76) est un atout important dans le choix d’une activité, car elle désire pratiquer un sport à très niveau. Elle se lance un défi et apprend à nager. Parallèlement elle obtient un diplôme scolaire et suit sa mère qui part travailler à Sydney. Elle fait un break pendant un an dans ses études et le triathlon se présente comme une évidence. Des conditions climatiques idéales et là voilà embarquée dans une belle aventure.

En 2003 pour sa première compétition internationale, elle termine 14ème au mondial junior à Carlsbad. Sa 10ème place au championnat du Monde U23 à Quennstown conforte son choix.

En 2004 elle prend la 14ème place du mondial à Madère.

Elle poursuit avec une volonté farouche sa quête de l’excellence avec un très gros travail en vélo et course à pied qui lui permet de garder une certaine régularité dans ses résultats en 2005: 12ème à Mooloolaba, 9ème aux « europes » U23 et 10ème aux « mondiaux » U23 à Gamagori.

La saison 2006 est mitigée même sil elle répond présente aux 2 rendez-vous principaux  en U23 que sont les championnats d’Europe à Rijeka (6ème) et Lausanne (5ème).

En 2007 les circonstances lui sont plus favorables avec enfin le titre mondial en U23 à Hambourg. Cela ne l’empêche pas de poursuivre son apprentissage sur la Wold Cup au contact de l’Elite.

En 2008, elle entre dans la cour des grands avec de belles performances sur la World Cup à Mooloolaba (3ème) et ce merveilleux souvenir qu’elle garde bien en elle de se retrouver sur le podium entre Vanessa Fernandes et Emma Snowsill. Suivent New Plymouth (2ème), Madrid (5ème), Lorient (1ère) et une belle médaille de bronze à Lisbonne au Championnat d’Europe remporté par la « star » de l’époque, la portugaise Vanessa Fernandes. Pour sa première olympiade à Pékin, elle finit 18ème.

Elle poursuit sur sa lancée et glane des podiums sur la nouvelle formule du Championnat du Monde par étapes à Yokohama (1ère), Madrid, Hambourg, Londres et lors de la grande finale à Gold Coast (2ème), mais échoue de peu pour le bronze lors des « europes » à Holten.  Son ranking mondial la situe parmi les valeurs sûres de la nouvelle génération.

Malgré des problèmes récurrents au genou depuis 2009, la grande majorité de ses résultats 2010 confirme cette montée en puissance. Toujours dans le cadre de la World Championship Series, elle termine 5ème à Sydney, 1ère à Hambourg, 2ème à Kitzbühel, 4ème lors de la finale à Budapest. Elle remporte à Lausanne le titre mondial sur distance sprint, et le bronze à Athlone au Championnat d’Europe. Des points précieux pour la maintenir dans le top 10 des meilleures triathlètes au monde.

Un début de saison 2011 où le besoin de souffler se fait sentir, mais elle tient son rang avec plusieurs tops ten à Sydney, Pékin Et Yokohama.

A la fin d’une saison relativement éprouvante, elle a besoin de prendre du recul, de se ressourcer et elle part au Mexique. Là elle  retrouve le calme, et oublie le triathlon. Du sommeil à récupérer, de longs moments de lecture, de longues promenades dans le sable, appréciant les couchers comme les levers de soleil accompagnés d’un bon café ! Tout ça pour mieux rebondir vers son rêve de toujours. Ramener en Suède une belle médaille olympique,et écouter très émue l'hymne national suédois : du gamla,du fria ( toi l'antique, toi le libre), un hymne soi-dit en passant jamais officiellement adopté !

Malgré cela, c’est tout le mal que je lui souhaite. Joyeux Noël !

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dimanche 18 décembre 2011

JO 2012: canada dry ?

 

findlay_paula_3-117x117 (crédit photo: ITU)

Une culture sportive à l’américaine, et le Canada s’offre son premier champion Olympique  à Sydney en 2000  avec Simon Whitfield.

Le triathlon féminin a lui aussi eu ses stars : Sylviane et Patricia Puntous, Carol Montgomery, kendall Morrison, Joanne Ritchie championne du monde en 1991, Fiona Cribb, Sue Shlatter, et plus récemment Jill Savege et Lauren Groves.

La nouvelle génération n’est pas en reste avec  Lauren Campbell, Kathy Tremblay, Kirsten Sweetland et son leader incontesté Paula Findlay.

Première sélectionnée canadienne, cette jeune femme âgée de 22 ans née à Edmonton, a suivi le parcours classique aujourd’hui de grand nombre de triathlètes. A 10 ans elle fait partie d’un club de natation. En parallèle elle s’intéresse à la course à pied pendant ses années collège et rejoint naturellement un club d’athlétisme à l’âge de 15 ans. Peu de temps après elle participe à son premier triathlon. Elle connaît une progression constante et c’est en 2006 qu’elle représente son pays au mondial junior. Elle finit 13ème.

Elle remet ça en 2007 avec une 6ème place à Hambourg, non sans avoir remporté le titre lors des championnats Pan Américains et en 2008 sur se terres à Vancouver elle finit 9ème, mais surtout elle remporte le championnat national junior, U23 et Elite.

En 2009, elle confirme tout son potentiel en prenant la 3ème place du mondial U23, et un nouveau titre canadien. Elle se classe dans 2 tops 20 à Kitzbühel et Hambourg.

Feu d’artifice en 2010 avec 5 médailles d’or dont 2 à Londres et Kitzbühel en WCS, et 3 autres  à Monterrey, Kelowna et Coteau du Lac, une belle 4ème place à Des Moines et un top 5 lors de la finale à Budapest.

Elle poursuit son ascension dès le début de la saison 2011 avec des victoires à Sydney Madrid et Kitzbühel. Une blessure tenace à la hanche gâche sa fin de saison  à Londres (29ème) et à Pékin où elle préfère abandonner.

Avec sa 6ème place au ranking mondial et sa qualification assurée, elle va pouvoir se concentrer sur la guérison complète de sa blessure et sur sa préparation, aidée par une fédération persuadée du bien fondé de ce choix anticipé et complètement dévouée à sa cause.

Un choix qui concerne aussi côté masculin Simon Whitfield, que j’aurai l’occasion de vous faire découvrir prochainement.

Paula Findlay a mis surs les deux dernières années tous les atouts de son côté dans cette bataille à la sélection avec son coach Patrick Kelly. Elle a travaillé dur pour prendre le leadership. Et comme toutes celles qui visent le sommet du podium, elle sait pertinemment que le plus dur sera de garder un juste équilibre entre sa condition physique et les épreuves préparatoires où elle devra continuer de s’affirmer avant la date fatidique.

Pour les autres il faudra patienter jusqu’au week-end des 26 et 27 mai 2012 à Madrid pour espérer décrocher le jackpot.

Elle mène en parallèle des études pour devenir médecin. Là aussi un très beau projet tourné vers les autres.

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dimanche 11 décembre 2011

JO 2012: en avance sur ses prévisions ?

 

jackson-emma-1-125x117 (crédit photo: ITU)

En 1991, une certaine  australienne Michellie Jones (3ème des mondiaux) apparaît sur le devant de la scène internationale et  commence à contester la suprématie mondiale des Etats Unis (Karen Smyers), du Canada (Joanne Ritchie) et de la Nouvelle Zélande (Erin Becker). L’Australie a mis en route son usine à champions ! Cette année-là naît à Brisbane Emma Jackson.

Si aujourd’hui elle n’a pas encore, vu son jeune âge (20 ans), LE palmarès d’  illustres prédécesseurs comme Emma Carney, Nicole Hacket, Joanne King, Loretta Harrop,  sa précocité lui laisse pas mal d’espoir pour demain. Et demain commence par ce rendez-vous en août 2012, où son culot peut créer l’évènement !

Elle approche le triathlon en 2006 avec le profil classique de la nageuse dotée de bonnes qualités pédestres et une bonne marge de progression avec déjà des chronos déjà très compétitifs.

En 2007, elle termine 24ème juniore au mondial à Hambourg, 5ème l’année suivante à Vancouver.

En 2009, elle alterne des engagements avec une certaine réussite. En junior 7ème au Festival Olympique des Jeunes, 2ème sur une coupe d’Asie. En Elite 8ème au Championnat d’ Océanie, et 6ème lors de la Coupe d’Océanie. Enfin en U23 seconde au championnat du Monde à Gold Coast.

La saison 2010 s’ouvre avec un titre océanique en U23. Elle continue en parallèle à se tester en Elite sur la WCS (24ème à Sydney et 34ème à Séoul et Londres) et sur des étapes de la Coupe du Monde (6ème à Holten et 5ème à Tisjausvaros). Mais elle passe à côté de son sujet lors du Championnat du Monde Sprint Elite à Lausanne et elle abandonne à l’issue du vélo. Elle n’accepte pas ce contretemps bien décidée à prendre sa revanche. Elle ira au bout de sa démarche en remportant quelques semaines plus tard le titre sur la distance olympique à Budapest avec d’excellents chronos en natation (18’47 et course à pied (34’38).

Cette année confirme la marche en avant de cette jeune étudiante, qui après des premières courses en demi-teinte ( 25ème à Mooloolaba et 15ème à Monterrey sur l’ITU Cup, 24ème en WCS à Sydney), enchaîne une bonne série à Brasschaat (6), Hambourg WCS (2), et surtout sa médaille d’ argent au Championnat du Monde Sprint à Lausanne à l’issue d’un sprint époustouflant avec la chilienne Barbara Riveiros Diaz (1) et la néo-zélandaise Andrea Hewitt (3) tout cela en 2 secondes ! Mais avec l’énorme satisfaction d’avoir aussi pris le meilleur sur des triathlètes au palmarès déjà bien affirmé comme l’anglaise Helen Jenkins, les australiennes Ashley Gentle (autre prétendante à un « slot » olympique) et Felicity Abram, les américaines Gwen Jorgensen et Sarh Groff, la suédoise Lisa Norden, la canadienne Paula Findlay et la révélation française Emmie Charayron. Si on y ajoute Emma Snowsill et Emma Moffatt, on n’est pas loin d’avoir parmi ces filles, tout ou partie du podium olympique !

N'oublions pas de citer son implication avec son club de Parthenay lors du championnat de France des Clubs.

4ème au ranking mondial à quelques encablures de l’échéance reine, Emma Jackson va devoir en compagnie de son coach Stephen Moss trouver les clés de la maison….Malheureusement elle n’est plus seule à les chercher ! Mais connaissant l’esprit de combat et l’agressivité des Wallabies, excellents nageurs et coureurs, on peut leur faire confiance pour ne rien laisser au hasard !

 

 

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dimanche 4 décembre 2011

JO 2012: una chiquita qu tiene todo de una grande...

riveros_barbara-125x125 (crédit photo: ITU)

Née en 1987 à Santiago du Chili, Barbara Riveiros Diaz sera certainement l’une des plus regardées à Londres.  Petit gabarit (47 kg pour 1m56), elle vit sa passion avec un regard toujours émerveillé sur tout ce qui l'entoure.

Son père l’encourage dès sa plus tendre enfance à pratiquer la course à pied tout comme son frère. A  8 ans, elle fait sa première compétition et un an après elle intègre le groupe de sport d’une Université Catholique. Elle participe avec un certain bonheur à quelques compétitions de mountain bike.

En 1994, elle attrape le virus via son père qui après une carrière sportive sur piste (800, 3000 et 5000) puis sur marathon, se lance dans le triathlon. Son frère en fait également, et cette activité sportive, elle en fait une véritable passion grâce aussi à son premier vrai entraîneur, Jaimie Turner. D’ailleurs son mot d’ordre est bien de faire avec passion tout ce qu’elle entreprend dans tous les domaines.

Aujourd’hui elle vit à Canberra où elle pousuit son rêve de devenir une grande championne. Courir à Sydney près de l’Opéra, parcourir la planète sont des instants magiques, qu’elle n’échangerait contre rien au monde.

Quand elle parle de ses meilleurs temps : 18’48 sur 1500m (au Championnat du Monde 2007 à Hambourg), 1h 6 minutes sur 40km et 35’30 sur 10km en course à pied, elle savoure tout le chemin parcouru et en tire une grande fierté. Elle ne peut s’empêcher de rappeler la joie immense ressentie lors de sa victoire à Sydney en 2010 lors de l’ouverture de la World Cup Series. Elle parle aussi avec beaucoup d’émotion de sa médaille d’or la même année lors des Jeux d’Amérique du Sud et les pensées émues qu’elle a eue à ce moment-là après le terrible tremblement de terre. D’autres moments forts ont marqué sa toute jeune carrière.

Sa première grande expérience internationale se solde par une 45ème place au mondial junior 2002 à Cancun.

En 2003 et 2004 des titres continentaux et retour à la compétition de haut niveau en 2005 avec une 9ème place en junior au Championnat du Monde à Gamagori. Là elle comprend que sa réussite passe par une autre approche avec un « exil » nécessaire. Elle sait que l’Australie sera à moyen terme  sa nouvelle terre d’accueil, car là-bas, elle trouvera ce qui doit lui permettre de réussir vraiment. Mais chaque chose en son temps !

En 2006, elle est encore dans une démarche où sa réussite en Amérique du Sud (1ère à Vina Del Mar et La Paz, 3ème  aux Jeux d’ Amérique du Sud) l'emporte sur ses résultats hors de ses frontières : 41ème  au mondial junior à Lausanne après une fracture de fatigue au tibia et un arrêt de 5 mois sans courir. Tout comme en 2007 où son parcours continental lui permet de « fourbir » ses armes : 1ère  en U23  au championnat d’Amérique du Sud au Mexique, 2ème  U23 sur une coupe pan américaine à Buenos Aires et en Elite à Lima, 8ème  aux Jeux Pan Américains à Rio de Janeiro, et toujours ce passage obligé difficile sur les World Cup : abandon à Vancouver, 50ème  à Tisjausvaros, abandon à Cancun, et 17ème  à Hambourg.

En 2008, toujours cette présence en haut du tableau en Amérique du Sud avec des victoires à Lima, Mazatlan, Roatan, des secondes places à Vina Del Mar, La Paz, Salinas, mais aussi une belle 5ème  place à Vancouver au Championnat du Monde U23. Sa 25ème place aux JO de Pékin, et sa 17ème à Hy-Vee restent des expériences intéressantes et pleines d' enseignements.

Barbara Riveiros Diaz axe sa saison 2009 sur le circuit mondial. 3ème au championnat d’Océanie, 1ère  à Mooloolaba, un abandon à New Plymouth, 18ème à Tongeyong, 20ème  à Madrid, 16ème  à Washington, 11ème à Hy-Vee, 5ème  à Hambourg, 40ème à Londres, 35ème  à la grande finale Gold Coast. Elle poursuit son apprentissage du très haut niveau.

Un début de saison 2010 sur les chapeaux de roues ! 1ère aux Jeux d’Amérique du Sud sur distance sprint et Olympique, sur la World Cup Series, 1ère à Sydney, 2ème à Séoul, 6ème à Madrid.Puis une fin de saison plus délicate : 13ème  à Hy-Vee, 22ème à Londres, 32ème à Kitzbühel, et 21ème à Budapest pour la finale.

Elle ne baisse toujours pas les bras, s’entraîne toujours aussi dur et aborde la saison 2011 avec la ferme intention d’afficher ses ambitions, de ne plus être sur la réserve, d’être sur le terrain ce qu’elle dans la vie : pleine de cette joie de vivre tombée du ciel avec un parcours particulièrement riche de belles rencontres, de voyages à travers le monde, et cet objectif ancré en elle de faire un top ten à Londres en 2012 !

5ème à Kitzbühel et Hambourg, 12ème  à Londres sur l’Olympic pre-race, Championne du Monde Sprint à Lausanne, 2ème aux Jeux Pan Américains et 5ème au ranking mondial…Une montée en puissance qui arrive au bon moment, et qui place Barbara Riveiros Diaz en outsider sérieuse pour le podium Olympique.

Tout comme d’autres triathlètes, elle participe au Grand Prix FFTri. La France qu’elle apprécie particulièrement puisque cette année elle est restée plusieurs semaines dans le sud en compagnie de ses deux amies Jessica Harrissson et Carole Péon, s’entraînant avec Stéphanie Gros, poursuivant son apprentissage de la langue française qu’elle trouve comme la cuisine (qui est un de ses péchés mignons) raffinée. Sans oublier ses camps d’entraînement à Davos en Suisse.

Elle ne remerciera jamais assez une autre famille française qui l’accueille avec beaucoup de plaisir dans un club tout aussi familial : Val De Gray.  Les Catalot qui permettent à la « chica » de se sentir comme chez elle. Elle leur rend bien en honorant avec sa passion habituelle ses nouvelles couleurs sur les étapes du Championnat de France des Clubs.

Aujourd’hui elle veut saisir cette opportunité unique que lui offre sa pratique sportive : en créant des liens « around the world », elle veut servir d’exemple aux jeunes de son pays: leur montrer que tout est possible avec l’envie et la passion, aidée aussi par l’éducation reçue dès la maternelle. Plus tard quand elle aura tourné la page du triathlon, elle se consacrera à son domaine de prédilection : la nutrition

«  Hola chiquita, buen viaje… »

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dimanche 27 novembre 2011

JO 2012: Une outsider à ne pas oublier…

 groff_sarah-125x125(crédit photo: ITU)

Aujourd’hui nous traversons l’atlantique pour aller à la rencontre de la 3ème meilleure « performer » mondiale de l’année, l’américaine Sarah Groff qui fête ses 30 ans !

Née le 27 novembre 1981 à Cooperstown dans l’état de New-York, petite ville d’un peu plus de 2000 habitants du comté d’Otsego et qui porte le nom de son fondateur, le juge Williams Cooper, elle pratique dès son enfance la course à pied dans son collège, et participe à des compétitions de natation dans des équipes masculines, faute de partenaires féminins ! Plus tard elle se distingue sur le plan national.

Ses diplômes de biologie et d'art studio en poche en 2004, elle s'attaque au triathlon avec une première saison 2005 en demi-teinte: elle réalise ses meilleures performances à Edmonton au Canada (17ème) et Madrid (18è).

2006 est une année assez inégale. Ses principaux résultats se situent sur les étapes de la Coupe Pan Américaine avec une 2ème place à Honolulu, deux médailles de bronze à Rye Wetchester et 2 places de 8ème à Long Beach et Bridgeport. Elle termine 7ème à Doha sur une Coupe du Monde avec un niveau de participation moyen. D'ailleurs cela se ressent dès que la concurrence est en nombre à Cancun où elle finit 33ème, et de nombreux abandons: Lausanne ( Championnat du Monde), Pékin, Edmonton, Madrid. Des débuts difficiles!

Loin de baisser les bras, son côté besogneux fait le reste et sa saison 2007 récompense enfin tout ce travail de fourmi.Elle sent la volupté et la joie qui s'emparent d'elle lors de ses premiers "vrais" podiums quand elle devient championne du monde d'aquathlon au Mexique, quand elle prend la première place à Genève en Coupe d'Europe, des tops ten à Edmonton (5) et Cancun (6ème...une belle revanche), ainsi que des podiums sur la coupe Pan Américaine.

La machine est lancée avec une devise qui lui va à merveille "que va piano va sano". Son nom s'affiche dans les commentaires de courses. Elle en est récompensée avec des tops 5 à, Tisjausvaros, Lorient, Huatulco en coupe du monde. Ce qui lui vaut une 4ème place au ranking mondial 2008.

En 2009 avec 3 tops ten ( 9 à Madrid et Washington, 10 à Londres), Sarah Groff reste la bonne élève bien sage de la classe, n'arrivant pas à faire éxploser le talent qu'elle a au fond d'elle-même: manque de confiance?

En 2012, en empochant l'argent lors des championnats US, elle devient numéro 3 américaine derrière Laura Bennett et Gwen Jorgenssen ( triathlètes que nous aurons le plaisir de vous faire découvrir prochainement). Ajoutez à cela 4 tops ten mondiaux face à une concurrence de plus en plus performante, et c'est le déclic !

C' est maintenant ou jamais ! 2011 et son passage obligé à l'épreuve préolympique de Londres. 7ème et la confirmation de ce déclic. Elle gagne tout comme sa compatriote Jorgenssen son billet pour les JO. Elle confirme ce renouveau avec une 10ème place à Pékin et sa 3ème place au rankin mondial.

Place maintenant à la préparation hivernale en compagnie de son coach Darren Smith à Canberra ( Australie) l'hiver et Davos ( Suisse) l'été avant les Jeux.

Elle n'en oublie pas pour autant sa passion pour la lecture  la cuisine et la création d'objets en bois qui lui permettent d'oublier la douleur physique qui l'attend afin d'arriver fin prête au combat. Car même si l'accès au podium est encore loin d'être franchi, le fait d'être encore dans l'ombre des principales favorites peut lui permettre de tirer son épingle du jeu dans la course de toute une vie mais aussi d'un jour !

Elle ne veut rien laisser au hasard, ne rien regretter, elle qui se dit déjà très surprise de faire jeu égal avec Andrea Hawitt, Sarah Jenkins, Emma Moffatt, Emma Jackson, Emma Snowsill ( la championne olympique sortante ), Laura Bennett, Barbara Riveiros et quelques autres avec lesquelles se joueront les 3 plus belles médailles du monde !

Et puis quand elle mettra fin à sa carrière, elle retrouvera cette nature qui lui tient tant à coeur avec des projets sur l'environnement, entrecoupés de balades en ski, de moutain bike en compagnie de ses chiens.

 


 

  

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lundi 21 novembre 2011

JO 2012: Elle ne fait pas son âge...

 

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36 ans et toujours aussi compétitive !  D’une famille où le sport est culturellement implanté avec un père et deux frères triathlètes, et une mère coureuse à pied, Laura Bennett (ex-Reeback)  décroche un diplôme en finance. Auparavant, elle commence à nager à l’âge de 12 ans mais pratique d’autres activités par pur plaisir sportif.

La course à pied est aussi un de ses points forts, et dans les années 90, elle fait étalage de sa vélocité dans plusieurs championnats scolaires en Floride. Elle associe avec bonheur son sport de base la natation en réalisant parallèlement des chronos intéressants.

Tout cela la mène tout naturellement au triathlon et en 1993 elle rejoint l’équipe américaine juniore. Elle prend la seconde place au championnat national, ce qui lui permet d’entrer en équipe américaine juniore. Elle participe au championnat du monde à Manchester en Angleterre et finit 22ème.

En 1994 elle est élue meilleure juniore des Etats-Unis.

En 1997 elle est la seconde triathlète amateur américaine au championnat du monde de Perth en Australie.

Elle devient professionnelle l’année suivante et n’hésite pas à s’expatrier en Australie chez la championne du monde Michellie Jones, participant aux épreuves des St George Formula One Series.

En 2000, sa 4ème place à l’US Olympic Trials lui offre le second relais en course à pied aux Jeux de Sydney.

En 2001, elle se consacre plus sérieusement à la Coupe du Monde, gagne) Gamagori, termine 4ème à Ishigaki et prend deux 6ème places à St Anthony’s et Toronto.

2002 est une année sans grande performance hormis sa 4ème place à Corner Brook et une 5ème place à Gamagori.

En 2003 une très belle médaille d’argent au Championnat du Monde à Queenstown devant la grande Michellie Jones pour 2 toutes petites secondes, ainsi qu’ à Gamagori, de l’or à St Anthony’s et Tongeyong, du bronze à Edmonton et son titre US lui valent le titre de meilleure triathlète américaine de l’année, et une 2ème place au ranking mondial.

Sa 3ème place aux mondiaux à Madère et son mariage avec le triathlète Greg Bennett sont les faits marquants de l’année 2004. Seule ombre au tableau, la médaille d’or de sa compatriote Sheila Taormina lui offre seulement une place de remplaçante aux JO d’Athènes où les Etats-Unis sont représentés par Susan Williams, Barbara Lindquist et Taormina. Dans l’épreuve masculine son futur mari finit 4ème.

En 2005 elle prend à nouveau la médaille de bronze au Championnat du Monde au Japon, et une 6ème place aux mondiaux de duathlon.

Grosse année 2006 : des podiums à Hong Kong (1), Doha (3), Aqaba (3), Hambourg (3)  New Plymouth (3), mais une petite déception à Lausanne avec une 6ème place au mondial et surtout une nouvelle génération qui prend le pouvoir sur le circuit. Un nouveau titre de meilleur triathlète américaine clôture sa saison.

Elle continue de collectionner le bronze aux mondiaux à Hambourg tout comme sur la Coupe du Monde à Honolulu et Pékin. A son palmarès une très belle victoire sur la prestigieuse épreuve  de Des Moines et son non moins prestigieux prize money. Qualifiée pour représenter les USA au Jeux Pan Américains, elle laisse sa place à sa compatriote SarahMc Larty.

En 2008, elle s’abonne au pied des podiums avec des 4èmes places à Mooloolaba, Des Moines, Portland, et la pire à Pékin pour les Jeux !  Le mondial à Vancouver ne lui réussit pas du tout. Elle termine 22ème.

Elle n’adhère pas trop au nouveau concept de course en 2009 qui désigne le titre mondial pas cumul de points tout au long de la saison. D’où très peu de participations (3 courses) et des places au-delà de la 10ème place. Elle s’essaye au nouveau format 70. 3. Pour le clin d’œil, elle est élue avec son mari « meilleur couple de triathlon »

En 2010 à nouveau triathlète de l’année avec en poche un nouveau titre national, elle rentre dans quelques tops ten dans les World Championship Series à Hambourg, Londres, Kitzbühel, Budapest, qui lui permettent d’être la 10ème mondiale et 1ère américaine de la saison. Elle rentre également dans le top ten des meilleures nageuses ITU, et participe à  de nombreuses épreuves dans son pays ; Elle s’illustre entre autre avec deux 3èmes places au Los Angeles Triathlon et au Toyota US Open Triathlon au Texas et 5ème sur le 70.3 support du Championnat du Monde à Clearwater en Floride.

Son envie d’être aux JO de Londres la pousse à défendre sa place dans l’équipe US. Elle est à nouveau championne nationale. 8ème et 2ème américaine au ranking mondial, 5ème lors de la grande finale WCS à Pékin, elle rate sa course à Londres, mais espère bien prouver qu’elle peut encore à 36 ans damer le pion aux « petites » jeunes ! Affaire à suivre !

Triathlète bien connue et très appréciée en France, elle a à plusieurs reprises honoré le club de Beauvais lors du Championnat de France des Clubs. A ce sujet, nous gardons d’elle une anecdote lors d’un grand prix en Picardie. Arrivée un peu en catastrophe, elle prend le départ et s’aperçoit à l’issue du vélo qu’elle n’a pas ses chaussures de course à pied. Ni une, ni deux elle prend une paire au hasard, et c’est sa co-équipière de club  Estelle Patou qui fait les frais de l’opération !

Aujourd’hui elle partage son temps entre Boulder Palm Beach aux Etats-Unis, et Noosa en Australie.

L’une des particularités intéressantes de Laura Bennett est d’avoir avec son mari Greg mis en commun leurs expériences individuelles pour construire un projet collectif. Le succès de leur entreprise, ils la doivent à cette approche basée sur une grande confiance réciproque mais aussi sur l’amélioration permanente de leurs connaissances dans les domaines physiques et mentaux. Ils veulent à présent transmettre toutes ces valeurs.

crédit photo: ITU

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lundi 14 novembre 2011

JO 2012: Qui peut l'arrêter ?

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Nous nous envolons pour l’Australie, terre de grands champions, au vivier particulièrement riche. Il ne se passe une saison sans que de nouveaux talents viennent « perturber » la hiérarchie en place. La preuve ? Aujourd’hui elle est la première australienne championne olympique sortante (après les deux secondes places de Michellie Jones en 2000 sur ses terres à Perth et Loretta Harrop à Athènes en 2004), elle a remporté 3 titres mondiaux, et elle n’a toujours pas son précieux sésame pour les JO de 2012 !

Emma Snowsill originaire de Gold Coast où elle vit toujours,  possède à 30 ans un palmarès impressionnant. Dès son arrivée dans le milieu du triathlon en 1997, elle fait parler d’elle. Nageuse de formation elle participe à des courses en relais, et c’est l’année suivante qu’elle enchaîne les 3 sports.

Elle a 16 ans et le milieu scolaire est son terrain de compétition. Après avoir touché au basket, au surf, elle remporte le titre national en triathlon des Écoles Secondaires 1998.

En 1999 elle se classe 2ème du championnat national sprint dans sa catégorie d’âge.

Elle poursuit sa marche en avant avec 3 médailles d’or toujours dans sa catégorie d’âge en sprint, courte distance mais surtout lors des Championnats du Monde à Perth en 2000. Une saison qui se termine avec pour sa première participation à une Coupe du Monde à une 4ème place à Noosa.

Elle entre plus modestement dans le grand bain international en 2001 et 2002, en ne terminant que 17ème au Championnat du Monde junior à Edmonton, 13ème à Geelong, 12 ème à Nice en World Cup et 11ème à Madrid en Coupe d’Europe.

En 2003, elle franchit un cap et « s’empare» à 22 ans de son premier titre mondial à Queenstown, après de beaux podiums à Tongyeong (3), Tisjausvaros (3), Nice (2), Makuhari (1) en World Cup.

Après une année blanche en 2004 pour cause de blessure, elle remet le couvert en 2005 avec son 2ème titre mondial, et là encore des médailles d’or en World Cup à Honolulu, Edmonton, et Gamagori, l’argent à Mooloolaba, le bronze à New Plymouth. Un petit contretemps à Tisjausvaros où elle ne termine que 4ème !

En 2006 elle participe à 6 épreuves internationales. Hormis une 2ème place à Pékin (prémonitoire ?) , elle engrange 5 médailles d’or et un doublé avec les Jeux du Commonwealth et les Championnats du Monde à Lausanne après un sprint mémorable avec une autre star du moment, la portugaise Vanessa Fernandes.

Elle garde ce rythme de courses assez « minimaliste » en 2007 avec une 1ère à Mooloolaba, et 3 secondes places à Ishigaki, Pékin en Coupe du Monde et au Championnat du Monde à Hambourg avec une passation de pouvoir entre elle et son adversaire malchanceuse en 2006 Vanessa Fernandes, la portugaise qui de son côté truste avec une facilité déconcertante les podiums. Deux adversaires qui auront passé l’année à s’éviter : tactique en vue des Jeux ? Certainement.

2008 : année des Jeux. 4 courses = 4 victoires dont la consécration suprême avec le titre olympique. Un vrai rouleau compresseur qui cible parfaitement ses objectifs et qui accumule déjà à 27 ans un nombre impressionnant de succès avec une insolente domination.

Service minimum en 2009 : réaction presque logique après plusieurs années de main mise sur le triathlon féminin, et certainement une fatigue physique et psychologique tout à fait compréhensible. Des blessures et la maladie contrarient sérieusement sa saison. Malgré tout, 3 courses en Coupe du Monde : 1ère à Tongeyong, 2ème à Washington et Hy-Vee.

En 2010 elle se relance, profitant indirectement de l’arrêt « surprise » de Vanessa Fernandes, sa grande rivale, et remporte la grande finale  à Budapest, malgré trois faux pas avec des abandons à Londres et Kitzbühel et une 25ème place à Hambourg  lors des World Championship Series. Un signe de fatigue ?

La saison 2011 débute mal. Comme elle le dit elle-même « avec l’âge on se connaît mieux, on est plus attentif à son corps et pourtant malgré de nombreuses précautions, on ne fait pas tout ce qu'il faut. On se sent bien on en veut toujours plus, on se croit intouchable ». Une blessure au pied mal soignée et des premières courses pleines de questions : 42ème à Sydney, 21ème à Madrid : méconnaissable. Elle n’insiste pas, raye Kitzbühel de son programme, se soigne, et se récupère plusieurs semaines après à Hambourg (3ème). A présent son objectif se situe à Londres, course pré-olympique et qualificative pour les Jeux.et à Londres (5ème). Une inquiétude quand même : la météo ! Très à l’aise quand il fait chaud (australienne oblige !),  elle pense avoir mis tous les atouts de son côté …sauf le temps !! Objectif : profiter même sans combinaison de son avantage en natation pour partir fort…Malheureusement elle comprend très vite que ce ne sera pas son jour : crampes, difficultés à respirer avec une crise d’ asthme, et « seulement » une 5ème place au final. Tout est à refaire pour la qualification ! Il lui reste moins d’un an pour obtenir le tant convoité sésame ! Ce qui lui fait dire : « malgré la maturité, on apprend toujours ! ». Mais soyez –en persuadés, elle a retenu la leçon et se présentera avec une autre approche de « l’été londonien » …Si !

Emma Snowsill aura 35 ans en 2016 à Rio. Comme elle le dit « j’apprécierai certainement les festivités des Jeux Olympiques au Brésil d’un côté ou de l’autre. Par contre dire si mes orteils seront sur la ligne de départ c’est autre chose » !

Côté entraînement, elle n’a pas de coach particulier. Elle fait appel aux compétences des entraîneurs de l’Institut Australien des Sports.

En attendant de réaliser la passe de 2, ce qui lui conférerait le titre de première triathlète au monde à avoir remporté deux médailles d’or de suite , comme tout être humain bien dans sa peau et dans sa tête, elle partage son temps libre entre la cuisine qu’elle aime « raffinée », la lecture, la musique, le Tour de France, particulièrement quand Cadel Evans son sportif préféré s’y distingue, et la conduite de voitures puissantes !!

crédit photo: ITU

 

 

 

 

 

 

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lundi 7 novembre 2011

JO 2012 : Sur ses terres...

Jenkins-125x125 (crédit photo: ITU)

Direction la Grande Bretagne et plus spécialement le Pays de Galles à la rencontre d’une Ecossaise âgée de 27 ans, Helen Jenkins (ex-Tucker).

C’est en 1997 qu’elle se lance dans le triathlon et 5 ans plus tard  son nom entre dans les rankings de la fédération internationale avec une 9ème  place au Championnat du Monde Junior à Cancun en 2002, course qui laisse dans nos mémoires un excellent souvenir car c’est l’année du sacre d’une certaine Marion Lorblanchet !

En 2003 et 2004, peu de grandes courses, mais déjà une belle 5ème place à Queenstown et un top ten (8) à Madère aux mondiaux juniors.

A partir de 2005, elle honore son statut d’U23 avec la médaille de bronze aux « Europes » à Sofia, et deux places de 3ème à Salford et Pékin sur la Coupe du Monde.

2006 marque un premier tournant dans sa montée en puissance avec des participations prometteuses à Estoril (2ème) en coupe d’Europe , Madrid ( 5ème) en Coupe du Monde, et sa 4ème place au Championnat d’Europe U23.

Il lui faut vite oublier la saison 2007, qu’elle met à profit pour redéfinir ses objectifs, et ce travail paye puisque motivée comme jamais elle devient la première britannique championne du monde Elite à Vancouver au Canada et, en arrière-plan le souvenir d’un sprint mémorable avec l’américaine Sarah Haskins.

Une année 2008 avec quelques très beaux podiums : 1ère à Vina Del Mar et la Paz  sur la Coupe Pan Américaine, 2ème à Madrid Pékin et Hy-Vee en Coupe du Monde.  Mais sa 21ème place aux Jeux de Pékin lui laisse un goût amer à l’issue d’une course à pied plus que médiocre à son niveau. Vite amoindri par son mariage en octobre avec Marc Jenkins, triathlète de haut niveau qui devient son coach.

2009 un nouveau concept « l’ITU World Championship Series » fait son apparition. Helen Jenkins rentre dans 4 tops five: 5 à Washington, 5 à Kitzbühel, 3 à Londres et lors de la grande finale à Gold Coast, ce qui lui vaut une 5ème place au ranking mondial.

Très régulièrement dans les 10 premières palces en 2010, sa constance au plus haut niveau s’affirme course après course. 9ème à Seoul, 3ème à Londres et Madrid, 4ème à Kitzbühel et 7ème de la grande finale à Budapest. Cette année-là, elle termine 4ème mondiale.

A un an des jeux, elle marque déjà les esprits en remportant la course préolympique «  sur ses terres » : 1ère à Londres et Lausanne lors du Championnat du Monde par équipes. 2ème à Madrid, Kitzbühel et Pékin et au final 1ère au ranking mondial.

En dehors du triathlon, Helen Jenkins est Présidente de l’ASH Wales, qui a mis en place un programme de lutte contre le tabagisme qui touche de très nombreuses jeunes filles au Pays de Galles. Une sur 5 âgée de moins de 15 ans fume régulièrement et son challenge est de leur démontrer la nocivité du tabac en leur permettant de s’approprier des comportements proches de ceux des sportifs de haut niveau.

Une vie saine qu’elle partage aussi avec Barney son labrador et de longues promenades dans le Merthyr Mawr sand dunes, un endroit magique tout près de son lieu de résidence. Elle ne cache pas non plus son goût pour la salade de fruits et pour une filmographie  très axée sur la série Star trek.

Elue en 2008, 2009 et 2010 meilleure triathlète féminine en Grande Bretagne, elle postule à nouveau cette année pour ce titre qui sera décerné très prochainement et mesure le poids qui repose sur ses épaules à l’approche d’une échéance magique attendue par tout un peuple plus particulièrement le samedi 4 août 2012 à 9 heures.

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mardi 1 novembre 2011

JO 2012: Une drôle de kiwi !

A l’approche des Jeux Olympiques 2012 à Londres, je poursuis mon tour du monde des triathlètes susceptibles d’être sur l’une des 3 premières marches du plus prestigieux des podiums.

Au Portugal, j’avais retrouvé une revenante qui a fait les beaux jours de notre merveilleux sport et qui après une éclipse «  nécessaire » est réapparue au grand jour : Vanessa Fernandes.

Aujourd’hui nous nous envolons pour la Nouvelle-Zélande pour y rencontrer une drôle de kiwi !

a811200570_732186_2813(crédit photo site facebook Andrea Hewitt )

Dans un pays où le sport est un véritable fait culturel, où les activités traditionnelles et populaires  comme le basket, le football, le cricket, l’équitation, le snowboard, le softball, le golf, le tennis, le cyclisme, le hockey sur gazon, le surf, le ski, le nautisme, le kayak, l’aviron, le surf live saving, le netball, le boulingrin qui s’apparente à la pétanque etc…sont autant prisées que le rugby à XV et le jeu à XIII, le triathlon s’est lui aussi fait sa place au soleil.

De très fortes personnalités mondialement connus comme le rugbyman Jonah Lomu, en voile Sir Peter Blake, le « cavalier du siècle » Mark Todd, restent les porte-drapeaux d’une nation qui se découvre très régulièrement de nouveaux talents : Andrea Hewitt en fait partie.

«  Petit bout de femme  » d’ 1m60, née le 4 avril 1982 dans la ville de Christchurch, c’est en natation qu’elle va très vite exprimer tout son talent. Elle est encore toute jeune (11 ans) quand elle rejoint la South Brighton surf lifesaving, un club de sauvetage en mer, et à 19 ans elle porte les couleurs néo-zélandaises en compétition.

Plus les années passent, plus cette petite boule de muscles fait étalage de sa puissance, et c’est tout naturellement que le triathlon entre dans sa vie de sportive de haut niveau. Les défis ne lui font pas peur, car elle est douée et réussit tout ce qu’elle entreprend. Elle n’en délaisse pas moins ses études en obtenant un diplôme en économie.

Elle se lance alors dans le cyclisme et participe à des épreuves locales, et c’est en 2004 qu’elle rencontre celui qui en devenant son mentor va la conseiller dans le multisport : le docteur John Hellemans. Les entraînements se succèdent.

En 2005, elle termine 4ème d’une course  reliant la côte ouest à la côte est (243 km de course à pied de vélo et de kayak). C’est décidé ce test grandeur nature la pousse définitivement vers le triathlon.

En à peine 6 mois, elle devient Championne du Monde U23 à Gamagori au Japon. Cette année-là, elle prend la 3ème place en Elite du Championnat d’Asie, et finit 2ème à Eilat en Israël sur une coupe d’Europe.

En 2006, elle poursuit sa montée en puissance avec de très nombreux podiums et plus particulièrement en World Cup : 2ème à Madrid, 3ème à Mooloolaba et Salford.

Sa première expérience dans le gotha des championnats du monde Elite la portera à la 10ème place à Lausanne, tout comme ses nombreux top ten.

2007 est une année importante car elle remporte sa première médaille d’or sur coupe du monde à Kitzbühel, au terme d’une saison placée encore sous le signe de très bons résultats.

Si 2008 reste toutes proportions gardées, une année « moyenne » avec quand même une 8ème place aux Jeux de Pékin, 2009 la ramène vers le haut des sommets avec notamment, sa 1ère place à Madrid,  sa médaille d’argent à Yokohama, et le bronze à Kitzbühel en World Cup Series. Elle termine 8ème de la grande finale du championnat du monde à Gold Coast, ce qui lui vaut malgré de finir 3ème au classement mondial.

Sur cette dynamique, 2010 lui fait connaître les joies de ces podiums tant souhaités : un titre à Wellington pour le championnat d’Océanie au niveau toujours très relevé, des tops 5 tout au long de la saison en World Cup Series.

A un an des jeux, l’année 2011 confirme avec sa 2ème place au ranking mondial son statut de favorite pour Londres, même s ‘il est vrai que c’est la course d’un jour, et que les pronostics sont toujours délicats à faire alors qu’il reste encore pas mal de chemin à parcourir, et d’embûches à éviter.

Une très belle fin de saison avec deux médailles d’or à Pékin puis Yokohama.

Au milieu de tout ça, Andrea Hewitt a fait connaissance avec la France à travers ses très nombreuses participations et victoires sur le Grand Prix fédéral support des championnats France des Clubs avec respectivement les titres de Beauvais et cette année de Poissy, sans oublier sa vie commune avec l’un des grands espoirs français pour Londres : Laurent Vidal. Qui plus est son coach depuis peu : «  on n’est jamais mieux servi que par soi-même » !

Une jeune femme qui à l’aube de ses 30 ans a su se faire apprécier à sa très juste valeur, par une grande disponibilité, beaucoup de gentillesse, et un sourire permanent.

Ses goûts pour le voyage, la fabrication de bijoux, le body surf, et les jeux de sociétés n’ont rien d’exceptionnel : tout simplement une fille qui vit avec son temps, sans bruit, même si le "haka" danse guerrière mais aussi danse de paix et d'amour gronde en elle.

Bon vent Andrea !

 

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jeudi 27 octobre 2011

" Tintin...au secours !! "

Pratiquement au même moment on se retrouve avec d'un côté le très célèbrissime " mille millions de mille sabords ! " du non moins célèbre Capitaine Haddock, dans le tout dernier Spielberg " Les  aventures de Tintin ", et de l'autre le tout nouveau "mille milliards d' euros" avec l'inséparable couple de l'année Angela et Nicolas dans un remake de " Chéri fais-moi peur " !

Tintin, Haddock, Angela et Nicolas nous offrent de la 3D à gogo dans ces deux super productions !!

Seul lien commun: la Belgique, patrie d' Hergé et Bruxelles, capitale Européenne ? Peut-être pas car ce Tintin " new look " rassemble  trois moments forts avec " le crabe aux pinces d'or ", " le secret de la licorne ", et  " le Trésor de Rackham le Rouge ".

Tiens ! trois mots font tilt dans ma tête ! Crabe, Secret et Trésor !! ah ah . Je laisse libre cours à votre imagination pour y greffer ce qu'il vous vient à l'esprit !

Les héros d' Hergé font preuve comme toujours d' une amitié indéfectible et comme toujours les méchants seront vaincus.

C'est loin d' être le cas dans " Chéri fais-moi peur ". Le couple franco-allemand lui se dispute les rôles dans le combat que se livrent Wile E. Coyote et Road Runner. Aucun des deux n'accepte le rôle du renard !!  " Très peu pour moi ", rappelle Nicolas qui ne veut pas courir au-dessus du vide et s 'en apercevant, chuter plusieurs mètres en contrebas.Quant aux autres pays ils se disputent aussi le droit d' être juste derrière les héros dans cette cordée qui s'attaque au plus haut sommet du monde pour tomber le plus tard possible !....Crabes....petits Secrets entre amis.....des Trésors plein les fouilles....

Et si Tintin semble ne pas nous réserver de surprises de dernière minute, côté euro les Chinois s'invitent dans le script !! Même si dans " Tintin au Tibet ", notre héros les avait déjà victorieusement affronté, force est de constater que depuis plusieurs années leur rigidité monétaire une production anarchique et une économie centrée sur l' exportation " à tout prix " ont ralenti puis bloqué la compétitivité européenne.Crabes....petits Secrets entre amis.....des Trésors plein les fouilles....

Et aujourd' hui ils se posent en sauveurs de l'Euro !! Comment peut-on encore parler de pays émergent, alors que nous avons affaire à la seconde puissance mondiale! Tout cet argent gagné sur notre dos, ils sont prêts à le réinvestir via le FMI !! Du très grand guignol, car encore une fois, qu'est ce que tout cela nous rapporte ? La récession est là et bien là...Aujourd'hui on nous dit que " l'économie réelle commence à être atteinte par la crise "  !! Seulement maintenant ? En gros tout ce que l'on a subi jusqu' à présent n'est rien à côté de ce qui nous attend ? Il n'est pas nécessaire d'être un super économiste pour le deviner !Crabes....petits Secrets entre amis.....des Trésors plein les fouilles....

Pour dynamiser l' économie, il faut augmenter la TVA ( on y vient doucement mais sûrement ), baisser les charges payées par les salariés pour maintenir ( et non plus augmenter !!) leur pouvoir d'achat, et au passage baisser les charges des employeurs pour baisser le coût du travail et éviter les délocalisations !! Tellement simple !! " Hey messieurs les chinois, auriez-vous une meilleure idée ? "Crabes....petits Secrets entre amis.....des Trésors plein les fouilles.....

Mais si on maintient notre pouvoir d'achat et qu'on augmente la TVA, eh bien au bout de la chaîne c'est notre porte monnaie qui paie les pots cassés !

Pour en revenir à nos " amis " chinois, c'est tout bénef pour eux ! Ils vont avoir enfin un droit de regard sur l'Europe...Plus besoin d'appareils photos en bandoulières, ils vont tout maîtriser, tout gérer à distance: plus de dilemme import/export....Du chantage en perspective? c'est à craindre....Crabes....petits Secrets entre amis.....des Trésors plein les fouilles....

Même Tintin a connu une drôle de mésaventure lors de la sortie en Chine de " Tintin au Tibet "...Comme par hasard, le titre avait changé et était devenu " Tintin au Tibet Chinois "....Ils ont invoqué une erreur de traduction !! quand on connait le nombre de tirages à l'époque, écoulés malgré tout de manière très diplomatique avant une réédition revue et corrigée !!Crabes....petits Secrets entre amis.....des Trésors plein les fouilles....

Il est loin le temps où ils n' étaient que 700 millions, n'est ce pas Jacques ?

" Sept cent millions de chinois...Et moi, et moi, et moi...Avec ma vie, mon petit chez-moi Mon mal de tête, mon point au foie...J'y pense et puis j'oublie...C'est la vie, c'est la vie "

aujourd'hui c'est plutôt ...

1 milliard 500 mille chinois...Chez moi chez moi chez moi....Gérant ma vie faisant la loi j'y pense plus car c'est comme ça... je vis comme eux c'est ainsi...c'est ma vie, c' est ma vie ".

" Tintin...au secours !! ".

 

 

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dimanche 23 octobre 2011

Très bien les petits !

Ah quelle matinée !! partagé entre l'angoisse de voir l'Equipe de France passer à côté de ce match unique, et la certitude que notre quinze allait montrer un tout autre visage digne d'une grande finale.

Tout commence avec d'un côté un haka toujours aussi impressionnant et ce grand V " comme Vaincre " spontanément formé par les blancs.

Une entame sur les chapeaux de roues...Et mon coeur qui s'enflamme, les yeux rivés sur un écran qui n'est pas assez grand à mon goût !

Les actions s'enchaînent, les blacks reprennent leur marche en avant face à des français qui ne lâchent rien.

Pendant un long moment le score de 5 à 0 reflète ce combat des chefs . On sent aussi très vite que les deux numéros 10 font l'objet d'une attention toute particulière des 28 autres acteurs.

Premier round pour les néo-zélandais avec la sortie de Morgan Parra blessé et complètement anéanti de laisser ses camarades dans cette fournaise, mais vite rassuré par l'entrée de François Trinh Duc.

Deuxième acte avec la sortie du jeune Aaron Cruden. Un partout !

J'y crois toujours dur comme fer, mon fauteuil me demande de me calmer !! Le chrono tourne, tourne trop vite à mon gôut ! Bien trop vite, et mes yeux restent rivés sur le 7-8 qui s'affiche en haut et à gauche de l'écran jusqu'à cette incrustation en rouge qui signifie que le temps "officiel" est terminé...Quand vous voulez Messieurs les All Blacks pour envoyer ce maudit ballon en touche !! Voilà c'est fait ! La France ne sera pas championne du Monde, pour un tout tout petit point, mais aussi parce la réussite n'a pas été de son côté. Les kiwis se sont aussi faits peur, car ils ont eu en face d'eux une équipe morte de faim, incroyablement présente ,fidèle à cette image d'équipe surprenante dans bien des domaines.

Deux nations qui tour à tour se sont montrées intelligentes, mais une victoire qui revient  à l'équipe qui par sa régularité, sa constance tout au long de cette coupe du monde n'a pas volé ce titre.

L' arbitre ? Je ne me permettrai pas de le juger car s'il a été choisi pour diriger les débats, c'est bien grâce aussi à sa réputation de meilleur arbitre du monde.

421-hantz ( photo agence Reuters )

Comme beaucoup d'entre vous, je m' associe à la dignité dont ont fait preuve les joueurs et le staff d'encadrants, lors des différentes interviewes d'après-match. Loin d'être la risée du rugby mondial, ils ont à leur façon rendu un bel hommage à leur entraîneur Marc Lièvremont qui sort la tête haute de ce mondial difficile où de nombreuses ex-icônes ne l'ont pas épargné, relayées par des médias pas toujours bien inspirés !

Allez quelque soit le successeur de Marc Lièvremont, l'équipe de France a encore de belles années devant elle, et déjà le regard tourné vers le tournoi des 6 nations qu'elle abordera quand même avec son étiquette de vice-championne du Monde.

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jeudi 20 octobre 2011

contamination générale....

La contamination gagne l'Europe. Les uns après les autres, les pays tombent dans une déprime exaspérante. En quelques années, tout s'est dégradé, au-delà même de l'occident. De nombreux pays arabes amorcent une mue démocratique qui montre bien le ras le bol général.

Mais aujourd'hui mon propos est axé sur le sport, et plus particulièrement sur le sport de haut niveau.

Après la débâcle de nos footballeurs, le rugby est lui aussi touché par une contamination qui pourrait faire exploser tous ses beaux principes.

Cette phrase magique qui résume son état d'esprit :" un sport de voyous pratiqué par des gentlemen " vole aujourd'hui en éclats. Risque t-elle de s'inverser : "un sport de gentlemen pratiqué par des voyous " ?

Ce sport qui n'est pas fait pour ceux qui ont peur d'avoir mal, qui existe principalement dans cette fraternisation collective après des combats féroces, et bien ce sport véritable réseau social est peut-être en danger.

On dit toujours que le haut niveau doit être un exemple pour la base. Et à quoi assiste t-on ? A des règlements de compte, à des petites phrases qui mises bout à bout montrent bien le malaise qui s'installe sournoisement depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois dans l' équipe nationale. Un malaise qui fait exploser toutes ces valeurs qu'on nous rabâche à tout instant quand on parle de cette discipline: sacrifice, abnégation, solidarité, volonté, courage, respect des partenaires et des adversaires. Un sport où l 'on ne triche pas ce que je crois volontiers.

Puis dans la moiteur des vestaires, la troisième mi-temps ,son côté folklorique, avec ses litres de bière engloutis voracement, récompenses suprêmes du devoir accompli ! La Grande Famille.

Si on tente d'approfondir les choses, je dirai en premier lieu que Marc Lièvremont force mon respect. Eh oui, n'en déplaise à ses détracteurs qui considèrent que le maillon faible c'est lui. Il a, contre vents et marées, amené son équipe en finale. La manière à certes fait défaut, mais n'oublions pas qu'aujourd'hui , et il en est ainsi dans tous les sports, tous les entraîneurs du monde votent pour une victoire même sans la manière ! triste peut-être mais c'est comme ça.

Cela n'excuse pas tout, mais l'homme est resté fidèle à ses principes, ne variant pas d'un pouce face aux critiques médiatiques dont il a fait l'objet. Il est resté honnête avec lui-même, fidèle à la ligne de conduite tracée dès sa prise de fonction, mettant toute son énergie et sa passion au service de l' équipe. Sa mission, il la mènera jusqu' au bout, et il sait pertinemment que si la France remporte dimanche cette coupe du monde, on continuera à trouver mille moyens de le mettre plus bas que terre.

Son projet de jeu n'a certes pas répondu à ses attentes, mais c'est surtout " l' esprit rugby " auquel il est viscéralement attaché, qui l' a trahi. Son seul problème peut-être c'est d'être passé rapidement du statut de joueur de haut niveau à celui d'entraîneur de haut niveau. A vouloir ménager la chèvre et le choux dès le départ, il s'est vite aperçu que deux mondes séparent les deux statuts. Joueur, on a le sentiment du devoir accompli. Entraîneur, on est toujours sur l'après...

Et puis ce rugby moderne qui base pratiquement tout sur la puissance physique et sur une " mécanisation " systématique de la moindre action n'est plus ce rugby champagne et parfois "olé olé " qui faisait la force de nos glorieux aînés. La créativité, le " french spirit ", le beau jeu, ce rugby déroutant dont nous gratifient encore aujourd'hui les grandes nations du rugby avant de nous rencontrer, ont disparu au profit d'un rugby " normé " qui doit répondre avant tout aux adversaires que l'on a en face de nous. D'ailleurs nombre de commentateurs admettent que le niveau de cette coupe du monde est loin d'être exemplaire ( hormis les All Blacks ). On décortique d'abord le jeu de l'adversaire, et on adapte une stratégie. Sauf que  nos adversaires en  font de même, et sur le terrain on déjoue complètement. A force de trop stéréotyper les séquences, on s'enferme dans des systèmes de jeu qui sont à mille lieux de ce qui faisait notre spécificité.

La volonté de Marc Lièvremont d'une pratique d'un rugby " le plus complet possible, le plus offensif possible " est louable, mais il est évident que nous n'en avons pas les armes.

Et  les joueurs ? Ce sont quand même eux qui détiennent les clés. La moindre des choses à quelques jours de la finale, c'est de nous montrer que dans l'adversité,  " sacrifice, abnégation, solidarité, volonté, courage, respect des partenaires et des adversaires " ne sont pas des mots vains, et que le rugby est vraiment et pour longtemps encore " un sport de voyous pratiqué par des gentlemen ".

A dimanche.

ps: gentleman, un homme au comportement irréprochable.

 

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lundi 17 octobre 2011

un point commun...

Et si le football, Secret Story, le rugby et les primaires socialistes avaient un point commun !

Contre la Bosnie, ils ont déjoué...Stars adulés , bien payés, au confort à nul autre pareil dans leurs clubs respectifs, joueurs au talent incontestable, nos footballeurs se retrouvent en bleu blanc rouge chez eux, devant leur public, avec un jeu sans âme, sans créativité,sans envie. Une équipe de " sales gosses " nous met une pression insoutenable ( !!! ),mais arrive à se qualifier de justesse !!

Vendredi soir, à l'issue d'un suspense insoutenable ( !!! ), et contre toute attente Marie devient la gagnante de la saison 5 de Secret Story avec à la clé un joli chèque de 150 000 euros ( bien payée !), mais surtout un tollé quasi-général de ses malheureux adversaires qui voient là magouilles et compagnie...bande de " sales gosses " !!

Samedi matin, une soupe aux poireaux nous attend et elle devient vite une soupe à la grimace !! Un peu plus de 80 minutes insoutenables ( !!! ), et un point en or qui propulse nos rugbymen en finale. Cela se fête bien sûr , mais sans la permission du staff, et c'est encore une bande de " sales gosses " qui prend le pouvoir !!

Et dimanche l'apothéose....Le deuxième tour des primaires nous offre le vainqueur que beaucoup n' espérait peut-être pas, mais attendait !! Après une semaine où hors antenne, des coups bas dignes d'une bande de " sales gosses " ont plu comme vache qui pisse, dimanche soir a encore permis un déferlement de mots doux venant là d'une opposition mise de côté durant un trop long moment à son goût !!" tout ça pour ça..." irréaliste"..." "impossible de faire une union entre 6 candidats qui se sont détestés au premier tour ( et même avant !!) et qui aujourd'hui prônent l'union sacrée "...La droite oublie un peu vite qu'elle aussi n'est pas si unie que ça , que les moindres faits et gestes de son leader et de son épouse sont épiés, filmés, photographiés à l'envie, qu'ils ont quand même été invités sur les plateaux télé qu'ils ont investi à la vitesse grand V, comme on se jette sur un plateau repas après une abstinence forcée... bon c'est vrai, ils étaient surtout là pour pimenter la soirée, mettre un peu d'huile sur le feu, gâcher cette petite fête entre amis ,pour le plus grand plaisir d'une bande de " sales gosses " accrochés à leurs téléviseurs, n'attendant comme en formule 1 que le crash !!

Nous vivons dans un monde de " sales gosses ", oui oui... Et nous en faisons à des degrés différents partie !!!

Vous voulez un exemple ? Je n'ai pas parlé vous l'avez constaté,  de la presse, des médias !! Mais le " sale gosse" qui sommeille en moi ne peut pas terminer ce papier, sans en dire un mot....Hier au soir, sur une chaîne d'information continue, quand le tribun Arnaud Montebourg s'est exprimé, le journaliste en plateau n'a pu s'empêcher de dire , ce qui est devenu un gage de sérieux et de grande maîtrise du sujet, " Vous pouvez parler, vous êtes en direct sur notre chaîne"....Comme si encore une fois, il l'avait entendu !! comique...ah ah ah...je suis vraiment un " sale gosse " !!

Allez " à tchao bonsoir ".

PS: définition du " sale gosse " : enfant difficile , insupportable, désagréable...Et si vous voyez d'autres adjectifs, ils seront les bienvenus dans vos commentaires !

 

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mardi 11 octobre 2011

lettre ouverte à un futur nouvel impé...quoi???

Hier au soir nous avons certainement été très nombreux à suivre votre passage Monsieur 17,16 % sur une chaîne de télévision, et à l 'écoute d' un mot répété à plusieurs reprises " impétrant ", j'ai personnellement mis quelques secondes à mettre un sens derrière !!  impétrant se dit d'une personne " qui obtient un titre d' une autorité ".

Ce mot m'a tout de suite conforté sur vos particularismes et entre autre sur cette façon de vous exprimer avec  des phrases, des mots qui sous couvert " d'un bien parler français " me semblent d'un autre monde, car même si elles sont empreintes parfois d'un humour qui vous est propre, touchez vous vraiment le coeur de vos auditeurs?

Vous qui vous targuez de vouloir représenter une nouvelle société, cette 6ème république pleine d'honnêteté et de rêves, attention à ne pas mettre de bâtons dans les roues de votre beau carrosse, car votre vocabulaire aussi châtié soit-il peut agacer. C'est vrai aussi que votre métier de " base " , avocat,  vous a très certainement amené dans vos plaidoiries à une verve oratoire digne des plus grands prétoires !!

Et paradoxalement, vous qui voulez être près du peuple, près de cette misère qui grignote petit à petit nos civilisations, attention à ne pas trop en faire! Méfiez-vous, car aujourd'hui vous vous adressez à des gens qui au-delà des belles paroles veulent des actions concrètes, immédiates, alors que vous surfez sur des projets qui, aussi intéressants soient-ils ( je n'ai pas dit réalisables ), ne se résoudront pas avec quelques coups de cuillères à pot comme vous semblez le penser !

Fort de votre médaille de bronze, vous annoncez une couleur voire une attitude qui risque de déplaire fortement à tous les autres candidats, encore " non impétrants " au moment du vote !

Quand vous dites "Nous avons en face de nous deux candidats issus de la même tradition politique social-démocrate qui utilisent les recettes retardataires du passé par rapport à la situation extrêmement grave dans laquelle nous sommes..."Je ne sais pas encore, parce que je ne sais pas s'ils sont capables, l'un comme l'autre, de se dépasser eux-mêmes et d'aller vers les Français qu'ils n'ont pas convaincus...Pour moi, ce sont les deux faces d'une même pièce, les héritiers d'une même tradition politique". "Il n'y a pas de différences" de projet entre eux....il faudra certainement qu'ils renoncent à un certain nombre des recettes gestionnaires du passé, qu'ils ont défendues dans leur campagne", on a le très net sentiment que votre volonté n'est pas que l'un ou l'autre se rallie à votre cause, mais que bien au contraire, touchés par tant d' humiliation ", qu' ils vous laissent seul avec votre lettre ouverte, et vous permettent de reprendre votre liberté et mettre en marche le train de l'élection 2017 sous une nouvelle bannière !

Et là vous serez à votre tour " un impétrant " d'office!! ( ah j'adore ce mot...merci de l'avoir remis au goût du jour !!).

Il est vrai votre choix est difficile car si vous misez sur le bon cheval, vous êtes sur un boulevard, et beaucoup verront immédiatement en vous un premier ministre à fière allure, quoique difficile à maîtriser. Par contre si vous tirez le mauvais numéro alors là, c'est la cata ( oups la catastrophe ), le désert, le carrosse qui redevient une petite 4CV etc, etc...Sans oubliez la relativité du nombre de voix obtenus lors du vote de dimanche dernier !

Attendons de voir la suite...

 

 

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